Revue de presse sur la Légion d’Honneur dans la Marne - articles - année 2022


La plupart des articles provient du journal « l’union » que nous remercions.

Quelques articles ne proviennent pas du journal « l’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

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« l’union » 220126a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE -JUVIGNY – ARMEE : Marc Walisko distingué de la médaille militaire

 


Marc Walisko arbore la médaille militaire, plus haute distinction accordée aux sous-officiers.

Le juvignot Marc Walisko s’est vu remettre la médaille militaire lors d’une cérémonie militaire qui s’est déroulée au sein du 8 e régiment du matériel (RMAT) à Mourmelon-le-Grand.

Appelé sous les drapeaux en 1981 puis engagé en 1982 au 40 e régiment d’artillerie à Suippes, Marc Walisko a gravi les échelons pour devenir, en 2003, adjudant-chef. Affecté à Suippes, Mailly-le-Camp puis Mourmelon-le-Grand, il a contribué ainsi à la montée en puissance du groupement de soutien de la base de défense (GSBdD). Jeune retraité en 2013, Marc Walisko signe un nouveau contrat avec l’armée mais cette fois-ci en qualité de réserviste au 8 e RMAT de Mourmelon. Il est chargé de la gestion des ressources humaines et du suivi des carrières.

En 2014, il est élu conseiller municipal de Juvigny sous la mandature de Chantal Choubat. Appréciant le sport, surtout les arts martiaux, Marc Walisko, ceinture noire de karaté, est aujourd’hui président de Qwan-kido et initie à cette discipline les jeunes de Juvigny, Saint-Memmie, Vitry-le-François, Mourmelon et Bouzonville près de Metz et également des cours de gymnastique de relaxation Tam The (gymnastique douce originaire du Vietnam) avec l’association familles rurales de Juvigny-Vraux.

La Médaille militaire est la plus haute distinction militaire française destinée aux sous-officiers et aux soldats. Elle récompense les exploits extraordinaires ou de longues années passées sous les drapeaux, elle répond à la devise Valeur et discipline. Elle est souvent appelée « la Légion d’honneur du sous-officier » .

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« l’union » 220125a

VITRY-LE-FRANCOIS – HISTOIRE : Jean Gragnano, dernier témoin vivant de la Résistance

 


Jean Gragnano était membre du réseau de Résistance Buckmaster, chargé du renseignement et de la protection des enfants juifs recherchés.

Jean Gragnano à 14 ans lorsqu’il fréquentait l’école Guynemer, à Antibes.

À 98 ans, Jean Gragnano hérite d’une mission : poursuivre l’œuvre des résistants qui témoignent de ce que fut la lutte contre l’occupant. Dans la Marne, après le décès de la Sparnacienne Geneviève Philizot, personne ne semble mieux pouvoir le faire que lui.

Il est prêt à parler de tout, ou presque… Né en 1924 dans une famille napolitaine qui a fui l’Italie passée sous le joug de Benito Mussolini, Jean Gragnano apparaît comme l’un des derniers sinon le dernier témoin marnais ayant joué un rôle actif dans la Résistance. C’était sur la Côte d’Azur où ses parents et leurs six enfants s’étaient installés.

Protéger des enfants juifs recherchés par les nazis

« À l’époque, nous cachions des enfants juifs » , se souvient le Vitryat, capable de citer le nom de chaque personne dont il a croisé la route à cette époque. Et capable surtout de les situer dans un camp, ce qui pouvait être à l’époque une espèce d’assurance-vie.

Des enfants juifs cachés, il y en a trois dans le foyer des Gragnano. Il y a là « Charlot », un Parisien de 7 ans qui ne sait pas tenir sa langue. Il y a aussi un Autrichien de 16 ans et il joua un rôle précieux quand les militaires allemands rentraient dans le garage familial. « Ils venaient réparer leur Schlagbolzen, les percuteurs de leurs armes. Je me souviens de ce mot » , sourit celui qui est toujours porte-drapeau des anciens combattants. Il officiait le 28 août 2021 lors de la cérémonie anniversaire de la Libération de Vitry-le-François.

Le visage est plus sombre et, surtout, les trémolos encombrent la voix à l’évocation du contexte d’insécurité de l’époque. « Je sais qui m’a dénoncé mais je ne lui en veux pas. J’ai compris qu’on pouvait craquer sous la torture », admet le Vitryat. Il l’a lui-même expérimenté au Mont-Fleury, un nom bucolique qui cachait le QG de la Gestapo à Cannes. « J’ai été arrêté la veille de Pâques en 1944. J’ai subi la torture mais j’ai eu de la chance. Les Allemands m’ont relâché car ils espéraient que je les mène au reste du réseau. Mais, dans la Résistance, il y a une règle : dès qu’on sent le danger, il faut couper le contact avec la filière. »

Saboteur en Corrèze

Jean Gragnano se fait donc discret. La famille s’exile toutefois en Corrèze, près d’Ussel. « C’était à Saint-Exupéry-les-Roches où le maire avait réquisitionné une aile du château de la commune pour héberger des familles. Je n’ai jamais admis que l’on dise de lui qu’il était un collabo. Je peux certifier que non » , martèle-t-il. En Corrèze, Jean Gragnano a 22 ans. Il sabote des lignes de chemin de fer pour ralentir la Wehrmacht. Il vole du matériel et des uniformes à l’armée pour aider des copains résistants à s’enfuir. Il assiste aux préparatifs d’une descente contre des Feldgendarmes « qui ne sont jamais rentrés chez eux. Il y avait du danger partout. On pensait, pour la plupart, qu’on pouvait partir surtout que l’ennemi était parfois à l’intérieur », assure le Vitryat, capable de refuser la Légion d’honneur.

Des premières heures de résistant jusqu’à son retour à Antibes pour les derniers combats avant la Libération, Jean Gragnano pourrait parler sans relâche. Il est ouvert aux conférences publiques. Un enseignant va bientôt préparer son intervention à François-I er . La première d’une longue liste ?


Résister, c’est mon ADN

 

Jean Gragnagno est entré dans la Résistance jeune, forcément. Pouvait-il en être autrement dans une famille qui a fui l’Italie pourchassé par Mussolini ? « Mon père était condamné à mort par le régime. Certains de ses amis proches, comme Matteotti, ont été assassinés par Mussolini » , retrace le Vitryat, né en 1924 à Lyon. Sa famille s’est installée à Juan-les-Pins où Jean Gragnano apprend à vivre à la dure. « En France, on était traité de sales Macaroni et en Italie on était considéré comme de la viande vendue » , assure-t-il encore aujourd’hui.

Antifasciste recherché par les chemises brunes du Duce, le père de Jean Gragnano lui a inculqué le virus de l’opposition à la tyrannie. « Résister, c’est mon ADN. Je n’étais pas encore majeur. J’avais fait grève contre la guerre alors que j’étais élève à l’école Guynemer. Le premier tract que j’ai distribué, c’était en 1941 quand l’Allemagne d’Hitler a attaqué l’URSS. On le faisait discrètement et, à l’époque, c’était l’armée italienne qui occupait la Côte d’Azur. Elle n’était pas aussi dure que l’Allemagne » , a mesuré le nonagénaire.


L’essentiel

 

Jean Gragnano,
98 ans, doit être le dernier membre actif de la Résistance résidant dans la Marne, après le décès de Geneviève Philizot à 102 ans la semaine dernière à Épernay.

Installé à Vitry-le-François depuis 2009,
Jean Gragnano a été membre du réseau Buckmaster sur la Côte d’Azur. Il a également intégré pour quelques temps les Francs-tireurs partisans en Corrèze en 1944.

Fils d’un immigré italien antisfaciste,
le Vitryat veut témoigner auprès des jeunes pour que plus jamais ce qu’il a vécu ne se reproduise.

Philippe Launay

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« l’union » 220115a

REIMS – HERMONVILLE : Souvenir de Maurice Renard

 

Rodolphe, petit-fils de l’écrivain Maurice Renard est venu récemment pour marcher dans les pas de son aïeul.

Maurice Renard est né le 28 février 1875 dans une famille de magistrats dont le grand-père Pierre-Edouard était président du tribunal civil de Châlons et le père Achille président du tribunal civil de Reims, Maurice passait ses vacances à Hermonville, au château Saint-Remy. Il deviendra le précurseur du Merveilleux scientifique un genre littéraire nouveau au début du XX e siècle.

Officier de la Légion d’honneur, il décède en 1939 et repose à Oléron.

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« l’union » 220111a

REIMS : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 11 janvier 2022


REIMS
 
Madame Claude TAITTINGER, née Catherine de SUAREZ D’AULAN, son épouse,
Madame Brigitte TAITTINGER JOUYET et Monsieur Jean-Pierre JOUYET,
Madame Virginie TAITTINGER,
Madame Christine de GOUVION SAINT CYR et Monsieur Audoin de GOUVION SAINT CYR,
ses filles et leur époux ;
Ses douze petits-enfants,
ses huit arrière-petits-enfants,
et toute la famille,

ont la grande tristesse de vous faire part du rappel à dieu de

Monsieur Claude TAITTINGER

Officier de la Légion d’honneur
Ancien président directeur général du Champagne Taittinger à Reims
et de la société du Louvre à Paris


 
survenu le lundi 3 janvier 2022, à l’âge de 94 ans.

La cérémonie religieuse a été célébrée dans la stricte intimité.



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« l’union » 220109a

CHALONS – SAINT-MARTIN-SUR-LE-PRE – DISPARITION : Un vibrant hommage à Francis Lagraulet

 


Le lieutenant-colonel Francis Lagraulet a terminé sa carrière militaire au 402e RA. Il est décédé le 27 décembre à l’âge de 72ans.

Le lieutenant-colonel Francis Lagraulet est décédé le 27 décembre à de 72 ans. Il était Landais d’origine Les autorités militaires, de police, mais aussi des chasseurs, et des amis sont d’ailleurs venus des Landes pour accompagner lors de ses obsèques lundi au crématorium de Châlons l’époux, le père, le compagnon et le chef qu’il a été dans sa dernière demeure. Ses proches portaient le foulard landais des ferias.

En début de cérémonie, les sonneurs de trompes de chasse ont présenté un vibrant hommage. Puis s’en est suivi un discours de son épouse, Christiane et de son fils, David. Ce grand amoureux de la vie qu’était Francis Lagraulet, avec son caractère bien trempé et son accent qui rappelait le soleil, aura marqué de son passage, ses camarades, ses amis et sa famille. Il a passé le brevet militaire de parachutisme en 1975. Il a été distingué de la Médaille de la défense nationale, du diplôme d’État-Major et pour terminer il a reçu la Légion d’honneur. Francis Lagraulet a terminé sa carrière de militaire en 2005 au 402 e régiment d’artillerie de Châlons. Il ne supportait pas l’échec et avait pour doctrine d’être droit dans ses bottes.

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« l’union » 220105a

VITRY-LE-FRANÇOIS : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 05 janvier 2022


VITRY-LE-FRANÇOIS
 
Monsieur Yves AMBEL, Président de la section Marne ;
Madame Françoise ARVOIS, Présidente du comité de Vitry-le-François,
ainsi que tous les membres de la Légion d’honneur,

ont la tristesse de vous faire part du décès de leur ami

Monsieur Jean-Pierre JUNGEN

Chevalier de la Légion d’honneur
Médaillé militaire
Chevalier de l’Ordre national du Mérite


 
Un recueillement civil aura lieu le jeudi 6 janvier 2022 à 10 heures, au crématorium du Perthois de Thiéblemont.



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« l’union » 220104a

HAUTEVILLE : avis de décès


Avis de décès paru dans le journal L’union du 04 janvier 2022


HAUTEVILLE
 
Monsieur et Madame Philippe JUNGEN et leurs enfants Emma et Lucas,
Monsieur et Madame Cédric JUNGEN et leur fils Vincent,
Madame Jacqueline SABINA sa compagne, ses enfants et petits-enfants,
les familles BOIVIN, LABBE, PINEL,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Jean-Pierre JUNGEN

Chevalier de la Légion d’honneur , Médaillé militaire,
Chevalier de l’Ordre national du Mérite


 
Un recueillement civil aura lieu le jeudi 6 janvier 2022 à 10 heures, au crématorium du Perthois de Thiéblemont. Monsieur JUNGEN repose au funérarium de Vitry-le-François 52, avenue du Colonel
MOLL.

La famille remercie le personnel soignant de l’hôpital de Montier-en-Der.

Ni fleurs, ni plaques.



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« l’union » 220102a

MARNE – DISTINCTION : Des Marnais dans la promotion du Nouvel An de la Légion d’honneur

 

Plusieurs personnalités locales font partie des 547 récipiendaires de la promotion du Nouvel An de la Légion d’honneur :

  • Thomas Campeaux, préfet de l’Aisne, est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
  • Jean-Marie Barillère, président de l’union des maisons de Champagne, est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
  • Patricia Le Corvic, secrétaire générale du Secours populaire de la Marne, est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
  • Amélie Servettaz, professeure au service de médecine interne, maladies infectieuses et immunologie clinique au CHU de Reims, est nommée chevalier de la Légion d’honneur.
  • Noël Stock, contrôleur général et ancien pompier à Reims et Châlons-en-Champagne, est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
  • Patrick Hescot, ancien chirurgien-dentiste dans la Marne, président d’honneur de l’Union française pour la santé bucco-dentaire, est promu au grade d’officier de la Légion d’honneur.
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« l’union » 211215a

VITRY-LE-FRANCOIS – HOMMAGE : La mémoire de Georges Matras honorée

 


Famille, amis et officiels ont salué la mémoire du Vitryat.

Proches et officiels se sont recueillis sur la tombe de l’illustre Vitryat décédé en avril 2020, au plus fort de la crise sanitaire. Un hommage lui a été rendu.

Merci à vous Georges pour l’exemple donné. » Les mots de Françoise Arvois, empreints de reconnaissance et de tendresse, ont résonné ce samedi dans le cimetière du midi. « Nous n’avons pu l’accompagner durant ses obsèques en raison de la crise sanitaire mais nous tenions à nous rassembler pour honorer sa mémoire » , confiait ainsi la présidente du comité de la Légion d’honneur de Vitry-le-François, avant de retracer son parcours, lui l’ami intime de son père, qui a toujours su veiller sur elle.

Prisonnier de guerre durant la Seconde Guerre mondiale et libéré en 1942, Georges Matras n’a eu de cesse d’œuvrer pour le collectif dès son retour dans la cité rose et ce jusqu’à la fin de sa vie. Titulaire de la médaille militaire, chevalier de l’ordre national du Mérite, il avait reçu la Croix de guerre 39/45 avec palme et la Croix du combattant 39/45.

Parmi ceux qui ont permis la reconstruction de la ville

Il avait également été fait chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur à l’Élysée en 1985 par son ami François Mitterrand, avant d’être promu officier en 2005. Une palme funéraire, portant inscription de l’appartenance à la Légion d’honneur, a ainsi été déposée sur sa tombe. « En hommage au grand monsieur que vous êtes » , a confié, émue, Françoise Arvois.

« Nous rendons aujourd’hui hommage à une des personnes qui ont permis la reconstruction de la Ville » , a salué quant à lui le maire, Jean-Pierre Bouquet, évoquant la « discrétion » de Georges Matras et le « respect » qu’il inspirait, tandis que le député Charles de Courson soulignait « l’engagement citoyen admirable » du Vitryat.


L’essentiel

 

Georges Matras
est fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale. Il est envoyé au camp de Namur en Belgique.

Libéré en 1942
, il revient dans sa ville natale de Vitry-le-François et participe à sa reconstruction.

Devenu assureur
, il fonde la Fédération nationale des Anciens combattants et Prisonniers de guerre (ACPG) et devient conseiller municipal. Il fonde également le comité de coordination de Vitry et créé la zone artisanale et industrielle Vitry-Marolles.


Marie Charrier

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« l’union » 211207a

REIMS – RELIGION : La Légion d’honneur remise à Éric de Moulins-Beaufort

 


Mgr de Moulins-Beaufort a été nommé chevalier de la Légion d’honneur sur le contingent du ministère de l’Intérieur, à la mi-juillet. Archives L’union

Gérald Darmanin a remis lundi soir la Légion d’honneur à Éric de Moulins-Beaufort, à la tête du diocèse de Reims et des Ardennes, et président de la Conférence des évêques de France (CEF).

Une cérémonie discrète

Le ministre de l’Intérieur lui a remis cette décoration au siège de la CEF dans le VII e arrondissement de Paris, a-t-on appris auprès de l’entourage de Gérald Darmanin et de la CEF, confirmant une information du quotidien La Croix.

Le ministre de l’Intérieur a salué « le courage et la détermination » d’Éric de Moulins-Beaufort, un homme « de conviction et de dialogue », « face aux difficultés qu’a rencontré l’Église concernant les actes de pédophilie ».

Une cérémonie discrète, selon « le souhait des deux parties », a précisé la CEF. La date et la remise par le ministre étaient prévues depuis « fin août ».

La CEF est l’une des deux instances de l’Église catholique à avoir commandé le rapport de Jean-Marc Sauvé sur la pédocriminalité depuis les années 1950, dont la publication en octobre a provoqué une onde de choc dans l’institution.

Au lendemain de la publication des conclusions, Éric de Moulins-Beaufort avait créé la polémique en affirmant que le secret de la confession était « plus fort que les lois de la République », ce qui lui avait valu d’être convoqué par le ministre de l’Intérieur pour s’en expliquer. Il avait ensuite reconnu une « formulation maladroite ».

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« l’union » 211206a

VITRY-LE-FRANCOIS : Le principal mis à l’honneur pour son engagement

 

 

Principal du collège Gisèle-Probst, autrefois dit du Vieux-Port, depuis 2017, Charles Stoflique a été récompensé par le comité de la Légion d’honneur.

C’était vendredi en marge d’une cérémonie où la préfète de Région, Josiane Chevalier, a dévoilé la plaque en l’honneur de Gisèle Probst, « une grande dame qui a donné l’exemple. Elle n’a jamais sombré et a toujours résisté », résumait Françoise Arvois, présidente dudit comité.

Le principal a reçu une médaille gravée pour le travail mené pour valider le changement de nom de l’établissement. « On n’est jamais seul dans une telle aventure. Elle se poursuit avec le devoir de mémoire que cette dame, grande résistante, a incarné », a commenté Charles Stoflique partageant sa récompense avec ses équipes.

 

 

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« l’union » 211203a

VITRY-LE-FRANCOIS – SERMAIZE-LES-BAINS – DECORATION : Pierre-Marie Delaborde doublement décoré en janvier

 


Le Sermaizien recevra les insignes d’Officier de l’Ordre national du mérite et la Croix du combattant volontaire.

Seize ans jour pour jour après avoir été fait chevalier de l’ordre national du Mérite dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville de Sermaize-les-Bains, Pierre-Marie Delaborde recevra les insignes d’officier samedi 29 janvier 2022.

Une nouvelle fois, il sera parrainé par le général Jean-Marie Lemoine et décoré pour son engagement au service d’une association mémorielle, à savoir le Souvenir français où il occupe depuis plusieurs années les postes de délégué général du Souvenir Français de la Marne et président du comité cantonal de Sermaize-les-Bains.

Douze opérations extérieures

La cérémonie sera également l’occasion de lui remettre la Croix du combattant volontaire avec la barrette « Missions extérieures ». « C’est un honneur de recevoir cette distinction du ministère des Armées. Je suis honoré et heureux » , confie le principal intéressé, qui a servi son pays durant 42 ans et participé à 12 opérations extérieures, en centre-Europe et en Afrique.


La Croix du combattant volontaire, un premier pas vers la Légion d’honneur

 

La Croix du combattant volontaire est une décoration militaire attribuée à des membres de la réserve opérationnelle sur acte de volontariat spécifique pour avoir participé à une opération extérieure (OPEX). Elle est considérée comme un titre de guerre et une référence privilégiée dans l’étude des dossiers de proposition aux ordres nationaux, comme la Légion d’honneur.

Marie Charrier

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« l’union » 211127b

REIMS - SÉPARÉS PAR LA GUERRE PENDANT 70 ANS – REPORTAGE : Deux amis ballottés par l’Histoire réunis à Reims pour un film

 


Le Rémois Roger Boulanger (à gauche) et Achille Muller, qui vit à Pau, très émus devant la cathédrale de Reims. Bernard Sivade

Grand-Croix de la Légion d’honneur, le colonel Achille Muller (à g.), 96 ans, et Roger Boulanger, chevalier de la Légion d’honneur, 95 ans, au musée de la Reddition, à Reims, où Roger vit. Le musée est d’ailleurs installé dans une partie du lycée Roosevelt, anciennement lycée technique, où il a enseigné l’allemand pendant vingt ans.


Roger Boulanger et Achille Muller, main dans la main au pied de la cathédrale de Reims, devant la plaque commémorant la réconciliation franco-allemande, le 8 juillet 1962. Photos Bernard Sivade

Olivier Hennegrave et Cheikh Sakho, jeudi au musée de la Reddition.

Ils sont amis d’enfance mais la Seconde Guerre mondiale les a séparés pour des décennies. Roger Boulanger a connu les camps nazis tandis qu’Achille Muller participait à la libération de la France.
Sans nouvelles l’un de l’autre jusqu’en 2016, ils se sont retrouvés jeudi à Reims pour les besoins d’un documentaire.

Une histoire hors du commun. Deux lignes de vie parallèles, puis diamétralement opposées, séparées par la guerre et reliées par le hasard, 70 ans plus tard. Le destin de Roger Boulanger et Achille Muller fait l’objet d’un film, dont le tournage vient de s’achever à Reims.

Main dans la main, au pied de la cathédrale de Reims, devant la plaque commémorant la réconciliation franco-allemande. Les yeux de Roger et Achille s’embuent, avant que les deux nonagénaires ne s’étreignent. Près de l’Ange au Sourire, les deux amis retrouvent le leur. Se remémorent-ils leurs parties de foot 90 ans plus tôt ? Leurs premiers flirts ? L’étreinte se finit en francs éclats de rire. Sur l’échelle de Richter de l’émotion, la séquence tournée jeudi à Reims, atteint 9 sans difficulté. Roger Boulanger, installé à Reims depuis les années 50, et Achille Muller, venu de Pau, à l’autre bout de la France, partagent leur bonheur de se retrouver. « Cela me fait énormément plaisir de le revoir, car ça n’arrive vraiment pas souvent… » , glisse Roger.

Pendant des décennies, on peut même dire que ce n’est pas arrivé du tout. La faute à la guerre, à l’Histoire, au manque de chance. Nés en 1925 et 1926 à Forbach (Moselle), fréquentant la même école et vivant dans la même rue, les deux amis auraient pu ne jamais se quitter. Mais en 1940, la Moselle revient à l’Allemagne. Les jeunes sont obligés d’adhérer aux Jeunesses hitlériennes, puis de s’engager dans la Wehrmacht : 130 000 partiront sur le front à l’est. Mais 10 000 refuseront leur incorporation dans l’armée allemande et fuiront. Avec des réussites diverses.

Les trajectoires similaires des deux amis divergent à partir de là. En 1942, Achille, l’aîné, traverse la France et l’Espagne à vélo, rejoint Gibraltar puis Londres en bateau, combat les Nazis, participe à la libération de la France. Il finira colonel, Grand-Croix de la Légion d’honneur et légende vivante chez les parachutistes. Son cadet d’un an fuit, lui, en 1943 vers la Suisse, qui le renvoie de force en Allemagne, où il est arrêté, incarcéré, puis envoyé en camp de concentration.

Le froid, la faim, les coups

« Après six mois de prison à Sarreguemines, on nous a transférés comme du bétail au Struthof, en Alsace , témoigne-t-il, la voix claire et le souvenir précis. Je reverrai toujours les portes du camp, les barbelés. Je m’en souviens comme si c’était hier. On nous a balancés par terre. Nul ne pouvait savoir ce qui nous attendait ici… » Il raconte le froid, la faim, les coups. « Les Nazis voulaient nous casser physiquement, mais aussi psychologiquement, donc ils nous obligeaient à regarder les pendaisons, ou les détenus passés à tabac. Je me souviens d’un homosexuel roué de coups sous nos yeux. Le pauvre est mort un mois plus tard. »

Début 1944, Roger est transféré au camp de Flossenbürrg, en Bavière. « Une chance inouïe, car c’était une usine : on travaillait en atelier, à l’abri du froid. Et j’avais le droit de recevoir les colis de nourriture de ma mère. Même si les kapos m’en volaient pas mal, c’est ce qui m’a sauvé. » À la fin de la guerre, le camp est évacué et Roger réussit à s’échapper pendant la Marche de la mort. « J’ai croisé des Français du STO qui m’ont fait monter dans un camion militaire français. »

En 1945, les deux amis se retrouvent à Forbach. D’un côté le héros de guerre, de l’autre la victime de la déportation. « Achille a agi, moi j’ai subi. » Ce sont ces deux faces d’une même pièce, tournée dans tous les sens par l’Histoire, qui ont intéressé le réalisateur rémois Olivier Hennegrave et l’historien Cheikh Sakho, autant que « les conditions incroyables de leurs retrouvailles » , selon le documentariste. On doit celles-ci à Philippe Baijot, ancien patron du champagne Lanson, et elles ont eu lieu… 71 ans après la fin de la guerre. Pendant des décennies, chacun a en effet cru que l’autre était mort. Ainsi Roger, devenu professeur d’allemand à Reims, était convaincu qu’Achille était tombé en Indochine.

Diffusion en juin

Le coup de théâtre a lieu au milieu des années 2010, lors d’un cocktail chez Lanson. Roger Boulanger offre son livre autobiographique à Philippe Baijot, qui fut son élève dans les années 70, et qui se passionne pour l’histoire. Il le dévore et l’envoie à un ami en Bretagne. Or cet ami a lu de son côté l’autobiographie d’Achille. Chacun écrivant quelques lignes sur l’autre et sur Forbach, les deux lecteurs font le lien entre eux. Philippe Baijot raconte la suite : « Je suis venu chez Roger, qui m’a redit qu’Achille était mort. Je lui ai annoncé la bonne nouvelle ! Je revois encore l’émotion qui l’a submergé quand il a su qu’Achille était en vie… » À partir de là, Philippe Baijot s’est démené pour organiser leurs retrouvailles, qui ont eu lieu le 30 août 2016, lors du 72 e anniversaire de la libération de Reims. La conclusion de sept décennies de malentendus, mais aussi le point de départ du film à naître. Intitulé « Vivre malgré eux ! », ce documentaire de 52 minutes, qui sera diffusé en juin 2022 à la télévision, a germé ce jour-là dans la tête de ses auteurs. Ils ont ensuite tourné au domicile des deux amis, à Forbach, à Reims lors d’une intervention de Roger devant des élèves, puis au Struthof en 2017.

Quatre ans plus tard, ils viennent de se retrouver dans la cité des sacres pour filmer les dernières scènes, à la cathédrale et au musée de la Reddition, où la capitulation allemande fut signée le 7 mai 1945. De quoi ravir Roger Boulanger, qui souligne un ultime clin d’œil du destin : « Je suis heureux de revoir Achille ici, dans des lieux que je connais très bien… » Le musée occupe en effet une partie du lycée Roosevelt, anciennement lycée technique, où Roger a enseigné l’allemand pendant vingt ans. « La fin de la guerre a été signée en 45 et j’y suis arrivé en 1951. Je ne m’attendais pas à y revenir en 2021 ! » Mais dans ce roman qui s’étire sur presque un siècle, y a-t-il un seul chapitre auquel les deux amis pouvaient s’attendre ?


Deux Rémois à l’écriture et derrière la caméra

 

Chargées d’émotion, les retrouvailles, en 2016, d’Achille et Roger, ont tapé dans l’œil et dans le cœur d’Olivier Hennegrave et Cheikh Sakho, eux aussi bien connus à Reims. Le premier réalise, depuis 1993, des documentaires pour la télévision (F3, F5, C+, Arte, Planète, Voyage…). Curieux, il a abordé des sujets variés, dont le sport avec Yoann Diniz, le crime avec Mesrine, la musique, la nature… En marge du tournage, il se confiait sur ses racines, qui l’ont poussé vers ce nouveau sujet : « J’ai un arrière-arrière-grand-père mosellan qui était député protestataire, au Reichstag, dans les années 1870, donc je suis très touché par la question des Malgré-nous. »

Le poids de l’histoire touche aussi Cheikh Sakho, coauteur du film. D’abord professeur d’anglais, depuis peu docteur en Histoire diplômé de l’Urca, il se définit comme « un mémorien, passionné par tout ce qui touche à la mémoire » . Originaire de Dakar, il s’est démené, pendant douze ans, pour faire reconstruire le Monument aux héros de l’armée noire, au Parc de Champagne, inauguré par Emmanuel Macron en novembre 2018.


De Reims à Pau, cherche diffuseur et financeur…

 

Le Centre national du cinéma (CNC), en découvrant le projet, a eu ces mots : « Ce film doit exister ! » Pour autant, pas simple de le financer, ni de trouver une chaîne pour le diffuser. Côté télé, F3 a décliné, et une modeste chaîne lorraine a accepté, permettant au moins de lancer le tournage. Mais ce documentaire mérite une audience plus large. Des discussions sont en cours avec des chaînes nationales. Côté budget, les auteurs espèrent vivement le soutien des collectivités. Seule la région Grand Est a accepté pour l’instant. Ils misent beaucoup sur la Ville de Reims (une rencontre a eu lieu jeudi avec le maire) et sur le Département de la Marne, mais aussi sur les collectivités des Pyrénées-Atlantiques. En particulier la Ville de Pau, où réside Achille Muller, et que dirige François Bayrou. L’ex-ministre n’a (encore ?) rien promis. À noter que le film est accompagné par des partenaires privés, dont le champagne Lanson, qui lui a renouvelé cette semaine son soutien.

Guillaume Lévy


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