Revue de presse sur la Légion d’Honneur dans la Marne - articles- année 2020.


La plupart des articles provient du journal « l’union » que nous remercions.

Quelques articles ne proviennent pas du journal « l’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.
Pour consulter un article d’une autre année, cliquez sur un lien :
Revue de presse des années 2012 à 2016
Revue de presse de l’année 2017
Revue de presse de l’année 2018
Revue de presse de l’année 2019


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« l’union » 201010a

Aÿ-CHAMPAGNE – EPERNAY - COMMEMORATION : L’enterrement en toute simplicité de Juan Romero

 


Les restrictions sanitaires n’ont pas empêché la tenue d’un enterrement en public à l’église.

Un des derniers Républicain espagnol, décédé le 4 octobre à l’âge de 101 ans, a été inhumé ce vendredi.

Quelques notes de cordes pincées. C’est cette musique typiquement espagnole qui accompagne l’entrée du public dans l’église Saint-Brice d’Aÿ-Champagne en cette grise après-midi. Elle est toute simple. Tout comme l’était Juan Romero. Le dernier Républicain espagnol rescapé des camps de concentration est mort le 4 octobre, à l’âge de 101 ans. Ce vendredi, il était enterré à Aÿ après une cérémonie sans faste, à l’image du personnage.

« Il n’a jamais réclamé les honneurs », souligne fort justement le prêtre, devant une rangée de porte-drapeaux, marquant justement tous les engagements que Juan Romero a tenus durant sa vie. « Pour moi, l’image qui va rester, c’est la vice-présidente espagnole qui se met à genoux pour discuter avec lui », (voir ci-contre) sourit Patrick Sanchez, un ami qui se bat depuis des années pour faire reconnaître la mémoire des dix-sept Républicains espagnols qui ont vécu à Aÿ.

Une de ses filles a résumé tout ce qu’avait accompli Juan Romero devant l’assistance, nombreuse : engagé dès l’âge de 17 ans dans l’armée Républicaine face au coup d’État de Franco, il finit par se réfugier en France en 1939 après leur défaite. Mais il ne baisse pas les bras et s’engage dans la Légion étrangère pour combattre l’occupant nazi. Arrêté en 1941, il est déporté à Mauthausen. Il survit. Il finira par s’installer en 1945 à Aÿ, où il travaillera chez Veuve-Clicquot où il rencontra sa femme, Françoise, en 1947. Il y passera le reste de sa vie, racontant inlassablement son histoire aux écoliers. « Depuis un certain nombre d’années, tu étais le père de tous les enfants de tes compagnons disparus. » C’est au dernier fragment d’un passé révolu que l’on disait adieu ce vendredi.

maxime mascoli


Honoré sur le tard par l’Espagne

 

Ce n’est que le 22 août 2020, que la vice-présidente espagnole lui remet la déclaration de réparation et reconnaissance personnelle, attribuée aux victimes de persécutions et de violences pendant la guerre civile espagnole et la dictature franquiste. Un honneur qui lui a permis de partir en paix selon sa famille.


Àÿ-Champagne (Marne) : Juan Romero a été inhumé

 

Juan Romero, le dernier Républicain espagnol, qui avait pris les armes contre le coup d’État de Franco dès juillet 1936, a été enterré hier à Aÿ-Champagne, commune où il vivait depuis sa libération du camp de Mauthausen en 1945. Mort à 101 ans, cette mémoire vivante d’une période trouble pour l’histoire française (il s’était engagé dans la Légion étrangère pour combattre les nazis avant de se faire capturer en 1941) comme espagnole avait passé sa vie à raconter son histoire et dénoncer les ravages du fascisme auprès des écoliers. En août 2020, il avait obtenu la reconnaissance, tardive, de l’État espagnol : la vice-présidente Carmen Calvo lui a remis la déclaration de réparation et reconnaissance personnelle, attribuée aux victimes de persécutions et de violences pendant la guerre civile espagnole et la dictature franquiste. Un dernier honneur pour celui qui ne courrait pas après les médailles.

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« l’union » 201007a

AY-CHAMPAGNE, ÉPERNAY, TINQUEUX, GERONE (ESPAGNE) : Avis de décès


Avis de décès paru dans le journal L’union du 07 octobre 2020


AY-CHAMPAGNE, ÉPERNAY, TINQUEUX, GERONE (ESPAGNE)
 
Jocelyne et Jacques DART,
Bernard ROMERO et Claire MOYSAN,
Jeannine ROMERO,
ses enfants ;
Stéphanie et Gabriel, Barbara, Déborah et Brian, Matthieu et
Farah, Romain et Ilana, Eva et Vincent,
ses petits-enfants ;
Sarah, Axel, Ewan, Eliott, Hina, Louna,
ses arrière-petits-enfants ;
Maria ROMERO, sa soeur,
toute la famille d’Espagne et ses amis,

ont la douleur de vous faire part du décès de

Monsieur Juan ROMERO

Ancien déporté de Mauthausen,
Décoré de la Légion d’honneur

 
survenu le samedi 3 octobre 2020 à l’âge de 101 ans..

Ses obsèques religieuses auront lieu le vendredi 9 octobre 2020 à 14 h 30 en l’église Saint-Brice d’Ay.

Une pensée sera demandée pour

Françoise, sa femme ;
Thérèse, sa fille

.
Fleurs naturelles uniquement.
Cet avis tient lieu de faire-part.

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« l’union » 201006b

Aÿ-CHAMPAGNE – EPERNAY - DISPARITION : Juan Romero s’est éteint.

 


En août dernier, Juan Romero a reçu les remerciements du gouvernement espagnol pour avoir défendu la démocratie en Espagne et en Europe.

Le dernier Républicain espagnol rescapé d’un camp de concentration, installé dans la commune depuis, est décédé ce dimanche. Il avait 101 ans.

Dernier Espagnol survivant des camps de la mort, l’Agéen Juan Romero est mort dans la nuit de samedi à dimanche, à l’âge de 101 ans. Depuis l’annonce de son décès, les messages d’hommage se succèdent.

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez salue la mémoire d’« un héros de notre pays qui a lutté contre le fascisme, pour les libertés et la défense de la démocratie » . Carmen Calvo, la vice-présidente, « regrette sa disparition en souhaitant qu’il repose dans la paix pour laquelle il a toujours lutté » , rappelant qu’elle avait eu « l’immense honneur » de lui remettre la déclaration de réparation et de reconnaissance personnelle attribuée par l’Espagne aux victimes de persécutions et de violences pendant la guerre civile espagnole et la dictature franquiste.

Un hommage venu tardivement, selon la presse de son pays d’origine, mais qui d’après ses proches, lui a permis de partir en paix. C’était en août dernier, à Aÿ, la commune où il avait trouvé refuge après sa libération de Mauthausen et où il s’était installé avec seize autres compatriotes revenus des camps. Il avait alors 101 ans et presque autant d’années d’engagement pour la liberté. Celle de l’Espagne, quand à 17 ans, il rejoint l’armée Républicaine au lendemain du coup d’État de Franco. Celle de la France, où il se réfugie après la défaite des Républicains en 1939, et pour laquelle il s’engage dans la Légion étrangère afin de combattre l’occupant nazi. Arrêté par les Allemands en août 1941, il est déporté en tant que Républicain espagnol à Mauthausen avec 7 500 autres compatriotes engagés pour la France. 5 200 n’en reviendront pas.

Fraternité et solidarité

Juan Romero, surnommé El Cordobes parce que né dans la province espagnole de Cordoue, disait avoir eu « la chance d’être affecté au groupe chargé de récupérer les vêtements des déportés, ça m’a sauvé la vie. On a pu récupérer des bricoles à manger dans les poches des habits. » Sans entrer dans les détails des atrocités, sa vie durant, il a témoigné auprès des jeunes, pour perpétuer la mémoire de ses camarades tombés à la guerre ou dans les camps. Ne parlant jamais de batailles avec les scolaires, uniquement « de fraternité, de solidarité » . L’homme ne voulait pas s’étendre sur ce qu’il avait vu, entendu ou ressenti durant les quatre années passées dans le camp. Cependant, une scène le hantait particulièrement et souvent il l’a racontée. Celle d’une petite fille juive qui, a son arrivée à Mauthausen, s’est dirigée vers lui. « J’aurais bien voulu l’embrasser, mais je lui ai juste souri. Si je l’avais fait, on m’aurait obligé à la suivre dans la chambre à gaz… »

De retour de déportation en mai 1945, Juan Romero séjourne dans un centre d’accueil à Aÿ. Il transite par l’hôtel Lutetia, centre d’accueil et de contrôle des déportés, où l’on donne à chacun les moyens de rentrer chez eux. Lui risque la peine de mort s’il rentre en Espagne. Il revient donc à Aÿ où une amie lui a trouvé du travail et un logement. « J’ai commencé à travailler dans les vignes pour Clicquot et puis j’ai continué pendant 25 ans » , souriait-il. Le champagne lui a aussi permis de rencontrer celle qui allait devenir son épouse en 1947, Françoise, dont il croise le regard lors d’une visite de cave. « On a passé 66 ans ensemble ».

Les obsèques de Juan Romero devraient avoir lieu ce vendredi, à Aÿ.

Hélène Nouaille


C’est un moment fort

 

Mémoire de la déportation, Juan Romero a été fait chevalier de la Légion d’honneur, en avril 2016. En juillet suivant, cette distinction lui a été remise des mains de la Résistante marnaise Yvette Lundy, elle aussi déportée pendant la Seconde Guerre mondiale et disparue en novembre 2019. Alors âgé de 97 ans, Juan Romero était si ému, qu’il ne put que prononcer ces quelques mots : « C’est un moment fort » . Sa fille a pris la parole en son nom : « Une très grande pensée pour mes camarades qui ne sont malheureusement plus là et à qui je dédie cette distinction » . Car comme à son habitude, avant de parler de lui, Juan Romero a toujours mis en avant les autres, en particulier ses dix-huit amis de la Légion étrangère n’ayant pas survécu à la déportation. Lors de cette cérémonie, Patrick Sanchez, représentant de l’association Mémoire historique des Républicains espagnols, l’avait ainsi décrit : « Vous comprenez que le moteur de sa vie, c’est la fraternité, la lutte pour la liberté et l’égalité » .


Bio express

 

Juan Romero
est né le 21 avril 1919 dans la province de Cordoue.

À 17 ans
, il s’engage dans l’armée Républicaine espagnole quelques jours après le coup d’État de Franco en juillet 1936.

En février 1939
, après la défaite des Républicains, il rejoint un camp de réfugiés dans l’Ariège. En avril, il s’engage pour la France, dans la Légion étrangère.

5 août 1941
, il est arrêté par les Allemands et déporté à Mauthausen.

Le 5 mai 1945
, libéré par les Américains, il est rapatrié à Aÿ, dans un centre d’accueil, puis s’installe dans la commune avec 16 autres Républicains espagnols rescapés des camps.

En 1951
, il est naturalisé français.
Le 9 juillet 2016
, Juan Romero reçoit la Légion d’honneur.

Le 22 août 2020
, la vice-présidente espagnole lui remet la déclaration de réparation et reconnaissance personnelle, attribuée aux victimes de persécutions et de violences pendant la guerre civile espagnole et la dictature franquiste.

Juan Romero
est décédé ce 4 octobre 2020.


Aÿ-Champagne : Juan Romero s’est éteint

 

Juan Romero, Républicain espagnol, réfugié en France, engagé dans la Légion étrangère pendant la Seconde Guerre mondiale, fait prisonnier et déporté, s’était installé à Aÿ à sa libération du camp de Mauthausen. Il s’est éteint dans la nuit de samedi à dimanche à l’âge de 101 ans. Il était le dernier survivant espagnol d’un camp de concentration nazi.

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« l’union » 201006a

VANDIERES : Avis de décès


Avis de décès paru dans le journal L’union du 06 octobre 2020


VANDIERES
 
Michèle FAUST, Joëlle et José ARDINAT, ses enfants ;
Christophe ARDINAT, son petit-fils ;
Thomas, son arrière-petit-fils,
et toute la famille,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Serge FAUST

Ancien Combattant 39-45
Chevalier de la Légion d’Honneur

 
survenu le 5 octobre 2020 dans sa 96ème année.

La cérémonie religieuse sera célébrée le mercredi 7 octobre 2020 à 15 heures en l’église de Vandières.

Une pensée est demandée pour
son épouse Alberte décédée en 2017.

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« l’union » 200929a

SARRY : Avis de décès


Avis de décès paru dans le journal L’union du 29 septembre 2020


SARRY
 
Christine et Jean-Paul OVIER, ses enfants ;
Sébastien DUFRÊNE, son petit-fils ;
Meliane et Romain, ses arrière-petits-enfants ;
Madame Isabelle THOMAS,
Madame Aline DUFRÊNE,
les familles OVIER, DUBOIS, LORIDO, LEQUIPÉ et LAFORET,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Jackie ESTHER

Ancien combattant, médaillé de la légion d’honneur

 
survenu le dimanche 27 septembre 2020 à l’âge de 88 ans..

Une cérémonie religieuse sera célébrée le mercredi 30 septembre 2020 à 10 heures à l’église de Sarry, suivie de l’inhumation au cimetière de Cinq Mars La Pile.

Cet avis tient lieu de faire-part.

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« l’union » 200912a

REIMS – NECROLOGIE : Un amoureux de la basilique s’est éteint

 


Jean Diblik avait publié un livre sur les vitraux de St-Remi. Archive

Les amis de la basilique Saint-Remi sont en deuil : Jean Diblik est mort, à l’âge de 85 ans. Cet ancien professeur d’histoire-géographie s’était notamment fait connaître en publiant en 2009 un ouvrage consacré aux vitraux de cette basilique, avec l’aide de l’association Renaissance Saint-Remi rappelle le président Camille Mangin.

Remarqué par le recteur

Cet amoureux du patrimoine rémois, qui avait également publié deux autres livres, un premier intitulé « Reims ou Comment lire une cathédrale » (1998), un second, « Dessine-moi Reims » (2004), avait été fait chevalier de la Légion d’honneur en 2011, recevant l’insigne des mains du recteur Boursin.

Jean Diblik était né le 7 avril 1935. Fils de Jean photographe bien connu, il avait fait des études à Paris à l’école des Beaux-Arts puis à la Sorbonne.

On le retrouve ensuite professeur à Reims à Clemenceau et c’est là que le recteur Boursin le remarque et le fait venir au rectorat comme chef de cabinet. Dans le cadre de cette fonction, Jean Diblik avait notamment organisé une mémorable sortie au spectacle de Robert Hossein sur Danton et Robespierre pour 3 000 lycéens.

Il était aussi particulièrement sensible à la cause des tout jeunes enfants, ayant l’habitude d’offrir ses droits d’auteur à l’association SOS bébés. À sa famille et à tous ceux que son décès met dans la peine, L’union présente ses condoléances.

A.P.

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« AFMD51 » 200909c

MARNE : Un web-documentaire pour honorer la mémoire de Georges Lundy

 

Ce vendredi 3 mai 2019, le collège Yvette Lundy d’Aÿ-Champagne a eu l’honneur d’accueillir Madame Yvette Lundy, résistante déportée marnaise, pour assister à la présentation du webdocumentaire « D’Yvette à Georges Lundy : le fil de la mémoire ».

Ce documentaire multimédia et interactif est le résultat d’un travail coordonné par Fabienne Dherse, référente pour les usages pédagogiques numériques, mené sur plusieurs mois avec toutes les classes de troisième du collège, encadré par les professeurs de Lettres et d’Histoire-Géographie mais aussi par la professeure documentaliste et la Conseillère Principale d’Education.

L’intention de ce web documentaire est de rendre hommage aux actions de Résistance de la famille Lundy et plus particulièrement à Georges Lundy (frère d’Yvette), mort en déportation le 13 mars 1945.

Ce travail de mémoire a débuté, en novembre, par une sortie pédagogique au camp de Natzweiler-Struthof, camp qui fut la première étape de la déportation de Lucien et Georges Lundy. Les élèves ont ensuite lu et étudié Le fil de l’araignée, livre-témoignage d’Yvette Lundy, puis ils ont réalisé diverses productions à l’aide de leurs professeurs.

Projet interdisciplinaire, ce web documentaire vient s’inscrire dans le cadre du Parcours citoyen et tisse sa toile vers d’autres concours : celui de la résistance et de la déportation dont 11 élèves sont lauréats cette année ou celui « École-média ».

Entourée de membres de sa famille, de représentants du Comité d’Épernay de la Légion d’Honneur, de Jean-Pierre et Jocelyne Husson (historiens), Madame Lundy du haut de ses 103 années, a agrémenté la présentation de souvenirs précis et d’anecdotes émouvantes.

Au cours des échanges avec les élèves, elle a fait part de sa satisfaction à l’idée que ce fil de mémoire continue d’être tissé par de « petites araignées », les générations futures.

Extrêmement touchée par ce travail de mémoire et par les différents présents qui lui ont été remis (dont un portrait encadré de Georges dessiné par une élève), Madame Lundy a adressé ses plus sincères remerciements pour cet hommage rendu à sa famille et à son frère Georges.


Très chère Madame Lundy,

 

Les liens et l’attachement qui vous unissent à notre collège sont anciens et profonds. Bien avant de nous honorer de votre nom, vous nous avez émus par la force et la sincérité de votre témoignage. Des générations d’élèves ont écouté avec attention le récit de votre engagement dans la Résistance, au nom des valeurs que vous chérissiez. L’ancienne institutrice savait trouver les mots même lorsqu’il fallait évoquer l’indicible, l’effroi de la déportation.

Cet engagement, vous l’avez vécu en famille, comme un accord tacite entre des frères et soeurs forgés par la même éducation, mus par les mêmes convictions. En témoignant de cette Résistance familiale lors de vos conférences, vos pensées se tournaient particulièrement vers celui qui n’est pas revenu, vers Georges. Nous avons partagé cette émotion avec vous Madame Lundy, un fil de mémoire s’est créé, un fil de mémoire que nous tenions à mettre en lumière, en hommage à votre frère, cet homme « honnête et courageux ». […]

Le webdocumentaire « D’Yvette à Georges Lundy : le fil de la mémoire » est le fruit d’un travail de plusieurs mois mené avec toutes les classes de troisième du collège, encadrées par les professeurs d’Histoire-géographie, Mme Plé, M. de Gostowski, M. Massier et moi-même, par la professeure documentaliste, Mme Vigato, par la conseillère principale d’éducation, Mme Bentaiba et par les professeures de Français, Mesdames Cléroy et Walleton.

Le choix d’une présentation sous forme numérique est lié à la recherche d’interactivité. En effet, le webdocumentaire peut se lire de manière linéaire, en suivant la trame chronologique mais il est aussi possible d’y naviguer librement. Il est constitué de documents variés : des textes, des photos, des vidéos, une frise chronologique interactive et des supports numériques associant cartes et textes. Il est également enrichi de nombreux fichiers audios, textes écrits par les élèves et enregistrés ou bien lectures expressives à partir d’extraits du Fil de l’araignée. Les élèves ont emprunté vos mots mais ont donné leurs voix, ils ont pris le relais de la Mémoire.

Ce travail a pour intention de rendre compte, le moins maladroitement possible, nous l’espérons, de la force de votre engagement et de celui de Georges. Il témoigne de son courage et se veut le reflet de notre profond respect.

Il est aussi une manière de vous exprimer notre gratitude pour tout ce que vous nous avez offert, mais plus encore, de vous assurer de notre très grande affection.

Fabienne Dherse

https://view.genial.ly/5cceba457f316b0f70eb0f89/interactive-content-webdocumentaire-dyvette-a-georges-lundy

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« AFMD51 » 200909b

MARNE - Deux disparitions en 2019 : Gisèle Probst et Yvette Lundy

 

En 2019, disparaissaient Gisèle Probst et Yvette Lundy, deux grandes figures marnaises de la Résistance. Toutes les deux ont inlassablement, aussi longtemps qu’elles l’ont pu, témoigné devant collégiens et lycéens de leur action résistante, ainsi que de leur déportation à Ravensbrück puis au Kommando de Schlieben
.

Yvette Lundy (1916-2019)

 

Benjamine d’une grande fratrie de quatre garçons et trois filles, Yvette Lundy est née le 22 avril 1916 à Oger dans la Marne, où s’étaient réfugiés ses parents, agriculteurs à Beine, commune presqu’entièrement détruite pendant la 1ère guerre mondiale. Elle n’a que trois ans quand elle perd sa maman décédée en novembre 1919 peu de temps après le retour de la famille Lundy à Beine, où la ferme familiale était entièrement à reconstruire. Élevée par sa grand-mère, Yvette grandit au milieu d’une famille aimante qui lui a donné ses racines et à laquelle elle est restée attachée de façon indéfectible.

Élève interne à l’École primaire-supérieure de la rue Libergier à Reims, elle obtient le Brevet supérieur en 1936 et effectue plusieurs remplacements dans des écoles marnaises avant d’être nommée institutrice à Gionges en 1937.

Après l’exode, elle rentre en juillet 1940 à Beine où son père décède le 4 octobre. Avec ses frères, René et Georges, et sa sœur Berthe, elle aide des prisonniers de guerre évadés du camp de Bazancourt. Ayant retrouvé en octobre 1940 son poste d’institutrice à Gionges où elle fait aussi office de secrétaire de mairie, elle fournit des faux-papiers et des cartes d’alimentation aux prisonniers évadés, aux réfractaires du STO et, à la demande d’une amie modiste, à une famille juive de Paris. En contact avec Henri Coquart, agent du réseau Hector, et Serge Pigny, membre de Ceux de la Résistance, elle prend en charge des réfractaires au STO, le temps de leur trouver une filière. Elle n’hésite pas à héberger des résistants traqués dont le jeune communiste Marcel Nautré, des membres d’équipages alliés pris en charge par le réseau Possum, des Français libres parachutés pour une mission en France qui lui sont confiés pour quelques jours par l’agent de liaison du BOA Robert Peltier, pseudo « Petit Claude ».

Arrêtée le 19 juin 1944 à Gionges dans sa classe, et interrogée au siège de la Gestapo de Châlons-sur- Marne, elle se fait passer pour une fille unique afin de protéger ses frères et sœurs, également engagés dans la résistance. Elle est incarcérée à la prison de Châlons-sur-Marne, puis elle est transférée au camp de Romainville.

Dans ses mémoires publiées en 1999 au Canada, le navigateur de la RAF, Ian Robb, dont l’avion avait été abattu par la chasse allemande et qui avait été pris en charge par le réseau d’évasion Possum, se souvient de la résistante Yvette Lundy. Arrêté à Fismes par la Gestapo lors de la chute de ce réseau, il avait été transféré à Paris dans le même autobus qu’Yvette.

« Mon camarade Harper et moi étions les seuls hommes dans l’autobus. Tous les autres prisonniers étaient des femmes françaises.

Parmi elles, il y avait Yvette Lundy, une femme un peu ronde, rousse, manifestement rebelle, qui se méfiait continuellement des gardiens. Mademoiselle Lundy entraînait ses camarades à chanter des chants patriotiques et elle leur a soutenu le moral pendant tout le voyage. »

Yvette Lundy est déportée le 18 juillet 1944 à Sarrebruck Neue Bremm, puis à Ravensbrück (matricule 47 360). Elle est affectée le 16 novembre 1944 sous le matricule 15 208 dans un kommando de Buchenwald, celui de Schlieben, où les déportées travaillent à la fabrication d’armes anti-chars pour la firme Hasag. Elle est libérée le 21 avril 1945 par l’Armée rouge et rejoint les lignes américaines à Torgau. Rapatriée par avion le 18 mai 1945, elle passe par l’Hôtel Lutetia et rentre à Beine.

Elle y retrouve sa sœur Berthe qui avait été arrêtée avant elle et internée dans des prisons allemandes, son frère Lucien qui lui aussi a survécu à la déportation, mais pas son frère Georges, mort dans les camps, ce qui lui a causé un immense chagrin.

Après son retour de déportation, Yvette Lundy a mis toute son énergie dans la transmission des valeurs de la Résistance et de la mémoire de la Déportation.

Elle n’a cessé tant qu’elle a pu encore se déplacer et malgré son grand âge, de témoigner auprès des jeunes dans les collèges et les lycées marnais, en particulier dans le cadre de la préparation au Concours national de la Résistance et de la Déportation créé en 1961. Elle était persuadée que ce concours constituait le principal vecteur de la transmission de la mémoire de la Résistance et de la Déportation chez les jeunes.

Elle participait chaque année au jury et à la distribution des prix dans les salons de la préfecture à Châlons. Elle y a souvent prononcé des discours qui ont marqué des générations d’enseignants et de jeunes collégiens et lycéens.

Elle avait suscité la création d’une Association marnaise des lauréats du Concours de la Résistance et de la Déportation, dont elle était devenue la présidente d’honneur, et qui portait un projet de création dans la Marne d’un Centre de mémoire qui malheureusement n’a pas abouti.
Elle a su tisser des liens très forts avec les enseignants et leurs élèves, en particulier avec les enseignants et les élèves du collège d’Aÿ qui porte son nom depuis 2011.

Elle a incarné et fait vivre autant qu’elle a pu jusqu’à sa mort la mémoire de la Résistance et de la Déportation. En 2011, elle a publié sous le titre Le Fil de l’araignée des mémoires qu’elle avait commencé à rédiger en 2003, ce fil de l’araignée qui la suivait depuis un jour d’épuisement de septembre 1944 à Ravensbrück :

« Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir tenir. Je fais appel à mes dernières forces pour ne pas tomber, je plante mon regard sur le ciel étoilé, je me focalise sur cet espace de liberté que l’on dirait à portée de main. À cet instant me vient l’image d’une gigantesque toile d’araignée me retenant prisonnière. Un long fil descend vers moi, je l’empoigne pour le hisser jusqu’au ciel. C’est si réel que je sens mes pieds décoller du sol. Cette vision, née de mon imaginaire névrosé, ne me quittera plus. Je m’accroche de toutes mes pauvres forces à ce fil providentiel et je prie : un jour, ce fil me ramènera chez moi, et ce jour-là, je saurai que j’ai eu raison d’y croire. C’est lui qui me donnera l’espoir fou et l’énergie de me battre pour ma survie. »

Les manifestations organisées en 2016 autour de son centenaire à Oger où elle est née et où un jardin public porte son nom, à Gionges où elle a été arrêtée et où une salle de la mairie et une place portent son nom, à Aÿ dans le collège qui porte son nom, à Épernay où elle résidait et à Beine-Nauroy, berceau de la famille Lundy, où la bibliothèque municipale porte les noms de Georges et Yvette Lundy, ont été autant d’occasions pour elle de témoigner encore et toujours avec la même détermination :

« Même si je suis quelquefois fatiguée, même si quelquefois c’est lourd. Tant pis, tant pis ! Il faut y aller » […]
Il ne faut pas mentir, il ne faut pas tricher.
Quand on est témoin de quelque chose, on doit dire haut et fort :
" J’ai vu, je l’ai vécu ". Sinon on ne dit rien. Que rien de tout cela n’ait été vain »

Décédée à l’âge de 103 ans le 8 novembre 2019, Yvette Lundy était médaillée de le Résistance, commandeur de l’Ordre national du mérite et avait été élevée au grade de Grand Officier de l’Ordre de la Légion d’honneur en 2017.


Jean-Pierre et Jocelyne Husson


Gisèle Probst (1922-2019)

 

Gisèle Goujard, épouse Probst, née à Jessains dans l’Aube le 11 septembre 1922, avait épousé Jean Probst en 1941 à Clermont-Ferrand, où les familles Goujard et Probst, résidant avant-guerre à Vitry-le-François dans la Marne, avaient évacué. La ville de Vitry-le-François ayant été dévastée lors de l’offensive allemande de mai 1940, elles étaient restées à Clermont-Ferrand, et se mirent en janvier 1943 au service du réseau Mithridate.

Leur domicile servait de boîte aux lettres et de refuge pour les clandestins. Maurice Goujard et Jean Probst, père et mari de Gisèle, étaient très actifs au sein du réseau, en particulier dans des missions de transport des agents et de reconnaissance de terrains de parachutages. Gisèle, son frère Pierre Goujard, et sa belle-mère, Rose Probst, servaient comme agents de liaison.

Le 17 octobre 1943 à Clermont-Ferrand, le réseau Mithridate fut décimé par de nombreuses arrestations opérées par la Police allemande. Maurice Goujard, Gisèle et Rose Probst ont été incarcérés et interrogés à Clermont-Ferrand, puis acheminés jusqu’au camp de Royallieu à Compiègne. Jean qui était en mission à Lyon et dans le Jura échappa à l’arrestation et continua à servir le réseau Mithridate à Toulouse. Arrêté en janvier 1944 et détenu à la caserne Lacuée d’Agen, il parvint à s’en évader et à rejoindre le maquis.

Déporté le 17 janvier 1944 au camp de concentration de Buchenwald, Maurice Goujard a été transféré dans le camp de Flossenbürg, puis à Bergen-Belsen où il a disparu. Gisèle et Rose Probst ont été déportées au camp de Ravensbrück par le convoi parti de la gare de Compiègne le 31 janvier 1944, convoi dont faisait partie Geneviève de Gaulle. À Ravensbrück, Gisèle et Rose ont été séparées. Rose y décéda d’épuisement et de dysenterie le 28 février 1945. Gisèle fut d’abord mise en quarantaine au block des contagieux, puis affectée au block 13. Le 31 juillet 1944, elle a été transférée à Leipzig dans un Kommando de déblaiement d’une usine bombardée par l’aviation alliée, puis le 2 septembre 1944 à Schlieben, où la firme Hasag fabriquait les armes antichars désignées sous le nom de Panzerfaust. Affectées à la pesée de la poudre utilisée selon un dosage très précis, les déportées, dont faisait aussi partie Yvette Lundy, ont très vite trouvé le moyen de saboter.

Libérées par l’Armée rouge le 20 avril 1945, les déportées françaises ont pris la route en tirant une charrette sur laquelle elles avaient accroché un drapeau aux couleurs de la France et ont suivi les troupes soviétiques qui ont opéré leur jonction avec les troupes américaines sur l’Elbe le 25 avril 1945 à Torgau. Après avoir franchi l’Elbe, elles ont été acheminées jusqu’au Centre de rapatriement de Grimma le 7 mai 1945, le jour même où était signée à Reims la capitulation de l’Allemagne nazie.

Gisèle Probst a été rapatriée en France par avion le 18 mai 1945. Le 21 mai, elle a retrouvé à Clermont- Ferrand sa mère, son mari Jean et sa petite fille Michèle âgée de deux ans. De retour à Vitry-le François, elle a été très active au sein du comité d’érection du Mémorial de la Déportation qui a été inauguré en avril 1947 en présence de Geneviève Anthonioz-de Gaulle, sa camarade de déportation. Chaque année, aussi long- temps que sa santé le lui a permis, Gisèle Probst est allée témoigner dans les classes des lycées et collèges. Elle est intervenue fréquemment pour la préparation au Concours national de la Résistance et de la Déportation dans les établissements de Frignicourt et de Vitry-le-François, où le collège du Vieux-Port devrait bientôt porter son nom.

Gisèle Probst est décédée à Vitry-le-François le 25 avril 2019. Déportée-résistante, Combattante volontaire de la Résistance homologuée sous-lieutenant des Forces françaises combattantes, médaillée de la Résistance, elle était titulaire de la Croix de Guerre avec Palme. Nommée en 1961 dans la Légion d’Honneur au grade de chevalier, elle a été élevée au grade d’officier en 1963 et au grade de commandeur en 2003.

Jean-Pierre et Jocelyne HUSSON

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« l’union » 200909a

REIMS : Avis de décès


Avis de décès paru dans le journal L’union du 09 septembre 2020


REIMS
 
Madame Annie DIBLIK, son épouse ;
Stella, Sylvia, Jean-Michaël, ses enfants ;
Julian, Mila, Théo, ses petits-enfants,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Jean Emmanuel DIBLIK

Chevalier de la Légion d’honneur,
Chevalier de l’ordre national du Mérite,
Officier des Palmes académiques

 
survenu à l’âge de 85 ans.

La cérémonie religieuse sera célébrée le vendredi 11 septembre 2020 à 14 h 30 en la basilique Saint-Remi de Reims.

Elle se déroulera dans le respect des normes sanitaires actuelles, le port du masque sera obligatoire.

Cet avis tient lieu de faire-part.

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« l’union » 200901a

EPERNAY – VERTUS – HOMMAGE : La Légion d’Honneur pour Édouard Benoist

 


Édouard Benoist, vient de recevoir l’insigne de la Croix dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur.

Pour rendre hommage à ses actes héroïques dans la Résistance durant la deuxième guerre mondiale, et ses missions accomplies au cours du service militaire qui a suivi, Édouard Benoist vient de recevoir l’insigne de la Croix de la Légion d’Honneur. La plus haute distinction de l’État, attribuée en octobre 2019, lui a été remise il y a quelques jours lors d’une réception à la salle Wogner, à Vertus.

Cette distinction est de l’initiative d’André Doulet, président de la section locale des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (Onac). C’est le colonel Jean-Pierre Prato, président du Comité des Membres de la Légion d’Honneur d’Épernay qui lui a remis l’insigne, lequel, dans son discours, a tenu à mentionner les félicitations du Général d’Armée Puga, Grand Chancelier de la Légion d’Honneur.

Au cours de cette cérémonie, on aura noté la présence, d’Antoine Carenjot, directeur du service départemental de l’Onac, de Charles Amédée de Courson, député, de Pascal Desautels, conseiller départemental, de Pascal Perrot, maire de Blanc Coteaux, de James Guillepin membre du comité de la Légion d’Honneur, de Danièle Gauchard, secrétaire à l’Ordre National du Mérite, de François Peters, trésorier de l’ONM, d’André Doulet, président des AC secteur de Blancs Coteaux, de Guy Lallemant et Christian Schwint, respectivement porte-drapeau de la Légion d’Honneur.


Bio express

 

Édouard Benoist est né le 2 mars 1923 à Vertus. En 1939, il entre au lycée à Reims.

1943, travaille dans une ferme à Landréau, en Loire Inférieure à l’époque, pour échapper au STO.

Août 1944, il entre dans la Résistance à Guemené–Penfoo / Plessé, toujours dans ce même département.

6 septembre 1944, le cavalier Benoist est affecté dans le 3 e bataillon FFI.

26 septembre 1944, cité par le lieutenant Père du 2 e escadron FFI, pour avoir mis hors de combat une patrouille allemande.

6 novembre 1944, il porte secours en terrain découvert à deux de ses camarades blessés, ce qui lui vaudra d’être cité à l’ordre du régiment avec attribution de la croix de guerre avec étoile de bronze.

27 février 1945, il effectue son service militaire.

31 mars 2010, reçoit le diplôme d’honneur des combattants de 39/45.

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« l’union » 200831a

CHÂLONS – LITTÉRATURE : La troisième vie du colonel Maufinet

 


Alain Maufinet n’a jamais cessé d’écrire même quand il était dans l’armée.

Après une carrière dans l’immobilier et dans l’armée, Alain Maufinet consacre sa retraite à l’écriture.

Auteur de plusieurs ouvrages publiés sous le pseudonyme d’Alain Badirac, son nom de plume lié au village de Baliracq-Maumusson situé dans les Pyrénées-Atlantiques, ce Bigourdan d’origine aujourd’hui établi à Châlons-en-Champagne vient de publier son sixième roman, Le chant des brisants, cette fois sous son vrai nom.

Il débute sa carrière dans l’armée par goût de l’aventure et des voyages en 1969. Il sillonne de nombreuses régions de France et parcourt le monde pour y effectuer différentes missions, en Afrique et dans les pays arabes, tout en gravissant les échelons. Après trente années de service, il prend sa retraite en 1999 avec le grade de colonel, et deux distinctions honorifiques : l’ordre national du mérite et la légion d’honneur. Il entame alors une nouvelle carrière professionnelle, dans l’immobilier cette fois, et devient directeur d’agence à Asnières, en région parisienne. Un deuxième épisode de quinze ans d’une vie décidément bien remplie.

À partir de 2011, il reprend l’écriture, une passion qui remonte à l’adolescence « Au lycée, j’ai obtenu plusieurs prix en rédaction et j’aurais aimé continuer dans cette voie mais mon père était un homme très strict qui considérait les arts, le théâtre, la musique, la peinture ou l’écriture comme des choses futiles, pas des métiers. »

À l’armée, en plus des rapports à rédiger, il a réussi à écrire et monter « des spectacles sons et lumières militaires à Troyes. » Lors d’une affectation à Draguignan, dans le Var, il participe à la rédaction du journal militaire de l’escadron en proposant quelques chroniques relatant les histoires que racontait son grand-père. Un succès auprès des lecteurs de courte durée puisque certains détracteurs jugeaient que ces récits de grand-père n’avaient rien à faire dans un journal militaire.
Ces aléas n’altèrent pas sa passion. Il continue d’écrire et publie alors quatre romans sous son nom de plume, Passion clair-obscur, La pluie soleil, Les griffes de la vie et Souffles de vie, un recueil de nouvelles. Le premier roman estampillé Alain Maufinet, Les larmes du désert, paraît en 2018 et recueille de bonnes critiques. En 2020, il rejoint la maison JDH Éditions qui inaugure Magnitudes, une nouvelle collection littéraire.

de la France à l’Île Maurice

Marié à une Mauricienne et amoureux de ce petit bout de terre de l’océan indien, Alain Maufinet situe son histoire à l’île Maurice là où Arnaud, un jeune français, connaît un soubresaut brutal dans son existence. Le souvenir de son unique passion de jeunesse pour une femme d’affaires américaine, dix ans plus tôt, se réveille. Victime d’un accident mortel, elle lui avait laissé un héritage. Il l’ignorait. De retour, pour un pèlerinage, Arnaud se laisse captiver par la mélodie ensorcelante des brisants. Il intrigue, sans déceler le danger qui le guette. La suite est à découvrir en feuilletant ce roman dans lequel le lecteur voyage de la métropole à l’île Maurice mais aussi à travers le temps puisque le passé a des conséquences sur le présent.

De notre correspondant Michel Zelazny

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« l’union » 200824a

REIMS - ILS ONT MARQUE REIMS : John Littleton, devenu Rémois par amour

 


Rencontre souriante avec Mgr François Marty.

Décédé il y a 22 ans jour pour jour, celui qui fut l’un des chanteurs préférés de gospel de sa génération, enregistrant plus de 75 disques, a vécu une partie de sa vie à Reims.

Les Rémois qui ont eu le privilège d’assister au dernier concert de John Littleton en la cathédrale de Reims l’ont gravé à jamais dans leur mémoire. Évoquer aujourd’hui cet Américain, devenu Rémois par amour, va réveiller le souvenir d’un artiste trop tôt disparu, qui a fondé ici une famille en épousant Jeanine Diblik, avec laquelle il a eu deux enfants, Doris et Patrick. Décédé en 1998, il repose au cimetière de l’Est.

John Littleton est né dans une plantation en Louisiane, à une date approximative puisqu’à cette époque, il n’y avait là pas vraiment de registre d’état civil. Il l’explique lui-même dans un ouvrage paru en 1982, sous le titre Chanter l’amour, crier l’espoir… Il y raconte son enfance, dans « cette vieille Louisiane d’Amérique, berceau de mon peuple ».

Très jeune, il perd sa mère et il est élevé, avec ses deux frères et ses deux sœurs, par un père à la fois pasteur et cultivateur, qui à la mort de son épouse, ne peut conserver la ferme. John doit donc travailler très tôt, mais c’est à l’école et à l’église que sa voix à nulle autre pareille est remarquée. À ce moment-là, il ressent « la magie de la musique, qui abattait les murs de la ségrégation ».
Ses professeurs l’engagent alors à en faire son métier : répertoire semi-classique, comédie musicale avec quelques galas en Californie.

À 16 ans, il part vers Paris : « Ce fut alors des jours difficiles, mais j’ai tenu bon »… En service dans l’armée américaine, il chante dans les bases stationnées en Allemagne et en France, et notamment à Reims. C’est là qu’il rencontrera puis épousera la fille de Jean et Estelle Diblik (qui tenaient un studio de photo réputé avenue Jean-Jaurès). Ses beaux-parents lui conseilleront d’étudier le classique au Conservatoire de Paris. Sa voix y fera merveille : il y obtient un premier prix de chant, un premier prix d’opéra et un 2 e prix d’opéra-comique.

Mais il n’oublie pas que sa vocation est née en Louisiane, là où les églises servaient d’écoles (l’enseignement officiel était pour les « blancs »), où le travail des champs se faisait en chantant des « spirituals » nobles, porteurs d’espoir, sur des paroles d’inspiration biblique et un rythme africain. En 1960, diverses rencontres artistiques le ramènent vers ses racines et le chant liturgique. On lui demande des « Spirituals à la française ». Il écrit des musiques et des textes, chante ceux du père Maurice Debaisieux au cours d’un rassemblement de 50 000 jeunes au Parc des Princes, un événement Eurovision pour « Paris 67 ». Odette Vercruysse lui offre également un répertoire : le titre Amen sera un succès planétaire et les tournées s’enchaîneront, avec halte au festival Sacro song, devant le futur pape Jean-Paul II.

Cependant, certains s’émeuvent alors de l’ouverture des églises à des « expressions contemporaines » : il en est affecté au point d’avoir besoin de faire un voyage en Louisiane, où il retrouve son père et les églises de son enfance, pour reprendre force et convictions.

Il va ensuite poursuivre son combat « contre l’intolérance, l’indifférence, l’ignorance, contre tout ce qui empêche chaque homme d’accepter l’autre comme son frère », une volonté qu’il exprimait dans les dernières phrases de son livre : « Certes ce n’est pas facile, mais tant que je vivrai, je n’aurai que cette ambition : chanter l’amour et crier l’espoir ».

De notre correspondante Thérèse Delesalle


Bio express

 


Naissance

dans une plantation à Talluhah, en Louisiane, vers 1930.

En France
depuis l’âge de 16 ans. Conservatoire de Paris de 1950 à 1956.

Mariage
à Reims avec Jeanine Diblik le 9 juillet 1957. Deux enfants. Six petits-enfants.

Décès
le 24 août 1998.


Une rue à son nom ?

 

Tout comme lui, sa famille rémoise aime la discrétion. Mais il serait juste que cet artiste généreux, à la modestie légendaire, aussi heureux de chanter devant des milliers de personnes que dans une salle villageoise, soit reconnu à Reims, comme un artiste ayant fait honneur à une ville dont il n’a pas, semble-t-il, reçu la médaille. Mais il a celle de la Ville de Paris, la Légion d’honneur lui a été épinglée à l’Élysée et il est chevalier de l’Ordre de Saint Grégoire. Le Grand prix de l’Académie Charles-Cros lui a été décerné. Il n’y a pas si longtemps, le maire de Reims avait évoqué la possibilité de donner le nom de l’artiste à une rue de la ville.

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« l’union » 200823a

EPERNAY – Aÿ – EVENEMENT : Juan Romero, félicité et remercié

 


Dominique Lévêque, Juan Romero, Carmen Calvo, Christophe Rouillon et José Manuel Albares.

La vice-présidente d’Espagne a témoigné sa reconnaissance à l’ancien déporté républicain espagnol.

Juan Romero, 101 ans, était à l’honneur, hier, en mairie d’Aÿ. Engagé dans l’armée républicaine à 17 ans, après le coup d’État du général Franco en Espagne, le centenaire a eu une vie plus que remplie. Réfugié, légionnaire, prisonnier, déporté dans le camp de concentration de Mauthausen, en Autriche, en 1941 où il restera quatre ans, puis libéré et naturalisé français, il coule aujourd’hui des jours paisibles dans sa petite maison d’Aÿ. Mais hier, il a reçu une sacrée visite .

Carmen Calvo, vice-présidente d’Espagne, entendez numéro 2 du gouvernement, accompagnée de l’ambassadeur d’Espagne, José Manuel Albares, est venue le saluer, le féliciter et lui remettre un diplôme de Déclaration de réparation et de reconnaissance personnelle. Ce document est attribué aux victimes de persécutions et de violences pendant la guerre civile espagnole et la dictature franquiste. « Un geste très fort politiquement », résume Patrick Sanchez, représentant des Républicains espagnols, qui a bataillé pour obtenir cette reconnaissance officielle. Un grand moment d’émotion aussi pour la famille de Juan Romero. « Jamais, nous n’aurions pensé vivre ce moment », a déclaré Jeannine Romero, une de ses filles : « Nous sommes très fiers du parcours de papa, il représente aujourd’hui tous ses compatriotes qui ont disparu ».

Un moment historique aussi pour la ville d’Aÿ qui a accueilli, à la fin de la deuxième guerre mondiale, dix-sept réfugiés republicains espagnols dans un camp de transit avant que ces derniers ne soient dirigés à l’hôtel Lutétia (centre d’accueil et de contrôle des déportés). Juan Romero s’étant lié d’amitié avec une Agéenne qui lui trouve du travail et un logement, ses compatriotes le suivent et s’installent eux aussi à Aÿ. Le maire Dominique Lévêque, a d’ailleurs rappelé à l’assemblée qu’enfant, dans son école, il y avait de nombreux écoliers avec des noms à consonance hispanique. De véritables liens se sont créés depuis.


Frédérique Pétré

Comment se porte juan Romero ?

 

À 101 ans, Juan Romero porte encore la veste de costume et la cravate avec élégance. Sa canne ne le quitte jamais. Assis pour écouter les discours dans la salle de la mairie, il la tenait d’ailleurs fermement, samedi. Et vous allez être épaté : le centenaire vit toujours dans sa maison à Aÿ. « Il est très fatigué », indique sa fille Jeannine, cadette des quatre enfants, « mais on le bichonne au maximum ! ». Une infirmière passe le voir tous les jours et ses enfants se relaient pour être constamment aux petits soins pour lui. Ses repas lui sont livrés. Comment occupe-t-il ses journées ? « Il regarde beaucoup la télé, il lit et adore écouter de la musique espagnole ». En ce samedi de fête, où il était à l’honneur -même la télé espagnole l’a filmé- pas d’extra pour Juan Romero, ni de restaurant. Ses proches avaient prévu de rester auprès de lui. Tout simplement.

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« l’union » 200821a

EPERNAY – AY - EVENEMENT : Hommage historique pour Juan Romero

 


Juan Romero est le dernier déporté républicain espagnol. Archives Margaud Déclemy

Le dernier déporté républicain espagnol vivant reçoit samedi la vice-présidente de son pays d’origine.

Peut-il y avoir plus bel hommage pour l’homme qui a fait face au fascisme de Franco puis au nazisme d’Hitler ? Après avoir obtenu la Légion d’honneur il y a quatre ans (lire par ailleurs), Juan Romero s’apprête à recevoir la visite ce samedi 22 août dans la matinée de Carmen Calvo, la numéro 2 du gouvernement hispanique.

Des instants qui seront forcément chargés en émotion. « Il est le dernier déporté républicain espagnol. Ce genre d’hommage est exceptionnel car c’est une première depuis 80 ans et il recevra les reconnaissances de l’État », dévoile Patrick Sanchez, représentant de l’association Mémoire historique des républicains espagnols.

Jeune homme, il s’engage dans l’armée républicaine après le coup d’état de Franco en 1936. Il a alors à peine 17 ans. « Pour moi, l’Espagne ne pouvait pas être autre chose qu’une République, je suis parti sur le front de Madrid », confiait-il dans ces colonnes en 2016.

quatre ans d’enfer à Mauthausen

Résistant tant bien que mal avec ses camarades de guerre, il est finalement forcé à l’exode en France où il s’engage rapidement dans la Légion étrangère. Capturé par les Allemands, Juan Romero est envoyé au camp de Mauthausen où il y passe quatre ans. Quatre ans d’enfer dont il ne préfère pas entrer dans les détails.

Pendant un quart de siècle, il travaille dans les vignes du secteur tout en livrant son témoignage bouleversant, touchant. Samedi, l’homme qui préfère habituellement rester dans l’ombre sera bien sous les projecteurs.

Gauthier Hénon


Bio express

 

Après le coup d’État du général Franco
en 1936, Juan Romero s’engage dans l’armée républicaine. Il a alors 17 ans.

Défait trois ans plus tard,
il est contraint à l’exode et prend la direction de la France pour qui il s’engage rapidement.

Juan Romero
part alors pour l’Algérie, le front libyen, puis français. Arrêté avec ses camarades de la Légion, il est arrêté et envoyé dans un camp de prisonniers.

Le 5 août 1941,
reconnu républicain espagnol, il est déporté à Mauthausen.

Le camp est libéré
par les Américains le 5 mai 1945. Juan Romero est rapatrié en France, à Aÿ dans un centre d’accueil.

Naturalisé français en 1951,
il ne retourne dans son pays natal qu’en 1960.

Le 9 juillet 2016,
il reçoit la Légion d’honneur des mains d’Yvette Lundy, résistante marnaise.

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« l’union » 200817a

PAYS D’EPERNAY - Série une plaque, une histoire 3/5 : Edouard Nicaise, natif de Mareuil-le-Port

 


Le Professeur Nicaise a donné son nom à une rue et au collège de Mareuil-le-Port.

Chaque lundi, retrouvez les histoires qui se cachent derrière certaines bâtisses.

Une discrète plaque apposée sur la façade d’une maison, sise au 41 de l’avenue Paul-Doumer à Mareuil-le-Port, rappelle qu’« Ici est né le Pr Édouard Nicaise, membre de l’académie de médecine, 1838 – 1896 ».

Ce personnage familier pour les habitants de la commune et de ses alentours, puisqu’une rue et le collège portent son nom (voir ci-contre), a aussi laissé son empreinte dans le domaine médical.

Jules Édouard Nicaise est né à Port-à-Binson le 10 mai 1838. Selon son acte de naissance, son père est alors propriétaire et marchand de bois. À 22 ans, Édouard Nicaise commence des études de médecine et obtient son doctorat 6 ans plus tard, puis l’agrégation en 1872, après deux thèses de chirurgie. L’une consacrée au « Diagnostic des maladies de la hanche », l’autre intitulée « Des plaies et de la ligature des veines ». Entre-temps, en 1870, Édouard Nicaise a épousé Marie Benoot, en Suisse, avec laquelle il aura deux enfants, Victor et André.

Professeur à la faculté de médecine de Paris, le docteur Nicaise exerce également comme chirurgien des hôpitaux. Tout au long de sa carrière, le professeur Nicaise multiplie les publications médicales et assume diverses responsabilités. Notamment la présidence de la Société nationale de chirurgie de 1890 à 1896.

Atteint d’une maladie pendant plus de vingt-cinq ans, il tente de soulager ses souffrances grâce au climat de l’Algérie ou de Nice, mais finit par renoncer à exercer la médecine et la chirurgie, qu’il s’est attaché à pratiquer en faveur de déshérités tout au long de sa carrière. Il se consacre alors entièrement à la recherche et publie de nombreux ouvrages de chirurgie. Il se lance notamment dans l’écriture de l’histoire de la chirurgie française depuis le XIII e siècle, restée inachevée, car la maladie l’emporte.

Jules Édouard Nicaise meurt d’une congestion pulmonaire à son domicile du boulevard Malsherbes à Paris le 31 juillet 1896, à l’âge de 58 ans. Après des funérailles célébrées à l’église de la Madeleine, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Hélène Nouaille

Le collège porte son nom

 

Le collège de Mareuil-le-Port a été construit en 1977. En décembre de la même année, son conseil d’administration décide de le baptiser « collège Professeur Nicaise », du nom de l’illustre médecin natif de la commune.

Les bâtiments initiaux de l’établissement d’enseignement ont depuis disparu. Depuis la rentrée 2013, les collégiens étudient dans une nouvelle construction qui s’inscrit dans une démarche environnementale de développement durable.

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« l’union » 200809a

CHALONS – SUIPPES – NOCES : Soixante-cinq ans d’amour et de bonheur

 


Huguette et Lucien ont eu trois enfants ensemble, dont les deux premiers sont nés au Congo.

À 92 ans, Huguette et Lucien Butin ont fêté leurs noces de palissandre le 6 août. Ils sont les seuls de la commune à fêter cet anniversaire de mariage.

Lucien Butin et Huguette Michelet tous deux 92 ans, elle depuis juin, lui en novembre prochain, ont fêté le 6 août leurs noces de palissandre, un bois dense, doté d’une forte résistance à l’humidité et aux parasites et qui, malgré sa solidité, est facile à sculpter. De belles qualités qu’Huguette et Lucien semblent avoir bien intégrées.

C’est avec l’autorisation du général de brigade (eh oui, il la fallait à cette époque !) que le 6 août 1955 à 17 heures, le fringant militaire, Parisien d’origine, épousait l’élue de son cœur la petite Suippase, ouvrière en laine. À savoir qu’à cette époque, une enquête de moralité était aussi réalisée sur la jeune fille et sa famille.

Maréchal des Logis au 2 e et 3 e régiment d’Artillerie coloniale en garnison à Suippes, Lucien est arrivé dans la commune en septembre 1953 après trente-six mois en Indochine et a fait la rencontre de la sage Huguette. Vont suivre une dizaine d’années d’« errance » au gré des affectations de Lucien.

Tout d’abord Brazzaville (Congo) où Lucien est affecté en novembre 1955 et que sa jeune épouse rejoint en janvier 1956. Elle, qui quitte pour la première fois son Suippes natal par moins 20º, arrive à Brazzaville par plus 45º. Lucien le reconnaît, avec encore beaucoup d’émotion, « ce fut un moment de très grand bonheur » . Ils y resteront deux ans et demi. C’est là que naîtront Viviane puis Guy avant un troisième enfant en 1959 à Châlons alors qu’ils sont de retour en France.

Retraité de l’armée depuis février 1965

Puis ce sera l’Algérie durant vingt-huit mois avant le Gabon (à Libreville) durant trente mois où il était trésorier de l’armée gabonaise. Ce qui lui a valu de nombreuses décorations, parmi lesquelles la légion d’honneur, dont il est le seul détenteur à Suippes.

En retraite de l’armée depuis février 1965, il a occupé plusieurs postes de gestionnaire jusqu’en 1983 avant de démarrer une retraite active de bénévole dans le milieu associatif. Il va mettre toute son énergie et son aptitude aux calculs et aux chiffres au service d’activités paramilitaires dans le monde des anciens combattants (ACPG, médaillés militaires, ASMAC…) et d’associations civiles, initiateur des tournois de tarot, de belote en tant que joueur mais aussi d’organisateur, de même que les thés dansants et les voyages des anciens combattants de la section de Suippes.

« Une vie pleine de découvertes et de bons souvenirs » ensemble. L’Europe, l’Asie et l’Afrique en tant que militaire, et l’Amérique pour rendre visite à sa sœur ainsi que des voyages de loisirs en début de la retraite. « Une vie riche et variée » qu’ils sont ravis d’évoquer. Que ce soit « les énormes ananas et bananes du Congo, les expéditions familiales en traction, 2CV ou Dauphine, dignes parfois des routes de l’impossible » .

La commune a pour tradition de réunir en octobre les couples qui totalisent 50, 60, 65 ans de mariages. Huguette et Lucien seront les seules noces de palissandre.

4

Soit le nombre d’affectations de Lucien Butin, avec l’armée, en Afrique et en Asie. Le militaire a fait l’Indochine, le Congo, l’Algérie et le Gabon


De notre correspondante Christiane Clément

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« l’union » 200717a

VITRY-LE-FRANCOIS – UN JOUR, UNE HISTOIRE : Un Ruban rouge à Bussy-le-Repos

 


Pierre Lefranc, qui a travaillé auprès du général de Gaulle, cernait bien cette figure de France.

Automne 1999-

Cela lui tenait à cœur. Remettre la croix de chevalier de la Légion d’honneur à Vahé Pascal Davidian qui était incollable sur le séjour du général de Gaulle au Liban et vouait à l’homme du 18-Juin, un immense respect aussi, Pierre Lefranc n’hésite pas à quitter Paris pour venir dans le pays vitryat à Bussy-le-Repos, récompenser son ami. Premier président de la Fondation de Gaulle et gardien des valeurs authentiques du Général, il est heureux de se retrouver en petit comité autour de combattants volontaire de la Résistance, pour décorer celui qui a découvert son nom dans la promotion du 14 juillet 1999. Pierre Lefranc dont le parcours de Résistant est incontestable et l’action au sein du Bureau central de renseignement et d’action (BCRA) est un combattant mais aussi un homme de cabinet. Il cite quelques anecdotes témoignant de sa proximité. « À l’Élysée, je lui demande comment l’appeler : Eh bien ! me répond-il, je ne suis plus général ? ». Il décrit la force de caractère, la détermination, ce refus du renoncement même lorsque les choses sont complexes. Il n’a que faire des compromis boiteux et aime les choses claires. Il s’agace dans la période des attentats de l’OAS d’entendre : « Faites attention mon général ». Il cingle : « C’est ce que l’on me dit du matin jusqu’au soir ». À bâtons rompus, il le décrit au quotidien : « Il ne demandait presque rien pour lui, avait à l’égard des autres des marques de courtoisie, de respect, parfois de considération. Colonel, il avait porté le deuil d’un soldat de son régiment ; chef de l’État, il manifestait de l’intérêt pour ses plus modestes collaborateurs ».

HERVÉ CHABAUD

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« l’union » 200716b

REIMS – CORMONTREUIL : Avis de décès


Avis de décès paru dans le journal L’union du 16 juillet 2020


CORMONTREUIL
 
Le président et le comité FNACA

ont la tristesse de vous faire part du décès de

André TIMAL

Ancien combattant d’AFN
Médaillé de la Légion d’Honneur
Porte drapeaux.

 
La cérémonie religieuse sera célébrée le vendredi 17 juillet à 14 h 30 en l’église de Cormontreuil.

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« l’union » 200716a

REIMS – CORMONTREUIL – HOMMAGE : André Timal est décédé

 


Il a été fait chevalier de la Légion d’honneur.

Né le 10 décembre 1935 à Reims, André Timal a passé la plus grande partie de son existence à Cormontreuil. Il vient de décéder dans sa 85 e année des suites d’une cruelle maladie.

Appelé sous les drapeaux le 3 juillet 1956, il a effectué ses classes au Centre d’instruction 1 de Verdun avant d’intégrer le 151 e RIM. Il embarque pour l’Algérie le 1 er novembre 1956 où il est affecté à la 5 e Compagnie de Bardy Ben Osman. Il participe à toutes les opérations avec honneur et obtient le grade de caporal. Par son courage en opérations, il est cité deux fois à l’ordre du régiment.

Il revient en métropole après 28 mois de service. Engagé à la SNCF en tant qu’aiguilleur, André prend sa retraite en 1990. Mais il ne reste pas inactif. Adhérent à l’association des Anciens combattants ainsi qu’à la MJEP à la section vélo puis à la Fnaca où il était le porte-drapeau depuis 1999, André Timal était de toutes les cérémonies militaires et aidait souvent à l’encadrement de défilés (carnaval MJEP, fêtes…)

Il a été décoré de la croix de la valeur militaire avec deux citations ; la médaille militaire et a été fait chevalier de la Légion d’honneur le 11 novembre 2016.

C’est en rentrant de l’armée qu’il s’est marié avec Arlette Margez avec qui il a eu 4 enfants, 7 petits-enfants et 4 arrière-petits-enfants à qui L’union adresse ses condoléances. Ses obsèques auront lieu ce vendredi 17 juillet à 14h30 en l’église Saint-André de Cormontreuil.

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« l’union » 200713a

EPERNAY - CUMIERES : Avis de décès


Avis de décès paru dans le journal L’union du 13 juillet 2020


MAILLY-LE-CAMP, CUMIÈRES
 
Madame Colette LAVAL, son épouse ;
Patrick et Agnès, Stéphane (✝) et Nathalie, Bernard,
ses enfants ;
Julien et Phaline, Charline, Modestie, ses petits-enfants ;
Julian, Cruz, Aude, Ylies, ses arrière-petits-enfants ;
Monique et Robert MERGEM, sa soeur et son beau-frère ;
Jacqueline, Renée, ses belles-soeurs ;
Danièle JAEGER, sa belle-soeur ;
Ses neveux, nièces,
ainsi que toute la famille,

ont la douleur de vous faire part du décès de

Monsieur Bernard LAVAL

Colonel en retraite,
Chevalier de la Légion d’Honneur,
Ancien maire

 
dans sa 77ème année.

Ses obsèques ont été célébrées dans l’intimité.

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« l’union » 200710a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Un Châlonnais au gouvernement Castex

 

L’information circulait depuis l’annonce du nouveau gouvernement. Elle a été confirmée dans le Journal officiel de ce mercredi. Le Châlonnais Philippe Gustin, l’actuel préfet de Guadeloupe, est officiellement nommé directeur de cabinet de Sébastien Lecornu, le nouveau ministre des Outre-Mer.

Chevalier de la Légion d’honneur, Philippe Gustin est né le 24 mars 1960 à Châlons-sur-Marne où son père militaire avait été muté cette année-là.

Celui qui est donc natif de Châlons-sur-Marne connaît bien Sébastien Lecornu. Les deux hommes ont déjà travaillé ensemble d’avril 2015 à décembre 2016 au conseil départemental de l’Eure. Philippe Gustin était alors directeur général des services et directeur de cabinet du jeune président du conseil.

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« l’union » 200709a

REIMS - NECROLOGIE : Décès du fondateur de Renaissance Saint-Remi

 


Pierre Burguet était originaire de Savoie. Archive

Pierre Burguet s’est éteint dimanche dernier à l’âge de 90 ans. Originaire de la Savoie, où il retournait régulièrement et où il reposera, il avait fait l’essentiel de sa carrière professionnelle à la chambre de commerce de Reims, en tant que directeur général.

Son nom évoquera aussi sans doute des souvenirs aux amoureux de la basilique Saint-Remi, car c’est lui qui fonda, à la demande du maire de l’époque Jean Taittinger, l’association Renaissance Saint-Remi encore active aujourd’hui. « Et il a présidé l’association pendant 40 ans ! précise Camille Mangin, qui lui a succédé à cette fonction ; et on lui doit beaucoup de choses : c’est lui qui a été à l’initiative de la reconstruction des grands orgues, c’est lui qui a lancé les dimanches de la musique, qui a créé le son et lumière… » D’autres casquettes s’ajoutèrent à celle-ci, traduisant la forte implication de Pierre Burguet dans la vie locale, comme celle de président du comité de jumelage Reims-Salzburg, celle de président de la radio chrétienne francophone RCF, ou encore celle de vice-président de l’association locale de la Légion d’honneur, sans oublier son engagement de chrétien au sein de la paroisse Saint-Remi.

Ses obsèques auront lieu vendredi 10 juillet dans la commune de Viviers-du-Lac en Savoie. À sa famille, à ses proches et à tous ceux que la disparition de Pierre Burguet met dans la peine, L’union présente ses condoléances.

Antoine Pardessus

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« l’union » 200707b

REIMS : Avis de décès


REIMS


Avis de décès paru dans le journal L’union du 22 juin 2020


REIMS
 
Madame Pierre-Olivier BURGUET,
née Françoise SAINT-MARTIN, son épouse ;
Sylvie et François ROUGNON,
Isabelle et Eric MANDRON,
Martine et Emmanuel VIEL,
Patrick et Béatrice BURGUET,
ses enfants ;
Olivier et Sophie, Marine et Frédérik, Amélie,
Pierre et Auriane, Marie, Charles,
Marion, Antoine, Grégoire,
Claire, Hélène, Pierre-Louis, Joseph, Clémence,
ses petits-enfants ;
Paul, Octave,
Raphaël,
ses arrière-petits-enfants,

ont la tristesse de vous faire part du rappel à Dieu de

Pierre-Olivier BURGUET

Chevalier de la Légion d’honneur,
Officier dans l’ordre national du Mérite,
Ancien directeur de la Chambre de commerce et d’industrie
de Reims et d’Epernay.

 
survenu le 5 juillet 2020 dans sa 91ème année.

La cérémonie religieuse sera célébrée vendredi 10 juillet à 10 heures, en l’église Saint-Vincent de Viviers-du-Lac (Savoie).

Une messe d’action de grâces sera célébrée à l’automne en la basilique Saint-Rémi de Reims.

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« l’union » 200707a

REIMS : Avis de décès


Avis de décès paru dans le journal L’union du 07 juillet 2020


REIMS
 
Le président, le conseil d’administration et les membres de l’association RENAISSANCE DE SAINT-REMI

ont la tristesse de faire part du décès de leur président fondateur

Pierre BURGUET

Chevalier de la Légion d’Honneur
Officier de l’Ordre National du Mérite

 
et adressent leurs sincères condoléances à sa famille.

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« l’union » 200624a

EPERNAY – PASSY-GRIGNY : La mémoire de Passy-Grigny

Les combats du 11 juin 1940 ont été intenses dans ce village marnais, pas très éloigné de Dormans.

Les soldats de la 10e compagnie du 31e régiment d’infanterie s’y sont distingués. Le lieutenant Lucien Save, 30 ans, un instituteur de Corbigny dans la Nièvre, s’y est sacrifié avec quatre de ses hommes pour freiner la progression de l’avant-garde de la 88e division d’infanterie allemande.

Lucien Save a été nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume et a reçu la croix de guerre avec une citation à l’ordre de l’armée.

Un lecteur tenait à le rappeler. Déjà lors du 70e anniversaire, le Rémois Alain Jacquart avait évoqué, dans la commune, ce fait d’armes.

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« l’union » 200623a

VITRY-LE-FRANÇOIS, SONGY : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 23 juin 2020


VITRY-LE-FRANÇOIS, SONGY
 
Monsieur Yves AMBEL, président de la section Marne,
Madame Françoise ARVOIS, présidente du comité de Vitry-Le-François,
ainsi que tous les membres de la Légion d’honneur,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Jacques ENGEL

Chevalier de la Légion d’honneur

 
Ses obsèques ont lieu ce jour à 15 heures en l’église de Songy.

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« l’union » 200622a

SONGY : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 22 juin 2020


SONGY
 
Madame Viviane ENGEL née COLSENET, son épouse ;
Carole et Jean-François, ses enfants ;
Camille, sa petite-fille ;
Ses beaux-frères, ses belles-soeurs,
ses neveux et nièces,
ses amis,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Jacques ENGEL

Officier de la Légion d’honneur
Croix de la Valeur militaire

 
survenu le 19 juin 2020, à l’âge de 83 ans.

La cérémonie religieuse sera célébrée le mardi 23 juin 2020 à 15 heures en l’église de Songy.

La famille remercie les personnes qui prennent part à sa peine.

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« l’union » 200611a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE – HISTOIRE : Châlons se souvient du général Janssen

 


Le général Gaston Janssen : sa mort touche les Châlonnais.

La mort du général Gaston Janssen, officialisée à Châlons-sur-Marne à la mi-juillet 1940, est douloureusement ressentie dans la ville préfecture où il stationnait avant-guerre, au 36, rue Pasteur. Le courageux commandant de la XII e division d’infanterie motorisée, dont l’abbé Pierre Gillet était l’un des trois aumôniers, périt au cours de l’opération Dynamo de repli des troupes britanniques et françaises à Dunkerque, le 2 juin 1940, au fort des Dunes à Leffrinckoucke.

Ce polytechnicien et artilleur aux brillants états de service durant la Grande Guerre, venait de combattre en Belgique et dans le nord de la France. « Je l’avais vu pour la dernière fois dans des circonstances tragiques au petit matin du 19 mai. Nous étions en pleine retraite, harassés, harcelés par les Allemands que nous avions mission de contenir. Au moment de retraverser à pied la frontière franco-belge, en face de Valenciennes, j’avais aperçu notre général, debout sur le bas-côté de la route au pied d’un ouvrage de la ligne Maginot du Nord qui aurait dû être dans l’attente fiévreuse de l’ennemi et qui était ouvert à tous vents, abandonné sur ordres sans doute. Le général était grave, au bord des larmes. Il me dit alors quelques mots d’encouragement sortis du cœur. Lors de sa mort, j’étais déjà prisonnier à Lille depuis trois jours et je ne l’ai pas su alors » , a témoigné l’abbé Gillet.

Le général Janssen a été promu à titre posthume au grade de commandeur de la Légion d’honneur. Une rue aujourd’hui de Châlons-en-Champagne porte son nom et est perpendiculaire à la rue Clovis-Jacquiert.

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« l’union » 200605a

EPERNAY – ASSOCIATION : Les Médaillés militaires jouent leur survie

 


Robert Gautier et Auguste Héry étaient des figures emblématiques de l’association.

L’association est endeuillée par la perte de son président et de son doyen.

La 593 e section des Médaillés militaires d’Épernay et de sa région a été durement éprouvée par la Covid-19. Elle a perdu son président, Robert Gautier et son doyen Auguste Héry.

Décédé le 30 mars à l’âge de 80 ans, Robert Gautier, major retraité de la gendarmerie, était le président de la section de la Médaille militaire d’Épernay et trésorier du Souvenir français. Ardennais d’origine, il exerce quelques années à la SNCF avant l’appel sous les drapeaux et une carrière dans la gendarmerie qu’il termine en 1996 au grade de major adjoint au Commandant de Compagnie d’Épernay.

Il était titulaire de la Médaille militaire, Chevalier de l’Ordre national du mérite, de la Croix du Combattant, de la Commémoration Algérie agrafe Sahara. À l’heure de la retraite, il reste à Épernay et s’implique dans le tissu associatif local, notamment en occupant la présidence de la section de la Médaille militaire d’Épernay.

Le 1 er avril, c’est Auguste Héry, le doyen de la section qui est décédé à l’âge de 95 ans. Sa longue carrière dans la gendarmerie menée en Algérie puis en France s’est achevée à Épernay en tant qu’adjudant-chef adjoint au Commandant de la Compagnie d’Épernay. Il était Chevalier de la Légion d’Honneur et de l’Ordre national du Mérite, titulaire de la Médaille militaire, de la Croix du combattant, de la Commémoration Algérie agrafe Sahara, de la Distinction des Justes parmi les nations.

Robert Gautier et Auguste Héry s’impliquaient tous deux dans le Cercle des retraités et veuves de la Gendarmerie UNPRG Marne et l’Amicale des porte-drapeaux d’Épernay et sa région. Compte tenu de leur disparition, c’est Raymond Lemaire, le trésorier de la section, qui assure l’intérim dans l’attente d’une assemblée générale qui sera convoquée dès que la situation sanitaire le permettra, en vue de désigner un nouveau président et de former un nouveau bureau.

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« l’union » 200601a

MARNE - HISTOIRE - CHRONIQUE D’UN EXODE : Rejoindre la France libre combattant

 


Décédé le 4 mai 2019, Charles Flamand était grand’croix de la Légion d’honneur et cité seize fois.

En juin 1940, Charles Flamand poursuit le combat puis rejoint le général de Gaulle.

Charles Flamand se sent humilié par le maréchal Pétain et rejoint la Grande-Bretagne pour un tout autre exode.

Alors que son objectif est de gagner la base aérienne de Caen-Carpiquet, l’aviateur Charles Flamand, un ancien de l’École de l’air de Rochefort, qui a été breveté mécanicien sur Bréguet 693, le 3 novembre 1939, est touché au cœur par la demande d’armistice de Pétain qu’il vit comme : « une soumission honteuse », « une lâcheté » avant d’ajouter : « J’ai alors choisi la voie de l’honneur ».

Dans cette France qui va mal avec des milliers de familles qui sont sur les routes et sont des cibles idéales pour l’ennemi, son choix est fait. Il continue le combat et souhaite ne pas être le seul. Il est encore confiant en raison de quelques exploits de l’aviation de chasse qui lui ont été rapportés.

Gagner l’Angleterre

Le seul moyen d’y parvenir est gagner le Royaume-Uni et d’échapper à la captivité. Il se fait inscrire pour embarquer à bord de l’un des deux quadrimoteurs disponibles, des Farman 222 comme volontaire pour gagner l’Angleterre. Le 20 juin, le moment du départ est venu, l’appareil décolle : « Je ne peux décrire la joie intérieure que j’ai éprouvée en cet instant. Je n’avais pas perdu espoir de partir. C’était un nouveau départ ». L’avion français est intercepté par un Avro-Anson britannique du Costal Command qui les conduit pour se poser à New-Quay, sur une base de la RAF. « J’ai été transféré avec les membres de l’équipage près de Cardiff, sur la base de Saint-Athan où j’ai appris qu’étaient rassemblés les aviateurs français qui avaient quitté la métropole ».

Après un questionnement sur sa situation militaire dans l’armée de l’air et sa volonté de combattre dans la RAF, Charles Flamand reçoit un paquetage complet ainsi que le « Pay-Book » qu’il a offert au mémorial des traditions de l’escadron Bretagne sur la base d’Istres. « J’étais impatient de repartir pour des missions de bombardement et je n’étais pas le seul mais les bombes de la RAF ne s’adaptaient pas sur les lance-bombes d’un Farman. J’ai aussi compris qu’il fallait passer par une mise en condition opérationnelle made in England ! »

Charles Flamand qui n’a pas entendu l’appel du 18-Juin et s’est engagé avec quelques camarades dans la RAF est convoqué le lundi 8 juillet 1940 à Saint Athan pour être présenté par le capitaine Goumin au général de Gaulle. « Il nous a déclarés tout de go : si vous restez intégrés dans les forces britanniques, tous les combats que vous allez mener, tous vos sacrifices, seront perdus pour la France. Au contraire, si vous restez sous commandement français, toutes vos victoires seront valorisées pour la France qui en a tant besoin ».

L’aviateur juge le Général : « très impressionnant ». Il veut combattre avec lui. « Je n’avais pas 19 ans. Beaucoup étaient jeunes et pleins d’énergie comme moi. Nous pensions être suivis par un plus grand nombre et surtout à un niveau plus élevé de la hiérarchie. Nous restions obsédés par l’idée que nous avions vu juste et qui si, nous étions obligés de nous battre à mort ce serait en vainqueurs ». Avant d’ajouter : « Le Général m’a convaincu. Mon intégration dans la RAF allait s’arrêter là. J’allais combattre dans les Forces aériennes françaises libres ».

Ce Marnais d’adoption a toujours témoigné avec authenticité de ses engagements.


Textes : Hervé Chabaud

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« l’union » 200515a

REIMS : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 15 mai 2020


REIMS

 
Ses enfants,
ses petits-enfants,
ses arrière-petits-enfants,

ont la tristesse de vous faire part du décès du

Colonel Marc NEUVILLE

Chevalier de la Légion d’Honneur

 
survenu le 14 mai 2020, dans sa 92ème année.

Ses obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité.

Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

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« l’union » 200428a

EPERNAY : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 28 avril 2020


EPERNAY

 
Le Comité de la Légion d’honneur d ?Épernay,

a la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Robert GAUTIER

Ami de la Société des Membres de la Légion d’honneur
Chevalier de l’Ordre national du Mérite
Médaillé militaire

survenu le 31 mars 2020.

En raison des directives gouvernementales, un hommage lui sera rendu ultérieurement en présence de sa famille

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« l’union » 200425a

MINAUCOURT, MASSIGES, CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 25 avril 2020


MINAUCOURT, MASSIGES, CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE

 
Le président de la Section de la Marne,
le président du Comité de Châlons-en-Champagne
de la Société des Membres de la Légion d’Honneur,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Alexandre ZENTNER

Officier de la Légion d’Honneur
Médaillé militaire
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« l’union » 200422b

REIMS, FONTENAY-SOUS-BOIS, TOURS-SUR-MARNE : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 22 avril 2020


FONTENAY-SOUS-BOIS, TOURS-SUR-MARNE

 
Madame Charles CATHALA,
née Elisabeth SCHOSSELER, son épouse ;
Madame Isabelle CATHALA de RIBAS,
Monsieur et Madame Pierre-Emmanuel BOILEAU,
Monsieur et Madame Pierre CATHALA,
ses enfants ;
Eléonore, Constance, Paul, Adrien, Charles, Elie et Violette,
ses petits-enfants,
ainsi que toute sa famille,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Charles CATHALA

HEC 47,
Président Fondateur de la SOCAR,
Chevalier de la légion d’honneur,
Officier de l’Ordre national du Mérite



survenu le dimanche 19 avril 2020, à l’âge de 96 ans, muni des sacrements de l’église.

En raison des circonstances actuelles, les obsèques se dérouleront à Tours-sur-Marne dans l’intimité familiale, le vendredi 24 avril 2020 à 14 h 30.

Cet avis tient lieu de faire-part.

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« l’union » 200422a

CHALONS, MINAUCOURT, MASSIGES - NECROLOGIE : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 22 avril 2020


MINAUCOURT, MASSIGES

 
Les familles ZENTNER,
ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants,
sa compagne Jacqueline,
ont la tristesse de vous faire part du décès de

Alexandre ZENTNER

Officier de la Légion d’honneur
Médaillé militaire CVM-CCV
Président d’honneur de l’UNC Marne
et OPEX des camps de Champagne
Président fondateur de l’UNC Djebel Argonne 1968
Président fondateur du Memorial AFN 2007
Président fondateur de L’UNC OPEX
des camps de Champagne 2009



survenu le 17 avril 2020, dans sa 86ème année.

Homme libre, Loin des dogmes, des carriéristes et autres sycophantes serviles.
Il a rejoint la longue cohorte de ses compagnons de route.

Selon ses volontés, ses obsèques ont été célébrées dans la stricte intimité familiale.

Il est demandé une pensée pour les défunts de la famille en particulier

son fils, Joel.

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« l’union » 200420a

CHALONS – SAINTE-MENEHOULD -DISPARITION : Décès d’Alexandre Zentner, figure du monde combattant

 


Alexandre Zentner a été officier de la Légion d’honneur, croix remise à Vienne-le-Château.

Figure du monde combattant argonnais et marnais au caractère bien trempé, à la parole forte, infatigable défenseur de l’action sociale et mémorielle, fidèle en amitié, Alexandre Zentner est décédé a-t-on appris ce samedi 18 avril. En 1952, Alexandre Zentner s’engage au 1 er régiment de spahis à Médéa en Algérie. Après sa formation de base, il passe plusieurs spécialités. Son unité est envoyée en Tunisie pour participer au maintien de l’ordre. Il obtient son brevet de chef de peloton. Le 1 er novembre 1954, le 1 er Spahis est envoyé dans les Aurès puis en 1955, il mène des missions au Maroc. Sous-officier de grande qualité, doté d’un sang-froid remarquable, n’hésitant pas à aller au contact dans des secteurs où les missions sont difficiles. Il est durant la guerre d’Algérie blessé et cité à trois reprises. Il reçoit en janvier 1961, la Médaille militaire sur tableau spécial. Au printemps 1962, il regagne la métropole et reçoit plusieurs affectations dans la Marne au fil des années à Reims, Mourmelon-le-Grand puis Châlons-sur-Marne.

En 1969, il demande à faire valoir ses droits à la retraite mais demeure actif dans le monde de la défense et des anciens combattants. Il crée d’abord la section d’anciens combattants de l’Union nationale des combattants (UNC) Dejebel-Argonne puis cofonde l’UNC Marne dont il assurera la présidence. Il devient président fondateur du mémorial AFN-Marne inauguré en 2007 et est président des médaillés militaires de Suippes.

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« l’union » 200417a

VITRY-LE-FRANCOIS : Vitry-le-François pleure Georges Matras

 

 

Dernier article ayant attiré l’attention des internautes, celui qui était consacré à la disparition de Georges Matras (102 ans).

L’homme s’est éteint le 10 avril. Ancien assureur, il avait siégé au conseil municipal. La zone industrielle et artisanale de Vitry-Marolles, c’est lui.

Titulaire de décorations de guerre, M. Matras avait notamment reçu la Légion d’honneur à l’Élysée des mains de François Mitterrand en 1985.

 

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« l’union » 200416a

VITRY-LE-FRANÇOIS - NECROLOGIE : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 16 avril 2020


VITRY-LE-FRANÇOIS

 
Monsieur Yves AMBEL, Président de la Section Marne ;
Madame Françoise ARVOIS, Présidente du Comité de Vitry-le-François,
ainsi que tous les membres de la Légion d’honneur,

ont la grande tristesse de vous faire part du décès de leur ami

Monsieur Georges MATRAS

Vice Président du Comité
Officier de la Légion d’honneur


 
Les obsèques ont eu lieu dans l’intimité familiale.
 

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« l’union » 200416a

VITRY-LE-FRANCOIS – NECROLOGIE : L’adieu à Georges Matras

 


Georges Matras avait fêté ses 102 ans le 7 mars.

Il venait de fêter ses 102 ans. Le vendredi 10 avril, Georges Matras s’en est allé. Il est décédé à la Villa Beausoleil de Loisy-sur-Marne. L’homme a marqué l’histoire de Vitry-le-François et pas seulement.

Né de parents commerçants, le jeune Georges, brillant étudiant en Droit, est ralenti dans son ascension par le début de la Seconde Guerre mondiale. Sous-officier, il est envoyé à la frontière entre France et Luxembourg. Il cantonne là-bas pendant la « drôle de guerre » avant d’être fait prisonnier. Il est envoyé au camp de Namur (Belgique).

Libéré en 1942 pour raisons sanitaires, Georges Matras revient à Vitry. Il est dans la ville quand celle-ci est pilonnée par les bombes en juin 1944. Il trouva refuge dans un abri au Hamois. « Ce qui m’a le plus marqué, c’est la solidarité des Vitryats au lendemain du bombardement » , disait-il.

Devenu assureur, fondateur de la Fédération nationale des Anciens combattants et Prisonniers de guerre (ACPG), Georges Matras s’illustre aussi par son engagement communal. Alors conseiller municipal (il fut adjoint au maire), il fonde le comité de coordination de Vitry, en 1960. On lui doit aussi la zone artisanale et industrielle Vitry-Marolles.

Titulaire de la médaille militaire et chevalier de l’ordre national du Mérite, Georges Matras avait reçu la Croix de guerre 39/45 avec palme et la Croix du combattant 39/45. Il avait été fait chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur en 1985 par François Mitterrand, qui fut un ami proche. Le président de la République lui remit lui-même l’insigne à l’Élysée. Il fut promu officier en 2005, décoré à Reims le 7 mai par la ministre des Armées, Michelle Alliot-Marie. Les obsèques des Georges Matras auront lieu dans l’intimité familiale. L’Union présente à sa famille et ses amis ses plus sincères condoléances.

Philippe Launay

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« l’union » 200411a

EPERNAY – MAGENTA – NECROLOGIE : Joseph Lucchini nous a quittés

 


Joseph Lucchini était Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.

C’est Yvette Lundy, elle-même Commandeur de la Légion d’Honneur à l’époque, qui avait remis à Joseph Lucchini le précieux ruban en octobre 2014 en reconnaissance de son courage et de ses états de service pendant la guerre d’Algérie. La cérémonie s’était déroulée à la mairie de Magenta en présence du Colonel Jean-Pierre Prato, président du Comité de la Légion d’Honneur d’Épernay, des Lieutenants-colonels Claude Metzger et Serge Plaquin, de délégations d’Anciens combattants et de Porte-drapeaux, de membres du conseil municipal, de la famille et des amis du récipiendaire.

Joseph Lucchini, né le 23 mars 1936, a servi en Algérie de 1956 à 1962, en tant que Maréchal des Logis-chef, doté du brevet de parachutiste et du brevet de moniteur parachutiste. Il a participé à des opérations délicates, sauté dans des conditions particulièrement difficiles et s’est distingué pour la précision de ses tirs, son dynamisme et son courage. Ces faits d’armes lui ont valu de multiples décorations : trois citations à l’ordre de la Brigade par le Général Massu, Croix de Reconnaissance pour services rendus à la nation, Croix du Combattant AFN, Croix du Combattant volontaire avec barrettes, Médaille commémorative des opérations du Moyen Orient, Médaille commémorative AFN, Médaille militaire.

Joseph Lucchini vivait avec sa famille à Magenta depuis 1969. Ils étaient entourés de quatre enfants, sept petits-enfants et trois arrière-petits-enfants. L’union leur présente ses bien sincères condoléances.

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« l’union » 200407a

EPERNAY - NECROLOGIE : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 07 avril 2020

ÉPERNAY

Le comité de la Légion d’honneur d’Épernay,

a la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Auguste HERY

Chevalier de la Légion d’honneur


 
En raison des directives gouvernementales, un hommage lui sera rendu ultérieurement.
 

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« l’union » 200402a

EPERNAY – DORMANS - NECROLOGIE : Le dernier Juste de la Marne s’en est allé

 


Auguste Héry (à droite) le jour de la remise de son titre de Juste parmi les nations, au coté de Marcel Burak qu’il avait caché pendant la guerre. Joris Bolomey

Après une vie au service de sa nation, Auguste Héry est décédé. Il avait 95 ans.

En ce premier jour du mois d’avril, Dormans perd l’une de ses figures. Auguste Héry s’est éteint dans la nuit de mardi à mercredi. Il était le dernier Juste du département encore en vie.

C’est en juin dernier, que ce Dormaniste d’adoption avait été reconnu Juste parmi les nations, lors d’une cérémonie à Champvoisy, son village natal. Cette distinction, attribuée par Israël à ceux qui sont venus en aide aux Juifs, pendant l’occupation nazie, venait honorer l’engagement d’Auguste Héry et de sa mère Louise (reconnue Juste à titre posthume) pour avoir hébergé une famille juive d’août 1943 à février 1944 : Salomon et Ginelda Burak et leurs fils Isaac et Marcel. Auguste allant jusqu’à prêter son identité à Isaac, quand il fallut l’hospitaliser pour une opération de l’appendicite.
Une stèle pour que ce pan de l’histoire ne disparaisse pas des mémoires de Champvoisy

Malgré leurs efforts pour ne pas attirer l’attention sur le village, refuge également de la famille Leska (Joseph, Dora, et leurs filles Raymonde, Madeleine et Claudine), une rafle a lieu le jour du carnaval. Seuls Marcel et Salomon Burak en réchappent, grâce à la mobilisation d’une partie de la population. Une rafle qui ne pouvait « découler que d’une dénonciation, déshonorante pour Champvoisy » , disait Auguste Héry, la colère dans sa voix. Il retenait à grand-peine ses larmes lorsqu’il évoquait le sort des Leska et des Burak, partis avec le convoi 69 pour Auschwitz, « sans doute gazés dès leur arrivée le 12 mars 1944. Les gamines avaient 8, 10 et 12 ans ! » .

C’est pour que « ce pan de l’histoire ne disparaisse pas des mémoires de Champvoisy » qu’Auguste Héry s’était employé à l’installation dans le village, d’une stèle en mémoire de ces familles, inaugurée en avril 2018. Elle avait été l’occasion de retrouvailles empreintes d’une grande émotion entre Auguste Héry et Marcel Burak seul rescapé encore vivant. Son titre de Juste parmi les nations, Auguste Héry disait en « être fier », mais le plus important pour lui était qu’il préservait « ce pan de l’histoire », est désormais inscrit dans la base de données du Mémorial de la Shoah.

La résistance à l’occupant d’Auguste Héry ne s’arrête pas là. Le 30 août 1944, il joue un rôle décisif dans des combats qui opposent des groupes clandestins à des soldats allemands. Un engagement qui lui vaut 70 ans plus tard, d’être fait chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. C’était en janvier 2015. Il disait alors : « Je porterai avec fierté la Croix de la Légion d’honneur, mais vous ne trouverez toujours devant vous qu’un homme comme il y en a heureusement une majorité, qui, en leur temps, ont été confrontés à des événements exceptionnels auxquels ils ont fait face ».

Après la Libération, Auguste Héry s’était engagé dans la gendarmerie. Il y fera une brillante carrière, en passant notamment 18 ans en Algérie, de 1946 à 1964. Après 10 ans comme gendarme en pleine guerre d’Algérie, il est rapatrié en France, bardé de citations et de témoignages de satisfaction : médaille militaire, ordre national du mérite, croix du combattant… Il retrouve alors la Marne et termine son parcours de gendarme comme adjoint au commandant de la compagnie de gendarmerie d’Épernay. Il vivait à Dormans depuis qu’il avait pris sa retraite. Il y poursuivait le devoir de mémoire au Mémorial, « rempart contre l’oubli » d’une autre guerre.

Hélène Nouaille

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« l’union » 200401a

EPERNAY – MAGENTA - NECROLOGIE : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 01 avril 2020

MAGENTA

Madame Jeanine LUCCHINI, son épouse ;
Erick et Magali LUCCHINI,
Lucette et Thierry ARDINAT,
Nathalie et Christophe GEOFFROY,
Thierry et Jeanie LUCCHINI
ses enfants ;
Gwladys et Arnaud, Maxime, Gilles et Marion,
Anaïs et Valentin, Chloé et Pierre, Hugo,
ses petits enfants ;
Lucas, Léo, Maxine, Gabrielle,
ses arrière-petits-enfants,
ainsi que toute la famille,

ont la douleur de vous faire part du décès de

Monsieur Joseph LUCCHINI

Chevalier de la Légion d’honneur


 
Ses obsèques seront célébrées dans l’intimité familiale.

Un hommage lui sera rendu ultérieurement.

Cet avis tient lieu de faire-part.
 

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« l’union » 200324a

VITRY-LE-FRANCOIS – ASSOCIATION : Zoom sur le comité vitryat de la Légion d’honneur

 


Le comité vitryat de la Légion d’honneur participe aux différentes manifestations patriotiques.

Samedi 7 mars, médiathèque Albert-Camus, s’est déroulée l’assemblée générale annuelle du comité vitryat de la Légion d’honneur sous la présidence de Françoise Arvois.

Une minute de silence a d’abord été observée en hommage aux adhérents récemment disparus, dont Gisèle Probst (25 avril 2019), résistante et survivante du camp de Ravensbrück. A suivi une séance studieuse en présence d’Yves Ambel, président du comité Marne de la Légion d’Honneur, Jean-Marie Lemoine, général de Corps d’Armée (2 e section), Jean-Pierre Bouquet, maire de la ville et vice-président du comité vitryat, et de Charles de Courson, député de la Marne. Une trentaine d’adhérents avaient fait le déplacement. Ils ont été salués, tout comme les présidents des comités de Reims, Épernay et de Châlons-en-Champagne.

Le rapport d’activités souligne la défense des valeurs morales, la participation aux différentes manifestations patriotiques et aux assemblées générales de la Marne. A été rappelé le bon déroulement de l’assemblée départementale du 30 mars 2019 devant 70 personnes à Vitry-le-François. Les finances du comité sont saines et équilibrées.

À l’agenda 2020 figurent un voyage au mémorial de Dormans, un déplacement à Rembercourt-Sommaisne et un pique-nique à l’étang du château Porcien. Autre projet : donner le nom de Gisèle Probst au collège du Vieux-Port. L’initiative est sur les rails. Avec l’accord de la famille et du département, le conseil d’administration du collège va pouvoir délibérer sur ce sujet.

Les travaux du comité vitryat de la Légion d’honneur ont eu lieu avant les mesures de confinement.

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« l’union » 200320a

EPERNAY – VERTUS : Cérémonie annulée

 

En raison des restrictions sanitaires, la cérémonie de remise des insignes de la Légion d’honneur à Monsieur Ed Benoist, prévue le 25 mars à la salle des fêtes de Vertus est annulée.

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« l’union » 200316a

VITRY-LE-FRANCOIS – LOISY-SUR-MARNE : Georges Matras a fêté ses 102 ans à La Villa Beausoleil

 

Officier de la Légion d’Honneur, président d’honneur de l’Association départementale des combattants prisonniers de guerre de la Marne, plusieurs fois adjoint au maire de Vitry-le-François et ancien assureur, samedi 7 mars, Georges Matras a soufflé ses 102 bougies à La Villa Beausoleil, avec cette bonne humeur qui le caractérise.

Ses proches et le personnel de la maison de retraite n’ont pas résisté à l’envie de lui réserver une petite fête surprise qui depuis tant d’années n’en est plus une à cette date.

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« l’union » 200212a

EPERNAY – VERTUS – COMMEMORATION : Des anciens combattants toujours unis

 


À l’issue de l’assemblée générale, la Marseillaise a été entonnée.

Les anciens combattants étaient en assemblée générale la semaine dernière. L’occasion de dresser le bilan de l’année écoulée et de pointer les difficultés.

Les anciens combattants du secteur de Vertus ont tenu leur cinquante et unième assemblée générale annuelle ce mardi 4 février à la salle Wogner de Vertus. La séance a été ouverte à 11 heures par André Doulet, président de l’Union fédérale du canton de Vertus (UFV) et secrétaire départemental.
En préambule, le président de l’UFV a regretté une faible participation de l’assemblée, soit une trentaine de personnes : « Il est vrai que nous avons une association vieillissante », admet-il.

Il a demandé à l’assistance d’observer une minute de silence en mémoire des 6 membres disparus au cours de l’année 2019, et particulièrement à la mémoire d’Yvette Lundy, ancienne résistante, née à Oger et institutrice rescapée de la déportation.

Au cours de son discours, André Doulet s’est félicité au nom de tous les anciens combattants de l’accès au titre de Chevalier de la Légion d’honneur d’Édouard Benoist, ancien combattant n’ayant pu se déplacer pour des raisons de santé. Un constat perdure, celui du manque de porte-drapeaux au sein des associations, carence qu’il y aurait lieu de combler par des personnes extérieures compte tenu de l’avancement en âge des membres des associations.

Un sujet dominant évoqué en cours de séance, dont le président a tenu à mettre en relief, est son désappointement au sujet d’un amendement de la loi de finances 2020. Bien que ce texte étende le bénéfice de la demi-part fiscale aux veuves de plus de soixante-quatorze ans dont le mari décédé a bénéficié de la retraite du combattant, cela ne constitue en fait qu’une demi-mesure.

En effet, si par omission ou négligence, cette demande de retraite n’a pas été formulée en temps et en heure, les veuves des anciens combattants ne pourront prétendre à ce bénéfice, ce qui est ressenti comme une injustice.

Ces propos ont été réaffirmés par Cédric Lacroix. Ce dernier a pu aussi s’étendre sur le bilan de l’activité de l’union fédérale, notamment au niveau national quant à la difficulté de subvenir aux besoins des plus âgés.

Parole a ensuite été donnée à la représentante de la municipalité qui se félicite de la cohésion de l’union des anciens combattants et de la pérennité des actions notamment aux diverses commémorations.

Elle a aussi insisté sur l’engagement des enseignants qui dans la mesure des rythmes scolaires, font participer les enfants qui, dans un geste citoyen, se joignent au chant de la Marseillaise.

La séance close, un défilé a été formé, drapeaux en tête pour honorer au monument 1914-1918, la mémoire des disparus de la grande guerre et des différents conflits.

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« l’Hebdo du Vendredi »

MARNE : Pierre N’Gahane le remplace

 


Le nouveau préfet de la Marne a notamment été référent du Grand débat national. © l’Hebdo du Vendredi

Pierre N’Gahane prenait officiellement ses fonctions de préfet ce lundi 3 février. Chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur et diplômé d’un doctorat en sciences de gestion, il a longtemps œuvré dans le domaine universitaire avant de rejoindre l’administration et de multiplier les expériences : préfet délégué à l’égalité des chances en région Provence- Alpes-Côte d’Azur, préfet des Alpes-de-Haute-Provence, des Ardennes puis de la Charente. En 2013, il était nommé secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation. Dernier poste en date, celui de coordinateur du Grand débat national auprès du gouvernement. « Je lisais une dizaine de rapports chaque semaine, en lien permanent avec les préfets et les élus, précise-t-il. Le terrain m’importe beaucoup. J’ai l’habitude de travailler en confiance pour permettre aux collaborateurs d’être en responsabilité, de prendre parfois des risques pour relever les défis. Et je reste persuadé que la bonne humeur fait de bonnes choses. » Fervent opposant à l’agribashing, Pierre N’Gahane sait les enjeux qui se dessinent sur le territoire marnais. Notamment en matière de sécurité routière. En 2019, 39 personnes sont décédées sur les routes du département. « La prévention est indispensable. Mais il faut aussi, de temps en temps, taper du poing sur la table pour que les conducteurs imprudents lèvent le pied. » Autre challenge à relever : l’accueil, à Châlons, des fonctionnaires parisiens rattachés aux Finances publiques. « Nous n’avons pas d’information précise quant au nombre d’agents concernés. Il faudra les convaincre de quitter Paris pour s’installer ici. » D’un naturel constructif, le représentant de l’Etat entend mener les missions qui lui incombent « dans l’intérêt des citoyens, pour faire en sorte qu’ils sentent que les choses bougent. » Dans le bon sens, idéalement.

S.L

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« l’union » 200206a

EPERNAY : Des Graser aux Malassagne, quatre générations

 


Jean-Marie (deuxième à droite) et son père, Léon Malassagne (à sa droite) à Chouilly

C’est pour fuir les Allemands que l’Alsacien Joseph Graser s’est installé, en 1870, en Champagne avec sa femme, originaire d’Épernay. À la mort de ce dernier, son fils, Armand-Raphaël, abandonne son rêve de devenir médecin et se lance dans une carrière de courtier en vins pour subvenir aux besoins de la famille. Appelé au combat en 1914, il est récompensé par la Légion d’honneur. À son retour, il s’installe avec ses cinq enfants à Damery et, en 1920, il élargit son activité en fondant le champagne AR Lenoble, en hommage à la noblesse des vins de Champagne. Le 28 septembre 1947, en voulant vérifier un vin dans une cuve, il fait une chute mortelle. Son fils Joseph lui succède. Avec son sens des relations publiques, il développe la réputation de la maison mais accumule les dettes. À sa retraite, son neveu, Jean-Marie Malassagne, accepte de reprendre l’affaire pour l’euro symbolique. Mais à l’époque, la production est trop maigre pour lui permettre de nourrir sa famille. Il décide alors d’entreprendre des études de médecine. C’est là qu’il rencontre sa femme, Colette, elle aussi fille de vignerons, à Bisseuil. Le couple, qui a notamment fondé la polyclinique Courlancy à Reims, continue à cultiver ses vignes en parallèle. Ils cèdent le domaine en 1993 à Anne, qui quitte son poste chez L’Oréal, rejointe trois ans plus tard par Antoine.

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« l’union » 200131a

REIMS – DEFENSE : Hommage au commandant Edmond Marin la Meslée

 


Le commandant Marin la Meslée est mort le 4 février 1945, la veille de ses 33 ans.

Un hommage sera rendu au commandant Edmond Marin la Meslée pour le 75 e anniversaire de sa mort, sur l’ancienne base de Reims, la BA 112 qui a porté son nom jusqu’à sa fermeture, ce dimanche 2 février, à 9 h 30 à l’initiative du secteur Champagne-Ardenne « Marin-la-Meslée » de l’association nationale des officiers de réserve de l’armée de l’air (Anoraa). Ce temps mémoriel rassemble de nombreux anciens.

as des as de la campagne de france 1939-1945

En outre, le mardi 4 février, à 10 h 45, jour anniversaire de sa disparition en service aérien commandé dans le ciel d’Alsace, un hommage sera rendu au Commandant à Dessenheim, dans le Haut-Rhin, au pied du monument érigé en son honneur et où il repose pour l’éternité. En présence de la famille de l’As des as de la campagne de France 1939-1940, pilote de chasse aux seize victoires certaines et quatre probables, le colonel Yann Bourion, commandant la base aérienne 133 « commandant Henry-Jeandet » de Nancy-Ochey, le commandant Lionel Monnot, commandant l’escadron de chasse 2/3 Champagne, rendront les honneurs à cet immense pilote de chasse passé par le Groupe 1/5 de Reims, dont il était le second au moment de la déclaration de guerre. Le commandant Marin la Meslée était chevalier de la Légion d’honneur et titulaire de la croix de guerre 39-45 avec onze citations dont dix à l’ordre de l’armée aérienne. Une association née dans la Marne entretient toujours sa mémoire.

Hervé Chabaud

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« l’union » 200118a

CHÂLONS – TERGNIER : Le Châlonnais Jacques Desallangre est décédé

 

 

On a appris hier la mort de l’ancien député de Soissons-Tergnier (02), récemment fait chevalier de la Légion d’honneur, Jacques Dessalangre.

Il avait 84 ans. Maire de Tergnier de 1983 à 2009, Jacques Desallangre était né en 1935 à Châlons-sur-Marne, il n’était pas encore question de Châlons-en-Champagne.

Président de la communauté de communes Chauny-Tergnier à partir d’avril 2001, l’homme politique avait aussi été conseiller général de 1988 à 1998 et conseiller régional de 1986 à 1992. Très impliqué dans la vie politique axonaise, il y a été député de 1997 à 2012, et restait attaché à sa terre natale.

L’annonce de son décès a provoqué un émoi important dans le monde politique, dépassant largement les limites de son département.

 

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« l’union » 200116a

MARNE – ADMINISTRATION : Pierre N’Gahane, nouveau préfet de la Marne

 


Pierre N’Gahane connaît bien la région. Il a été préfet des Ardennes (2011-2013). Archives A. Garcia

Pierre N’Gahane, 56 ans, a été nommé hier en conseil des ministres préfet de la Marne. Il succède à Denis Conus, 64 ans, qui était arrivé dans le département, il y a quatre ans. Pierre N’Gahane est un universitaire, docteur en science de gestion mais aussi spécialiste d’éthique et de coopération franco-africaine. Il a eu une expérience de l’enseignement supérieur à Lille et y a été le doyen de la faculté libre de sciences économique et de gestion (1996-2005) avant d’intégrer la préfectorale.

Après avoir été préfet délégué à l’égalité des chances de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, (2007-2008), il a été préfet des Alpes de Haute-Provence (2008-2011), des Ardennes (2011-2013) et de Charente (2016-2018). Il a exercé d’importantes responsabilités au ministère de l’Intérieur, comme secrétaire général du Comité interministériel pour la prévention de la délinquance (2013-2016). Pierre N’Gahane est chevalier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite.

Une nouvelle préfète de la région Grand Est, dont la Marne est un des départements, a également été désignée. Il s’agit de Josiane Chevalier, 62 ans, qui était jusqu’alors préfète de Corse et a commencé dans la carrière préfectorale comme sous-préfète de Vitry-le-François (2002-2004). On remarque encore que l’ancienne sous-préfète de Reims, Valérie Hatsch, 50 ans, qui était préfète déléguée à la sécurité de la région Nouvelle Aquitaine, est promue préfète de Lozère.

Hervé Chabaud

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« La Cohorte » 200109a

EPERNAY : Portrait d’un homme discret

 


Jean Menjoz

Jean Menjoz nous a quittés le 17 septembre, à l’âge de 94 ans.

Né à Épernay, le 5 septembre 1925, de parents commerçants en combustibles, il a été contraint d’abandonner un doctorat en droit pour reprendre l’entreprise familiale à la suite du décès de sa mère, veuve.

Après le charbon, ce fut le ciment, tout en évoluant dans différentes structures économiques et sociales : l’Union des commerçants d’Épernay, la chambre de commerce de Reims et le crédit immobilier d’Épernay, dont il fut le président pendant douze ans. Parallèlement à sa carrière professionnelle, il est entré en politique aux côtés de Bernard Stasi (maire d’Épernay de 1970 à 1977, puis de 1983 à 2000) au poste de 4e adjoint en charge de l’urbanisme, puis en 1983 en tant que 1er adjoint jusqu’en 1995, à l’âge de 70 ans. Entretemps, pendant douze ans, il a exercé la fonction de président du district urbain d’Épernay. Il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur en 2001. Éprouvant un profond respect pour cette haute distinction, il se porta volontaire, en 2002, au poste de trésorier du comité d’Épernay, qu’il occupa pendant dix-sept ans.

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« l’union » 200104a

REIMS - HIER AUJOURD’HUI : Le Musée de Reims de 1905 à nos jours

 


Aujourd’hui

En 1794, est fondé le musée de Reims, à partir des confiscations révolutionnaires opérées sur les biens des émigrés et des collectivités religieuses. Le musée est alors installé au 1 er étage de l’hôtel de ville, côté rue de la Grosse-Ecritoire, dont les travaux commencés en 1627 ne se sont terminés qu’en 1881 !

DURANT LE XIXE SIÈCLE, dons et legs de collectionneurs privés, dépôts de l’État et achats de la Ville, complètent progressivement ce fonds. Sur la carte postale ancienne ci-dessus, qui date de 1905, on remarque en particulier, à gauche, la sculpture L’Arlequin de René de Saint-Marceaux, né à Reims le 23 septembre 1845. Cette œuvre, exécutée en 1879, valut au sculpteur la Légion d’honneur. Le musée possédait plusieurs sculptures romaines ainsi que des mosaïques de la même époque et de nombreuses peintures. Ses collections devenant trop importantes, le musée doit quitter l’hôtel de ville, pour rejoindre les bâtiments désaffectés de l’ancien grand séminaire. Le nouveau musée des Beaux-Arts est inauguré le 19 octobre 1913 par le Président de la République Raymond Poincaré.
Après l’incendie de l’hôtel de ville du 3 mai 1917, l’édifice est reconstruit. L’intérieur est complètement modifié.

AUJOURD’HUI, le 1 er étage de l’hôtel de ville a été divisé en nombreux petits bureaux. Il existe toutefois une belle salle de réunion, visible ci-dessus.

Collection Michel Thibault/Laurent Leroy. D’autres clichés de Reims, saisis à

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« l’union » 200102a

MARNE - TRADITION : Promotion de la Légion d’honneur très féminine

 


Delphine Manceau, directrice de Neoma business school, fait partie de cette promotion

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Région : Localement, beaucoup de femmes figurent dans la promotion de la Légion d’honneur.

Au-delà des artistes ou prix Nobel, la traditionnelle promotion du 1 er janvier de la Légion d’honneur a mis en exergue cinq femmes œuvrant localement. Dans l’Aisne, Françoise Bedel, dirigeante d’un domaine viticole, le champagne éponyme, à Crouttes-sur-Marne, a été nommée chevalier dans l’ordre par le ministère de l’Agriculture pour « 43 ans de services » . Deux Ardennaises sont mises en lumière. Carole Marquet-Morelle, directrice du musée de l’Ardenne à Charleville-Mézières, a été nommée chevalier par le Premier ministre après 25 ans de service. C’est aussi Matignon qui a nommé chevalier de la Légion d’honneur Patricia Schneider, directrice adjointe du centre hospitalier de santé mentale Belair de Charleville-Mézières et maire d’Amblimont, mettant en exergue ses 41 ans de services.

Éphémère députée PS de la Marne

Autre directrice générale, d’une école de commerce cette fois, Delphine Manceau dirige Neoma business school, issue de la fusion des entités de Reims (RMS) et de Rouen, depuis 2017. Elle a été nommée chevalier par le Premier ministre. La dernière femme de nos territoires dans cette promotion est Ghislaine Toutain, éphémère députée (PS) de la Marne entre 1986 et 1988. Élue via le scrutin proportionnel départemental à un seul tour sur la liste socialiste derrière le rémois Georges Colin, Ghislaine Toutain sera battue en 1988 avec le retour du scrutin majoritaire, étant devancé par Bruno Bourg-Broc (RPR) et Jean Reyssier (PCF) dans la circonscription de Châlons. Elle a été promue officier de la Légion d’honneur par le Premier ministre aussi pour son activité de directrice d’un centre d’accueil de femmes victimes de violences dans la région parisienne.

Si aucun Ardennais ne figure dans les décrets de nomination et de promotion, on retrouve le marnais Francis Bartholomé, mais né à Mézières, qui, après avoir dirigé les concessions Ford dans nos trois départements, est depuis 2014 le président du conseil national des professionnels de l’automobile (CNPA). Il a été nommé chevalier par le ministère du Travail. Dans l’Aisne, c’est le président (divers droite) du Département depuis 2015, Nicolas Fricoteaux, longtemps maire de Rozy-sur-Serre, qui a été nommé chevalier de la Légion d’honneur par Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des Territoires. Enfin, même s’il œuvre à Lille, l’action de Laurent Vercruysse s’étend jusque dans l’Aisne puisqu’il est directeur général des services de la région Hauts-de-France. C’est Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics et conseiller régional des Hauts-de-France, qui l’a nommé chevalier de la Légion d’honneur.

Cette liste ne se veut pas exhaustive, l’origine géographique des personnes nommées ou promues n’étant pas toujours indiquée et connue.

Frédéric Gouis


L’ESSENTIEL

 

La traditionnelle promotion du 1 er janvier de la Légion d’honneur a mis en exergue cinq femmes œuvrant dans la Marne, l’Aisne ou les Ardennes.

Au niveau de la cité des sacres , on trouve notamment Delphine Manceau qui dirige Neoma business school.

Chez les hommes , à noter aussi la présence de Francis Bartholomé qui, après avoir dirigé les concessions Ford dans nos trois départements, est depuis 2014 le président du conseil national des professionnels de l’automobile.

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« l’union » 191228a

REIMS – SOLIDARITE : Une rue au nom de Julien Lauprêtre

 


La contre-allée menant au Secours populaire, au sein du quartier Courlancy, dans le prolongement de la rue de Mulhouse, portera le nom de Julien Lauprêtre.

Une rue portera désormais le nom du président fondateur du Secours populaire français, décédé le 26 avril.

Il était la « la générosité faite homme… On perd un grand combattant contre la pauvreté ». Le décès de Julien Lauprêtre, 93 ans, l’un des fondateurs du Secours populaire français – il en sera président de 1955 à 1982 – avait créé un vif émoi le 26 avril dernier. Christophe Robert, directeur général de la Fondation Abbé-Pierre, parlait de lui en ces termes : « C’est quelqu’un qui ne lâchait rien et qui avait une constance remarquable dans la lutte contre l’exclusion ». Il était « l’Abbé-Pierre du Secours populaire français » …

L’Abbé-Pierre du Secours populaire français…

À Reims, décision a été prise, lors du dernier conseil communautaire, d’honorer ce « grand homme », engagé tout au long de sa vie à développer les actions de solidarité, en lui dédiant le nom d’une rue. C’est ainsi que le Grand Reims a validé la délibération du conseil municipal du 21 novembre 2019, pour dénommer la contre-allée menant au Secours populaire français, située au sein du quartier Courlancy, dans le prolongement de la rue de Mulhouse, allée : « Julien Lauprêtre, président du Secours Populaire Français, Grand Officier de la Légion d’Honneur (1926-2019) ».

Julien Lauprêtre avait fait sien le mot d’ordre « Tout ce qui est humain est nôtre » du Secours populaire des origines et ouvert le Secours populaire à des personnes venant d’autres milieux. Cette conception novatrice avait permis la rencontre avec de nouveaux acteurs engagés ou non, favorisant la mise en confiance et l’action convergente au service d’objectifs communs. Toute sa vie a été orientée vers les autres. Il a fait de la solidarité son combat quotidien et du Secours populaire un grand mouvement de solidarité populaire.

Il en a fait une association rassemblant toutes les bonnes volontés pour que se développe une solidarité populaire indépendante des pouvoirs établis, qu’ils soient publics ou privés, philosophiques, confessionnels, politiques ou syndicaux. Reims ne pouvait pas lui rendre hommage…

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« l’union » 191226c

REIMS – L’HOMME DU JOUR : Une rue à son nom

 


Un hommage a été rendu aux récents disparus.

 

 

Julien Lauprêtre Président du Secours populaire français de 1955 à 1982

Il était « l’Abbé-Pierre du Secours populaire français »… Julien Lauprêtre, 93 ans, l’un des fondateurs du Secours populaire français – Président de 1955 à 1982 – est décédé le 26 avril.

À Reims, décision a été prise, afin d’honorer ce « grand homme », de dénommer la contre-allée menant à l’association, située au sein du quartier Courlancy, dans le prolongement de la rue de Mulhouse, allée : « Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français, Grand Officier de la Légion d’Honneur (1926-2019). »

 

 

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« l’union » 191226b

VITRY-LE-FRANCOIS : Le collège du Vieux-Port pourrait s’appeler Gisèle Probst

 

Résistante et survivante du camp de Ravensbrück, la Vitryate Gisèle Probst pourrait honorer de son nom le collège du Vieux-Port.

« Des démarches sont actuellement en cours », a dévoilé le maire Jean-Pierre Bouquet, à l’issue du conseil municipal, après avoir évoqué brièvement l’idée en séance. Il y a un accord du département, propriétaire de l’établissement. Il faut encore une approbation du conseil d’administration. En tout cas, le processus est engagé. »

La réflexion, lancée par le comité de la Légion d’Honneur de Vitry-le-François, et soutenue par la Ville, a été émise en raison de la force du témoignage et de l’implication capitale de cette combattante – aujourd’hui décédée – dans le travail important de mémoire réalisé auprès de la jeune génération.

Le premier magistrat estime que cette proposition devrait faire l’unanimité, dans la mesure où l’identité du Vieux-Port perdurera dans la dénomination du quartier nouvellement transformé.

« l’union » 191226a

VITRY-LE-FRANCOIS – VITRY-EN-PERTHOIS : Adieu Jean Roucheau

 

Figure de la Résistance, Jean Roucheau (92 ans) s’éteint le 9 janvier.

Chevalier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, il résidait à Vitry-en-Perthois.

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« l’union » 191220a

VITRY-LE-FRANCOIS – BLAISE-SOUS-ARZILLIERES : Liliane Valter décorée de la Légion d’honneur en 1983

 

Dernière des Rochambelles, ces infirmières et ambulancières qui ont porté secours aux soldats durant la Seconde Guerre mondiale, Liliane Valter, qui s’est éteinte le 15 novembre dans sa 96 e année et a été inhumée à Blaise-sous-Arzillières, avait été décorée de la Légion d’honneur en 1983 et non en 2018, signale Françoise Arvois, présidente du comité vitryat de la Société des membres de la Légion d’honneur de la Marne.

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« l’union » 191216a

VITRY-LE-FRANCOIS – VOTRE COURRIER : Guy Guyot, un lecteur de Vitry-le-François, revient sur le décès de la Rochambelle Liliane Valter

 

« C’est dans mon journal que j’ai pris connaissance, comme beaucoup d’autres, de qui étaient les Rochambelles et en particulier via l’histoire de Liliane Valter. Dernière survivante de ces ambulancières affectées à la 2 e division blindée du général Leclerc, elle a rejoint les Français libres en passant par l’Espagne, le Maroc. Elle a débarqué en Normandie et s’est appliquée à porter secours aux blessés avec trente-quatre camarades. Cinq sont tombées en mission. C’est grâce à l’article de mon quotidien que j’ai beaucoup appris sur cette épopée. Ce qui me révolte c’est d’avoir appris que la Légion d’honneur ne lui a été décernée qu’en 2018. J’espère qu’un jour, à l’occasion d’une inauguration ou d’une commémoration, on retiendra le nom de Liliane Valter, une héroïne française et qu’on saura perpétuer sa mémoire et dire son exemple à notre jeunesse. »

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« l’union » 191207a

EPERNAY – HOMMAGE : Le Comité de la Légion d’Honneur serre les rangs

 


Un hommage a été rendu aux récents disparus.

« Plus que jamais, nous devons resserrer les rangs » , martèle le Colonel Jean-Pierre Prato. Dans les celliers du champagne De Castellane où se déroule l’assemblée générale, le président du Comité d’Épernay de la Légion d’Honneur se dit inquiet à juste titre après le décès de la secrétaire générale, du trésorier, et du remplacement à prévoir également, du porte-drapeau, Férenc Mlakar.

Il a naturellement demandé une minute de recueillement à la mémoire des disparus, Yvette Lundy, Grand officier dans l’ordre de la Légion d’Honneur, Jean Menjoz, Chevalier, Charles Flamand, Grand-croix et Martine Jolivet, l’épouse d’un ami de la société. Pour autant, le président souhaite que la cohésion, l’information des sociétaires et la solidarité entre les membres de l’association restent la préoccupation majeure. Parmi ces informations, on retiendra les visites programmées pour l’année 2020, le musée de la Police nationale à Paris, celui du Fort de La Pompelle et celui de l’église Saint-Rémi à Reims. Fidèles à la solidarité qui les anime, les membres de la section sparnacienne ont serré les rangs pour procéder au pourvoi des postes laissés vacants. Un nouveau bureau de transition est donc constitué dans l’urgence afin d’assurer la continuité de l’association.

Bureau : Colonel Jean-Pierre Prato, président, James Guillepain et Bernard Doucet, vice-présidents, Brigitte Prato, secrétaire par intérim, Bernard Doucet, trésorier, Guy Lallemant, porte-drapeau à titre provisoire.


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