Revue de presse sur la Légion d’Honneur dans la Marne - articles - année 2019.


La plupart des articles provient du journal « l’union » que nous remercions.

Quelques articles ne proviennent pas du journal « l’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.
Pour consulter un article d’une autre année, cliquez sur un lien :
Revue de presse des années 2012 à 2016
Revue de presse de l’année 2017
Revue de presse de l’année 2018


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« l’union » 190323a

REIMS – EVENEMENT : L’association de la Légion d’Honneur fête ses 180 ans

 


L’assemblée générale a été précédée d’un dépôt de gerbe au monument aux morts des membres de la Légion d’Honneur au cimetière du Nord.

Pour l’association rémoise de la Légion d’Honneur, l’année 2019 sera marquée par un triple anniversaire, présenté par le président Camille Mangin, lors de la dernière assemblée générale. « Le premier concerne les 180 ans de notre association créée en 1839. Elle a compté dans ses rangs des grands noms de notre cité membre du premier ordre national. Reims en porte une forte empreinte avec en particulier son monument aux morts du cimetière du Nord, ses allées de la Légion d’Honneur dans les basses promenades et les visites de trois grands chanceliers. »

L’association sera donc partenaire des cérémonies que prépare la municipalité pour le centenaire de la remise de la Légion d’Honneur à la ville et à sa compagnie de sapeurs-pompiers le 6 juillet 1919, par le Président Raymond Poincaré, en mémoire de la conduite héroïque des Rémois durant le premier conflit mondial. Sont notamment prévues l’apposition d’une plaque commémorative sur le nouveau parvis, la présence des sapeurs-pompiers, une exposition philatélique et l’émission d’un timbre spécifique à diffusion nationale.

Enfin, cette année marque les 30 ans du rapprochement avec la Société des Membres de la Légion d’Honneur (SMLH), présente sur l’ensemble du territoire national et dont le siège se trouve à l’Hôtel des Invalides.

Des conférences et un grand concert en partenariat avec l’association Renaissance de Saint-Remi seront également annoncés ultérieurement.

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« l’union » 190321a

REIMS – HISTOIRE : Joseph Bouvier, le maire controversé

 


Le Dr Bouvier a inspiré le personnage du maléfique Dr Brézé au scénariste Georges Conchon. Son portrait, peint par Lamarche en 1956, figure dans la galerie des maires, à l’hôtel de ville de Reims. Joris Bolomey

Décédé en 1978 à l’âge de 95 ans, Joseph Bouvier était un chirurgien réputé qui, sous Vichy, a été maire de Reims avant d’être décoré par… le général de Gaulle.

La page Wikipédia de Joseph Bouvier n’est pas très fournie mais celui ou celle qui l’a rédigée affirme que le film 7 morts sur ordonnance « est inspiré de sa propre vie » . « Bien que mêlé aux suicides de deux jeunes chirurgiens de sa ville, il ne fut jamais inquiété par la justice », est-il écrit. Mais qui était cet homme que certains accusent d’avoir manipulé, jusqu’à les rendre fous, des chirurgiens qui lui faisaient de l’ombre, quand d’autres crient à la calomnie et mettent en avant une brillante carrière au service d’autrui ? Né à Reims le 2 mai 1883, Joseph Bouvier est un médecin et chirurgien réputé, qui s’engage sur le tard en politique. « Ancien combattant de 14-18, il fut professeur à l’École de médecine, directeur du Centre anticancéreux et fondateur de la clinique Foch. Lieutenant-colonel de réserve, il est chargé par l’autorité militaire d’assurer le service médical de la place de Reims lors de l’offensive allemande de mai-juin 40 et de l’évacuation de la ville » , retracent les historiens rémois Jocelyne et Jean-Pierre Husson. « Le 25 juillet 1940, il reprend à Reims son travail de chirurgien » , poursuivent-ils, en soulignant qu’au début de l’Occupation, il intervient auprès de Vichy pour maintenir à son poste le radiologue juif Jankel Segal. Pour la petite histoire, le scénariste Georges Conchon s’est inspiré d’un des fils de Jankel Segal pour imaginer le personnage du psychiatre qui, dans 7 morts sur ordonnance, ne prend pas position.

Le 15 avril 1942, Joseph Bouvier est nommé par Vichy maire de Reims. Il succède à Paul Marchandeau dont la démission coïncide avec le départ du préfet Bousquet, désigné secrétaire général à la police. Pour convaincre Bouvier d’accepter de devenir maire, raconte Jean-Pierre Husson, « Bousquet et Jacquy (unique membre marnais du Conseil national créé par le gouvernement de Vichy) lui font part de leur crainte de voir le poste tomber entre les mains du docteur Jolicœur, chef régional du PPF, parti collaborationniste ».

Le 17 août 1943, Joseph Bouvier démissionne après le décès de son gendre et principal collaborateur, mais reste membre du conseil municipal. Henri Noirot prend sa place. Jean-Pierre et Jocelyne Husson rappellent que lors de l’arrestation de Jankel Ségal et de son épouse le 27 janvier 1944, Joseph Bouvier intervient en vain auprès des Allemands. « En juin 1944, après l’arrestation et la déportation comme otage d’Henri Noirot, Joseph Bouvier assure à nouveau, par délégation, la fonction de maire de Reims pour empêcher que les ultras de la collaboration ne s’en emparent. » Avant de remettre son écharpe tricolore au Dr Billard le 30 août 1944, jour de la libération de Reims, Joseph Bouvier a, souligne Jean-Pierre Husson, « porté secours aux déportés » après avoir fait ouvrir les portes des wagons du « Train de la mort » stationné en gare de Reims le 2 juillet 44. « Maintenu aux arrêts dans sa clinique pendant plusieurs jours, Joseph Bouvier est mis en cause par la commission d’épuration du mouvement Libération-Nord qui réclame contre lui des sanctions » , poursuit Jean-Pierre Husson. On lui reproche d’avoir « adressé au nom du conseil municipal de Reims un discours d’allégeance au maréchal Pétain » , en avril 1942.

Joseph Bouvier, que l’on présente soit comme un « vichyste » soit comme un « grand patriote » , n’est finalement pas inquiété. En 1964, l’ancien maire, qui a été l’un des premiers chirurgiens à avoir opéré sur le front pendant 14-18, est promu commandeur de la Légion d’honneur par le général De Gaulle, lors des 50 ans de la Bataille de la Marne. Jean-Pierre Husson fait savoir qu’avant même d’inspirer le personnage du chef de clan dans 7 morts sur ordonnance, Joseph Bouvier avait été au cœur de Les Augures en veston, un livre publié en 1932, dans lequel Lucienne Ercole tourne en dérision les médecins rémois.

« Je ne me souviens pas de lui et ne sais pas grand-chose, sauf qu’il avait une personnalité extrêmement forte et qu’il s’est fait tout seul. Quand on réussit, on suscite des jalousies… », confie aujourd’hui un descendant de Joseph Bouvier, en souhaitant rester anonyme. Nicolas Bouvier, un homonyme, qui exerce comme médecin généraliste à deux pas de la maison où Gilbert Bosquet s’est donné la mort en 1952, se souvient de sa rencontre avec Jean-Marie Bouvier, le fils de Joseph Bouvier. « C’était en 1996 ou 1997, raconte-t-il. Il est venu me voir car il avait reçu par erreur du courrier pour moi. On a discuté et j’ai compris qu’il avait beaucoup souffert des attaques contre son père. » « Je n’ai pas vu la pièce de théâtre mais le film est un tissu de mensonges ! » , lâche-t-il. Quant à Claude Lamblin, maire communiste de Reims de 1977 à 1983, il considère que c’est « une bonne chose » que l’on reparle de Joseph Bouvier, grâce à une pièce de théâtre. Car, selon lui, « tout ce qu’a fait ce notable pendant et après la guerre est tout à fait scandaleux ». 7 morts sur ordonnance n’a donc pas fini de réveiller le passé et de soulever des interrogations.

Valérie Coulet

Un parrain médical local selon Jacques Cohen

 

Jacques Cohen, professeur de médecine à Reims et ancien adjoint d’Adeline Hazan, n’y va pas par quatre chemins. Selon lui, Joseph Bouvier s’est comporté comme « un parrain médical » car il se sentait « intouchable » dans la mesure où il « n’a jamais été inquiété » . « Pendant la Première Guerre mondiale, il a opéré comme bien d’autres, assure Jacques Cohen. Ensuite, il n’a pas su se moderniser. Grâce à des liens familiaux ou claniques, il a continué de contrôler toute l’activité médicale locale. Mais sa clientèle s’est tournée vers des chirurgiens plus brillants… » Jacques Cohen, qui a vu le film 7 morts sur ordonnance, et récemment la pièce de théâtre, estime que la fiction n’est pas éloignée de la réalité. « Le cercle de jeux où, dans le film, le chirurgien se fait prendre en train de tricher a par exemple existé à Reims : c’est devenu le Cercle Colbert. » Il poursuit : « C’est drôle car le Cercle est installé dans la maison du célèbre Dr Eugène Doyen, rue Noël… En 1938, on inaugure, à l’hôpital Maison Blanche, un petit musée dédié à Eugène Doyen, un médecin génial mais marginal, mort en 1916. Quand Bouvier prend la direction de l’hôpital en 1939, il supprime d’emblée ce musée, au prétexte qu’il faut de la place pour les blessés. Or, le musée était installé dans une toute petite pièce ! À mon avis, Bouvier ne supportait pas Doyen car il était de gauche et révéré comme un chirurgien d’exception. » Jacques Cohen, qui prépare un livre sur le monde politique à Reims avant, pendant et après-guerre, s’intéresse à Joseph Bouvier depuis de longues années. Il s’est notamment insurgé contre un article, paru en décembre 1995, dans la revue du conseil de l’Ordre des médecins de la Marne, qui faisait l’éloge de deux médecins proches de Vichy sous l’Occupation : le Dr Railliet et le Dr Bouvier. Comme le conseil départemental de l’ordre a refusé de publier sa réponse à ce qu’il nomme une « hagiographie » , Jacques Cohen s’était tourné vers le journal Libération. Le 24 octobre 1997, sa tribune a été publiée sous le titre La repentance des médecins atteindra-t-elle la Marne ?

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« La Cohorte » 235 190314

VITRY-LE-FRANCOIS - MARNE. 5100 - Disparition de Jean Roucheau

 

 

Longtemps porte-drapeau du comité de Vitry-le-François, Jean Roucheau s’est éteint à l’âge de
94 ans, le 7 janvier 2019.

Engagé volontaire à 16 ans, il rejoint en juin 1944 le maquis du Mont Mouchet avec lequel il combat jusqu’à la Libération. Il reçoit à ce titre le médaillon de la Centurie des plus jeunes combattants volontaires de la Résistance.

Il intègre ensuite l’armée de l’air pour une carrière qui le conduit sur plusieurs théâtres d’opérations de l’Indochine à Bizerte.

Il sert ensuite en tant qu’officier sur les bases aériennes de Reims et de Clermont-Ferrand. Il termine sa carrière professionnelle à Air France.

 

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« l’union » 190313b

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE - ASSOCIATION : Des parrains à la Légion d’honneur

 


Marraine et étudiant ont pu témoigner de leur expérience commune.

La société des membres de la Légion d’honneur s’est réunie en assemblée générale vendredi 8 mars.

Rassembler, rayonner, s’engager, promouvoir et aider, tels sont les cinq piliers de la société qui compte 268 adhérents à Châlons et dans sa région. Sous la présidence d’Yves Ambel, une minute de silence était respectée en la mémoire de Jean Grenier.

S’en est suivi un point sur les actions entreprises qui visent à renforcer la cohésion nationale et contribuent aux valeurs de l’apprentissage. Sous la forme d’un parrainage, des étudiants peuvent ainsi recevoir soutien financier et conseils afin de finaliser leurs études. Trois parrainages sont en cours au sein de la section de la Marne, dont celui de Guillaume accompagné de sa marraine Françoise lors de l’assemblée pour en témoigner.

Le devoir de mémoire en 2019 sera perpétué avec une conférence sur Maurice Genevoix, ainsi que la participation aux manifestations patriotiques et militaires.

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« l’union » 190313a

EPERNAY - ASSOCIATION : Deux diplômes remis pour 25 ans de fidélité

 


Une gerbe a été déposée au monument aux morts de Moussy.

Les membres de la 593 e Section d’Épernay de la Médaille militaire se sont réunis en assemblée générale sous la présidence de Gérard Plomion, président de l’Union Départementale des sections de la Marne. Une minute de silence a été observée en mémoire des camarades disparus.

Les bilans d’activité et financier, présentés par le secrétaire Gérard Miltat et le trésorier, Raymond Lemaire, ont été adoptés à l’unanimité. Dans son rapport moral, le président Gautier précisait que les effectifs, pour 2018, ainsi que la situation financière restaient stables, avant de relayer quelques informations fournies par le siège de la SNEMM.

À noter que les comités de la Légion d’honneur et de la Médaille militaire organiseront conjointement un voyage à Paris le lundi 6 mai. Avant de clôturer l’assemblée, les présidents Gérard Plomion et Robert Gautier ont remis le diplôme pour 25 ans de médaille militaire à Claude Dubois de Venteuil et Michel Pacheco d’Épernay, les remerciant pour leur fidélité à l’association. Les participants à l’assemblée se sont ensuite rendus au Monument aux Morts de Moussy, accompagnés par la Champenoise d’Aÿ et l’Amicale des porte-drapeaux, pour un dépôt de gerbe en présence d’Odile Bureau, sous-préfète d’Épernay et de Jean-Noël Diniz, maire de Moussy.

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« l’union » 190306a

VITRY-LE-FRANCOIS – ASSOCIATION : La Légion d’honneur cherche des jeunes

 


Les membres se sont réunis à la médiathèque pour faire le bilan de l’année 2018 et évoquer l’avenir.

L’assemblée générale du comité de la Légion d’honneur a permis de nommer Jean-Pierre Bouquet vice-président de cette association en quête de renouvellement.

Nous sommes un petit comité composé de 22 légionnaires et veuves de légionnaires », indique Françoise Arvois qui a organisé l’assemblée générale du comité Légion d’honneur de la ville samedi dernier à la médiathèque. Une réunion marquée par l’élection du maire de Vitry, Jean-Pierre Bouquet, au poste de vice-président de l’association.

Le bureau souhaite se renouveler

« Il était déjà membre du comité car il est chevalier de la Légion d’honneur. Il a émis le souhait de devenir vice-président. Ça nous ramène du sang neuf car nous avons deux vice-présidents qui sont âgés et qui n’assurent plus leurs fonctions », souligne Françoise Arvois. Le comité vieillissant cherche à se renouveler… dans la limite des stocks disponibles. « Vous avez vu les listes des dernières promotions ? Il n’y a personne dans le secteur de Vitry. » Parmi ses missions, le comité doit faire remonter des noms de Vitryats qui pourraient être promus. « Mais il faut trouver des gens qui s’investissent. Or, il n’y en a pas », soupire Françoise Arvois.

L’assemblée générale a également été l’occasion de nommer Michel Histe au poste de secrétaire-trésorier. De son côté, le porte-drapeau Hubert Robin est devenu secrétaire adjoint. Le prochain gros rendez-vous, c’est l’assemblée générale départementale qui est organisée par le comité vitryat le 30 mars. Une quarantaine de légionnaires et sympathisants de toute la Marne sont attendus à l’hôtel de ville. Françoise Arvois est en pleine phase de préparation de cet événement : « C’est un rendez-vous important pour valoriser Vitry ».

Antoine Déchoz

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« l’union » 190302a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : Soutien pour Jack Ralite

 

Le futur nom de l’hôpital fait causer et si Leon Bourgeois pourrait bien être celui retenu, il y a aussi ceux qui défendent les autres possibles. Michel Le Dren, président du comité de Châlons de la société des membres de la Légion d’honneur a fait valoir son soutien via une missive adressée au journal. Pour lui, seul un nom est possible pour l’hôpital, celui Jack Ralite, ancien ministre châlonnais, l’un des quatre ministres communistes du gouvernement de Pierre Mauroy de 1981 à 1984. C’est aussi le choix de Dominique Vatel, élu PCF. Né à Châlons, Jack Ralite s’était particulièrement occupé de Michel Le Dren lorsqu’il était petit… Son choix pour l’homme politique s’explique.

Son engagement renouvelé

 
Michel Le Dren, toujours, a vu son engagement dans la réserve citoyenne de l’armée de terre renouvelée pour une période trois ans. Il vient de recevoir son certificat d’agrément et ce en qualité de colonel qui court jusqu’au 30 septembre 2021. Félicitations à lui.

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« l’union » 190228a

VITRY-LE-FRANCOIS : Assemblée générale

 

Assemblée générale de la section Marne de la Société des membres de la légion d’honneur le 30 mars, à 10h15, en mairie.

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« l’union » 190226a

REIMS - L’ENTRETIEN : Louis Gallois Au service de l’État

 


Louis Gallois (à g.), aux côtés de Michel-Edouard Leclerc, le 6 février, dans les couloirs de l’école Neoma.

Ce haut fonctionnaire et grand capitaine d’industrie évoque la santé de l’industrie française et, pour l’Europe, l’urgence de s’adapter à la nouvelle donne internationale.

Des comme lui, il n’y en a plus beaucoup. Grand serviteur de l’État, Louis Gallois, 75 ans, est partout depuis trente ans. Ce haut fonctionnaire devenu capitaine d’industrie – il a notamment dirigé la SNCF et EADS, devenue Airbus – était, le 6 février, de passage à Reims, dans le cadre d’une conférence organisée à Neoma, la prestigieuse école de commerce et de management. Aux côtés de Michel-Édouard Leclerc, président de Neoma business school, il s’est mué en brillant pédagogue pour évoquer l’utilité sociale des entreprises. Avant de répondre à nos questions, la silhouette droite et cravatée, le regard laser et le verbe franc, parfois teinté d’ironie.

Selon vous, l’industrie française se porte mieux qu’on ne le dit. Quels sont les indicateurs qui vous permettent de l’affirmer ?
En France, il y a une expression sur l’industrie qui est extrêmement pessimiste : elle ne serait pas compétitive, elle se ferait laminer, etc. D’abord, depuis 2010, la part de l’industrie dans le PIB ne diminue plus. En outre, je constate que les exportations en 2017 et 2018 sont reparties à un niveau encourageant. J’observe également que les entreprises françaises font de la recherche – le crédit impôt recherche n’y est d’ailleurs peut-être pas pour rien. Ces éléments font que lorsque je compare les entreprises françaises avec leurs équivalents dans d’autres pays, je trouve qu’elles ne vont pas si mal que ça. Elles ont reconstitué leurs marges, peut-être que le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) y a aidé.

Le pays a récemment connu une longue période de désindustrialisation…
Nous avons vécu une quinzaine d’années de désindustrialisation qui font que notre appareil industriel s’est rétréci considérablement : dans certains secteurs, nous ne sommes plus présents ; dans d’autres, l’offre française reste limitée en volume. En 2017 et jusqu’au troisième trimestre de 2018, les capacités de production de l’industrie étaient saturées – à plus de 85 %. Pourtant, il n’y avait peut-être pas assez d’exportations par rapport à ce que l’on aurait pu souhaiter. Pourquoi ? Car nous n’avions plus les capacités à délivrer. Notre problème, c’est la reconstitution d’un appareil de production en France, à la hauteur de ce qu’est l’économie française.

Ce problème est-il spécifique à la France ?
Nous ne sommes pas les seuls à avoir ce problème – les Britanniques, les Américains, etc. Les vagues de désindustrialisation ont fait que l’appareil de production de produits manufacturés est trop petit par rapport aux besoins de l’économie. Aujourd’hui, il faut que le territoire national soit attractif pour les investissements de production. Il faut que les entreprises françaises et étrangères aient envie d’investir en France. L’attractivité devient un enjeu au moins aussi important que la compétitivité – domaine où il y a là encore des progrès à faire, notamment pour monter en gamme.

Comment améliorer l’attractivité du pays ?
Notre attractivité progresse mais il faut que cela se traduise par des investissements de production. Je pense qu’une des responsabilités de l’État, mais aussi des collectivités locales, est de faire en sorte que notre territoire soit attractif. C’est certainement une question de fiscalité, de coût, de charges sociales, de simplification des réglementations, d’environnement intellectuel – de formation, de recherche, d’innovation. C’est aussi la création d’écosystèmes, on voit bien que cela fonctionne dans certains endroits : dans le bassin d’Oyonnax pour la plasturgie ou la Vendée pour une industrie assez diversifiée mais qui travaille en meute.

Changeons de focale. Selon vous, la politique commerciale extérieure peine à s’adapter à la nouvelle donne internationale…
Oui. La réalité est celle d’une Chine de plus en plus forte, et dont la politique commerciale est affirmée au point de poser des problèmes vis-à-vis des règles de l’OMC. La réalité est aussi celle des États-Unis de Trump qui a décidé que America first . Il ne faut pas que l’Europe soit le ventre mou de ce jeu économique. Nous sommes le premier marché mondial. Il faut que ce marché soit régulé de telle manière que nous ne soyons pas le lieu où se réconcilient la Chine et les États-Unis. Il faut que la notion de réciprocité, l’absence de naïveté deviennent des éléments essentiels à cultiver pour faire face à une conjoncture nouvelle.

Quel est le calendrier de PSA pour ce qui concerne les voitures électriques ? Comment envisagez-vous ce virage ?
Toute la gamme PSA sera électrifiée à partir de 2024-25. C’est une perspective vers laquelle nous allons tous. Ça pose évidemment de sérieux problèmes, notamment sur l’organisation de nos chaînes fournisseurs : s’il n’y a pas de fabricant de batterie en Europe, on sera obligé de les acheter en Asie. Ce serait bien sûr un échec cuisant pour l’Europe car (…) cela irait jusqu’à poser le problème de l’indépendance de l’industrie automobile. Il faut que l’Europe s’empare de ce problème afin que naissent des fabricants de batterie, c’est absolument indispensable.

Propos recueillis par Mathieu Livoreil

à savoir

 

1944 : naissance à Montauban.
1972 : diplômé de l’ENA.
1981 : directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement, ministre de la recherche et de la technologie.
1988 : directeur de cabinet de Chevènement, ministre de la Défense.
1992 : président d’Aérospatiale.
1996 : président de la SNCF.
2007 : président d’EADS.
2012 : commissaire général à l’investissement. Devient également président de la fédération des acteurs de la solidarité.
2014 : président du conseil de surveillance de PSA.
2016 : grand officier de la Légion d’honneur.

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« l’union » 190219a

REIMS : Un centenaire en rouge

 

2019 est une année spéciale pour l’association rémoise des membres de la Légion d’honneur puisqu’elle est marquée par un triple anniversaire :
- les 180 ans de l’association,
- le centenaire de la remise de la Légion d’Honneur à la ville de Reims et à sa compagnie de sapeurs-pompiers,
- les 30 ans de son rapprochement avec la Société des membres de la Légion d’honneur (SMLH).

Une opportunité pour parler d’histoire, se faire mieux connaître, et en discuter lors de l’assemblée générale.

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« l’union » 190218a

VITRY-LE-FRANÇOIS : La cité rose attend les décorés de la Légion d’honneur

 

L’assemblée générale de la section Marne de la Société des membres de la Légion d’honneur aura lieu cette année à Vitry-le-François.

La réunion est prévue le samedi 30 mars à 10 h 15 dans les salons de l’hôtel de ville.

Auparavant, Une cérémonie du souvenir aura lieu au monument aux morts vitryat, place du Maréchal-Joffre.

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« l’union » 190212a

REIMS : Il pourrait diriger le parquet européen anticorruption

 


Pressenti pour devenir le chef du nouveau parquet européen anticorruption, Jean-François Bohnert est en concurrence avec la Roumaine Laura Codruta Kövesi et l’Allemand Andrés Ritter. Archives Remi Wafflart

Procureur général, Jean-François Bohnert a été présélectionné pour occuper le poste de chef du parquet européen.

Ils étaient trente candidats, dont six Français, tous des magistrats des différents parquets de l’Union européenne à avoir postulé fin décembre pour prendre la tête du futur parquet européen anticorruption, une initiative de la France et de l’Allemagne, rejoints par 22 des 28 états membres dans le cadre d’une coopération renforcée. Parmi les trois favoris, présélectionnés le 4 février dernier après auditions fin janvier, figure le procureur général près la cour d’appel de Reims, Jean-François Bohnert, 57 ans, fortement pressenti pour devenir le chef de ce tout nouveau parquet qui entrera en fonction fin 2020. « Ce parquet d’une centaine de magistrats européens aura pour compétence les seules infractions portant atteintes aux intérêts financiers de l’Union européenne, en particulier les fraudes à la TVA » , précise Jean-François Bohnert qui, « s’il s’interdit de faire des prospectives sur l’avenir », ne cache pas une certaine satisfaction personnelle, « c’est surtout la reconnaissance d’un parcours », à avoir franchi ce premier palier et à représenter la France dans la course finale. « Ce qui a fait mouche, c’est le fait d’avoir un parcours entièrement dédié au ministère public. J’ai une vision complète du fonctionnement du ministère public, ainsi qu’un cursus au sein de l’Union européenne dans la coopération, confie le procureur général, décoré de la Légion d’honneur en janvier 2018.

Un pionnier

C’est à Strasbourg, de 1986 à 1993, que Jean-François Bohnert a fait sa première expérience de « parquetier » en tant que substitut du procureur de la République, avant de poursuivre une brillante carrière européenne en tant que juge d’instruction au Tribunal aux Armées des Forces françaises stationnées en Allemagne de 1993 à 1998, puis magistrat de liaison en Allemagne de 1998 à 2003, un poste qu’il a lui-même créé, « j’étais un pionnier », puis en tant que représentant adjoint de la France auprès d’Eurojust de 2003 à 2007, « l’unité de coopération de la justice pénale européenne en pleine phase de décollage à l’époque » . Après quatorze années ainsi passées à l’étranger, c’est en tant que procureur de la république adjoint au TGI de Dijon qu’il a poursuivi sa carrière en France, de 2077 à 2011, puis avocat général près la cour d’appel de Bourges de 2011 à 2013, procureur de la République près le TGI de Rouen de 2013 à 2016, avant d’être nommé à Reims. Un poste qu’il devrait « quitter le cœur gros » s’il devait être choisi, « mais il y a des opportunités qui ne se refusent pas ».

C’est vers la fin mars que sera connu le nom du futur chef du parquet européen, après un processus de concertation entre les différents états membres. Une décision aux enjeux éminemment politiques, le candidat devant avoir obtenu l’accord du parlement européen et du conseil européen « Justice et affaires intérieures ». « Des décisions qui nous échappent », en convient Jean-François Bohnert qui se trouve en concurrence avec la Roumaine Laura Codruta Kövesi et l’Allemand Andrés Ritter.

Caroline Garnier

À savoir

 

Le 4 février, une commission de responsables européens a désigné les trois candidats potentiels amenés à diriger le parquet européen anticorruption, une toute nouvelle institution qui devra superviser à partir de fin 2020 les enquêtes sur les fraudes aux fonds européens dans toute l’Union européenne.

Une Roumaine, un Allemand et un Français sont aujourd’hui en concurrence. Au départ, ils étaient trente candidats pour toute l’Union européenne.

Le Français en lice n’est autre que Jean-François Bohnert, actuellement procureur général à la cour d’appel de Reims.

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« l’Hebdo du Vendredi »

Un jeu pour les collégiens et lycéens sur le patrimoine marnais

 

Afin de participer à la semaine de la francophonie en mars 2019 avec l’Unesco, la section Marne de la Société des membres de la légion d’honneur en synergie avec la ville de Reims, organise un jeu-concours d’expression française, dont le thème est « J’aime mon patrimoine marnais », à l’intention des élèves des collèges et des lycées de la Marne et des écoles de Reims.

Les candidats sont invités à s’imaginer devoir contribuer à un recueil destiné à valoriser le patrimoine marnais inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco (cathédrale, Palais du Tau et basilique Saint-Remi à Reims, basilique Notre-Dame de L’Epine, collégiale Notre-Dame-en-Vaux à Châlons et les coteaux, maisons et caves de Champagne).

Infos : www.legiondhonneurmarne.fr

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« l’union » 190125b

MARNE : Opération J’aime mon patrimoine

 

Dans le cadre de la semaine de la francophonie en mars 2019, avec l’Unesco, la section marnaise des membres de la Légion d’Honneur en synergie avec la Ville de Reims organise un jeu-concours d’expression française dont le thème est « J’aime mon patrimoine marnais » à l’intention des élèves des collèges et des lycées de la Marne et des écoles de Reims.

Les candidats sont invités à s’imaginer devoir contribuer à un recueil destiné à valoriser le patrimoine marnais.

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« l’union » 190125a

REGION - GENDARMERIE : Le colonel de Lorgeril promu général de brigade

 


Ronan de Lorgeril portera les deux étoiles de général de brigade à compter du 1er février 2019.

Le colonel Ronan de Lorgeril, commandant le groupement de gendarmerie départementale de la Marne, commandant adjoint de la région de gendarmerie Grand Est pour les groupements des Ardennes, de l’Aube, de la Marne et de la Haute-Marne est nommé général de brigade à compter du vendredi 1 er février 2019. Il est maintenu dans ses fonctions comme le rapporte le Journal officiel d’hier publiant une décision du conseil des ministres de mercredi.

Saint-cyrien, le colonel Ronan de Lorgeril est entré en gendarmerie en 1990. Il a servi successivement au Groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) à Satory (Yvelines), puis comme commandant de Peloton motorisé (PMo) du Pas-de-Calais, commandant de compagnie de gendarmerie départementale à Bordeaux (Gironde), à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) comme adjoint au chef du bureau de la réglementation, commandant de la section de recherches de Lille (Nord), commandant du groupement de gendarmerie départementale d’Indre-et-Loire à Tours, chef du bureau du contrôle de gestion, de l’évaluation de la performance à la DGGN, avant d’être affecté à la mission de modernisation et de simplification au ministère de l’Intérieur. Il a pris ses fonctions à Châlons-en-Champagne en août 2017.

Le colonel de Lorgeril est chevalier de la Légion d’honneur et officier de l’ordre national du Mérite.

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« l’union » 190123a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE - Arts&sépultures : Le cimetière de l’Ouest de Châlons, créé avant la Révolution française

 

Ce cimetière, date de 1785 ce qui en fait le plus ancien cimetière de la commune. Il compte plus de 3 650 sépultures, dont certaines ont un art funéraire remarquable.

C’est le plus ancien cimetière de la ville, il a été ouvert avant la révolution. Le 21 juin 1783, le conseil municipal décide de déménager les vingt-trois cimetières intra-muros et de créer celui de l’Ouest en dehors des remparts. Il a ensuite connu plusieurs aménagements successifs. Certains tombeaux datent de l’Ancien Régime. Plusieurs monuments impressionnants sont érigés dans ce cimetière, parmi eux un tombeau comporte des têtes de bélier aux quatre coins, il s’inspire des sarcophages antiques. C’est ici que repose le comte Alexandre Brzostowski, général-major au service de la Russie en Pologne, qui décéda à Châlons en 1820. La tombe la plus originale de ce cimetière est celle du colonel Pierre Nicolas Martelet, décédé en 1846. Son tombeau est surmonté d’un amas minéral. Sabre, épaulettes, bicorne et croix de la Légion d’honneur se trouvent au sommet de ce monument. Rappelant les batailles révolutionnaires et napoléoniennes auxquelles il a participé. Dans la pierre, un crâne et une chouette sont également présents.


D’illustres défunts dans ce cimetière

Au détour des allées, on peut découvrir des tombes avec des noms de défunts connus. Léon Bourgeois, un politicien français, plusieurs fois ministre et président du Conseil de 1895 à 1896, est enterré dans ce cimetière châlonnais. Il fut également préfet de police de la ville de Paris et président de la chambre des Députés et du Sénat. Il reçut le prix Nobel de la Paix en 1920.

C’est également dans le cimetière de l’Ouest que Cabu, le dessinateur et caricaturiste décédé en 2015 dans l’attentat de Charlie Hebdo a été inhumé.

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« l’union » 190121a

EPERNAY – ÄY-CHAMPAGNE – CEREMONIE : Hommage aux Républicains espagnols

 


Sur cette photo prise à l’occasion du premier anniversaire de la libération d’Aÿ, une partie des républicains espagnols d’Aÿ et des compatriotes de Châlons.

Une plaque commémorative sera inaugurée sur le monument aux morts, le 2 février.

Voilà cinq ans que Patrick Sanchez se bat pour honorer la mémoire de dix-sept Agéens, républicains espagnols, anciens combattants et déportés. Un long parcours qui s’achèvera le 2 février, avec l’inauguration d’une « plaque commémorative en l’honneur des Républicains espagnols d’Aÿ » , apposée sur le monument aux morts de la commune.

Une démarche peu habituelle. L’usage veut que seuls les noms des personnes décédées pendant un conflit figurent sur les monuments aux morts. Or ceux-là ont survécu. Au second conflit mondial, au camp de concentration, et avant cela, à la guerre d’Espagne.

« Ces hommes se sont engagés contre le fascisme pendant la guerre civile espagnole, puis contre le nazisme pendant la seconde guerre mondiale, ils ne doivent pas tomber dans l’oubli » , explique Patrick Sanchez, représentant des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et l’association Mémoire historique des républicains espagnols et fils de l’un d’eux.

En 1939, après la victoire de Franco qu’ils ont combattu depuis son coup d’état en 1936, ces hommes trouvent refuge en France. Quand la guerre contre l’Allemagne nazie éclate, ils sont incorporés dans les compagnies de travailleurs étrangers de l’armée française, puis en 1941, reconnus républicains espagnols, ils sont déportés dans les kommandos de Mauthausen.

Les dix-sept ne se connaissent pas encore. C’est à leur retour en France qu’ils se croisent pour la première fois, dans un camp de transit installé à Aÿ pour accueillir les prisonniers à leur retour de déportation et avant d’être dirigés à l’hôtel Lutecia (centre d’accueil et de contrôle des déportés). C’est là que l’on donne les moyens à chacun de rentrer chez soi, ou un point de chute pour ceux qui ne le peuvent, comme ces Espagnols, pour qui le retour au pays est impossible sous peine de mort.

S’ils reviennent à Aÿ, c’est parce que l’un d’eux, Juan Romero s’est lié d’amitié avec une Agéenne qui lui trouve du travail et un logement et qu’ils le suivent. Aidés par le Comité des Œuvres Sociales des Organisations de la Résistance et tout particulièrement Mesdames Servagnat et Lundy et Monsieur Giraud (voir ci-contre), ils trouvent du travail, fondent une famille et finiront leur vie à Aÿ.

Seule mémoire encore vivante, Juan Romero, décoré de la légion d’honneur en juillet 2016, fêtera ses 100 ans en avril. Et désormais, la plaque portant le nom des dix-sept républicains espagnols d’Aÿ préserve leur souvenir.

Républicain espagnol d’honneur

 
Sur la plaque, en plus des noms des 17 républicains espagnols d’Aÿ, figure le nom d’Henri Giraud. Cet Agéen, résistant, déporté, aide les Espagnols à s’installer dans la région. Chaque été, il se rend en Espagne, et déjoue la censure franquiste en acheminant le courrier des Agéens à leurs familles restées au pays. Des actions qui lui ont valu le titre de Républicain espagnol d’honneur.

Une exposition, des films et des livres…

 
L’hommage aux Républicains espagnols d’Aÿ prend de multiples formes. En plus de la plaque apposée sur le monument aux morts de la ville, trois rendez-vous permettent d’aller plus loin. Tout d’abord, une exposition sur la guerre d’Espagne à découvrir à la cité du champagne Collet-Cogevi, du 25 janvier au 4 février, de 10 à 12 heures et de 14 à 17 heures, sauf le lundi. La projection de deux films, ensuite, à la MJC d’Aÿ : « L’Île de Chelo », le 5 février à 19 heures et « La Traversée solidaire » le lendemain à la même heure. Enfin, pour ceux qui veulent en savoir plus sur la guerre civile espagnole, jusqu’au 15 février, la librairie L’apostrophe d’Épernay met en avant une série d’ouvrages sur le sujet.

Hélène Nouaille

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« l’union » 190115a

EPERNAY - NOMINATIONS : Légion d’honneur (suite)

 

Lors de nos derniers articles sur les promus régionaux à la Légion d’honneur, il nous avait échappé deux personnalités.

Il s’agit de la Champenoise Marie Cheval (fille du regretté Pierre Cheval), directrice des hypermarchés Carrefour en France et de Jean-Luc Déchery, président de la maison de maroquinerie Camille Fournet (Tergnier). Tous deux ont été élevés au grade de chevalier.

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« l’union » 190112a

AVIS DE DECES

 

VITRY-EN-PERTHOIS

La société des Membres de la Légion d’Honneur Comité de Vitry-le-François,

a la grande tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Jean ROUCHEAU

Ancien porte-drapeau
Chevalier de la Légion d’Honneur
Médaillé militaire
Chevalier de l’ordre National du Mérite
Ancien combattant.


 
La cérémonie religieuse sera célébrée le lundi 14 janvier 2019 à 9 h 30 en l’église de Vitry-en-Perthois.

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« l’union » 190111a

VITRY-LE-FRANÇOIS - VITRY-EN-PERTHOIS – NÉCROLOGIE : L’ancien résistant Jean Roucheau est mort

 


Jean Roucheau a reçu quatorze médailles en reconnaissance de son engagement. Archives Mathilde Escamilla

Il a rejoint le maquis à 16 ans et demi et a retardé les Allemands au mont Mouchet en juin 1944.

L a première fois que je l’ai vu, il allait au monument aux morts avec toutes ses médailles. Il était toujours tiré à quatre épingles. C’était mon voisin et je l’ai abordé pour connaître son parcours. » En 2014, Françoise Dangoise, professeur à la retraite, organise quelques rencontres pour raconter l’histoire de celui qui est décédé à l’âge de 92 ans. « Il était très sympathique et fier de ce qu’il avait fait, notamment de ses médailles. » Particulièrement du médaillon de la Centurie des plus jeunes combattants volontaires de la Résistance.

Il faut dire qu’il avait rejoint le maquis dès l’âge de 16 ans et demi en suivant la destinée de son père. « Il était officier de réserve dans l’armée de l’air, affecté à la base aérienne de Reims. Il a ensuite été muté à la base de Clermont-Ferrand et a participé à la création du réseau Résistance air », témoignait-il dans nos colonnes, en juin 2014.

Jean Roucheau, inscrit à l’école des Apprentis mécaniciens de l’air, décide de le rejoindre au mont Mouchet. Les 10 et 11 juin, les Allemands attaquent et font 260 morts et 180 blessés. Les maquisards cherchaient à empêcher l’ennemi de rejoindre le Nord alors que le débarquement des soldats alliés était en cours.

Trois guerres à son actif

À la Libération, il s’engage dans l’armée de l’air puis file à Agadir, au Maroc, où il restera quatre ans. En 1952, c’est à Saigon qu’il atterrit, en pleine guerre d’Indochine. Il y occupe le poste de contrôleur aérien. Deux ans plus tard, il prend la direction de la Tunisie et de la base aérienne de Bizerte, peu avant l’indépendance du pays qui l’oblige à rentrer en France. Il poursuit ensuite sa carrière au sein de la base aérienne de Reims puis travaille chez Air France, comme commercial.

Il passe sa retraite du côté de Vitry-en-Perthois en participant à de nombreuses cérémonies comme porte-drapeau. Il a la douleur de perdre sa femme et son fils en 2015, tous deux étant gravement malades. Il termine sa vie en maison de retraite à Loisy-sur-Marne. Son enterrement aura lieu lundi 14 janvier à 9 h 30 au sein de l’église de Vitry-en-Perthois.

J.-M. Cornuaille

l’essentiel

 

Les 10 et 11 juin 1944, le maquis se déploie au mont Mouchet (Lozère) pour faire barrage aux Allemands qui remontent vers le Nord, en direction de la côte et du débarquement des soldats alliés.
Jean Roucheau fait partie des maquisards dès ses 16 ans et demi. Il reçoit un médaillon de la Centurie des plus jeunes combattants volontaires de la Résistance pour son action.
À la Libération, il s’engage dans l’armée de l’air, officie à Reims puis devient commercial pour Air France.
Il termine sa vie à Vitry-en-Perthois et décède à l’âge de 92 ans.

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« l’union » 190109a

AVIS DE DECES

 

VITRY-EN-PERTHOIS

Madame Francine ROUCHEAU, sa belle-fille ;
David ROUCHEAU, son petit-fils et sa compagne Jo ANCIANT ;
Maxime, son arrière-petite-fille,
et toute la famille,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Jean ROUCHEAU

Chevalier de la Légion d’honneur,
Médaillé militaire,
Chevalier de l’ordre national du Mérite,
Ancien combattant.


 
survenu à l’âge de 92 ans.

La cérémonie religieuse sera célébrée le lundi 14 janvier 2019 à 9 h 30 en l’église de Vitry-en-Perthois.

Une pensée est demandée pour

Yvette, son épouse et Jackie, son fils,
décédés en 2015

Monsieur ROUCHEAU repose au funérarium de Vitry-le-François 52, avenue du colonel Moll.

Cet avis tient-lieu de faire-part.

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« l’union » 190108b

MARNE – PROMOTION : Véronique Blin, Chevalier de la Légion d’honneur

 

402 personnes figurent sur la liste de la promotion civile à la Légion d’honneur du 1 er janvier 2019.

Parmi elles, la présidente du centre vinicole Nicolas Feuillatte à Chouilly. Véronique Blin est élevée au grade de chevalier de la Légion d’honneur, au titre du ministère de l’Agriculture et de l’alimentation, pour 38 ans de services.

Cette liste est complétée d’une promotion spéciale puisque l’Équipe de France de football, vainqueur de la Coupe du monde 2018, est également distinguée.

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« l’union » 190108a

MARNE – PROMOTION : Légion d’honneur - B. Arcadipane et P. Gaillot promus

 

L’Ardennaise Pascale Gaillot, vice-présidente du conseil régional du Grand Est, en charge de l’agriculture et de la ruralité, ex-directrice générale de la chambre d’agriculture de la Marne et ex-responsable communication de Vivescia a été promue chevalier de la Légion d’Honneur. Tout comme Véronique Blin, présidente du centre vinicole Nicolas Feuillatte (lire page VII).

Autre nomination au grade de chevalier, au titre du ministère de la Cohésion des territoires, celle de Bruno Arcadipane. Le Marnais est nommé en qualité de président du conseil d’administration du bailleur social Action logement. Également président du consortium Peintures Revêtements, Bruno Arcadipane est à la tête du Medef Grand Est.

À noter aussi, au grade de chevalier et au titre du ministère de l’Intérieur, la nomination de l’ancienne sous-préfète de Reims Valérie Hatsch. Elle avait quitté ses fonctions en août dernier pour rejoindre la Nouvelle Aquitaine où elle a été nommée préfète déléguée pour la défense et la sécurité auprès du préfet de Région.

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« l’union » 190105a

REIMS - AVIS DE DECES

 

REIMS

En union avec Madame Bernard MERIC de BELLEFON, décédée le 28 novembre 2018 ;
Mademoiselle Monique MERIC de BELLEFON,
Monsieur Jacques MERIC de BELLEFON et Madame Christine LARUE,
le docteur et Madame Yves MERIC de BELLEFON,
ses enfants ;
Ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants,

ont la tristesse de vous faire part du rappel à Dieu du

lieutenant-colonel (e.r.)
Bernard MERIC de BELLEFON

Commandeur de la Légion d’honneur,
Croix de guerre 1939-1945,
Croix de la valeur militaire
Officier du Ouissam Alaouite..


 
le 4 janvier 2019, dans sa 98ème année.

La messe de funérailles aura lieu le mardi 8 janvier 2019, à 15 heures, en l’église Saint-Vincent-de-Paul, sans présence du corps, le défunt en ayant fait don à la science.

La famille remercie le personnel de la résidence Tiers Temps de Reims pour son dévouement et sa gentillesse.

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« l’union » 190102a

REGION : Dans l’ordre de la Légion d’honneur

 

Parmi les 402 personnes promues ce 1 er janvier dans l’ordre de la Légion d’honneur, on trouve notamment dans la région, au grade de chevalier, deux femmes nommées au titre du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Il s’agit de Véronique Blin, connue pour être la présidente du centre vinicole Nicolas Feuillatte à Chouilly (Marne). En 2017, la marque a vendu un peu plus de 10 millions de bouteilles dont une bonne part à l’export. La seconde est l’Ardennaise Pascale Gaillot, vice-présidente du conseil régional du Grand Est, en charge de l’agriculture et de la ruralité. Pascale Gaillot, élue UDI, fait partie de la majorité du conseil régional.

Autre nomination au grade de chevalier, au titre du ministère de la Cohésion des territoires, celle de Bruno Arcadipane. Le Marnais est nommé en qualité de président du conseil d’administration du bailleur social Action logement. Également président du consortium Peintures Revêtements, Bruno Arcadipane est à la tête du Medef Grand Est. Le 20 décembre dernier, il s’était entretenu avec la ministre Jacqueline Gourault.

À noter aussi, au grade de chevalier et au titre du ministère de l’Intérieur, la nomination de l’ancienne sous-préfète de Reims Valérie Hatsch. Elle avait quitté ses fonctions en août dernier pour rejoindre la Nouvelle Aquitaine où elle a été nommée préfète déléguée pour la défense et la sécurité auprès du préfet de Région.

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« l’union » 181216a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE – ARMEE : Michel Le Dren La défense dans la peau

 


Le Marnais Michel Le Dren a côtoyé les plus grands lors de sa carrière, en métropole, à La Réunion ou en Nouvelle-Calédonie.

Bio express

26 juin 1946 : naissance à Sermaize-les-Bains, dans la Marne.
1971 : il devient inspecteur du Travail.
1994 : François Léotard, ministre de la Défense, lui remet la Légion d’honneur.
Du 7 juin 1997 au 30 août 2001 : il est nommé haut fonctionnaire de défense auprès de Martine Aubry et d’Élisabeth Guigou, ministres du Travail et des Relations sociales.
Du 1 er mai 2002 au 1 er juin 2004 : il devient conseiller social au cabinet de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense.

Fervent défenseur des valeurs humanistes, Michel Le Dren a tenté de faire respecter le droit social durant toute sa carrière, que ce soit en France ou au bout du monde.

Michel Le Dren a passé le plus clair de sa vie à défendre celle des autres. En tant qu’inspecteur du Travail d’abord, il souhaitait que les salariés, hommes comme femmes, soient mis sur un même pied d’égalité. « Je vérifiais l’application du droit du Travail dans les entreprises. J’avais un rôle de conseil. » Pas de sanction. « J’ai imposé à un gérant de mettre des chaises dans la salle de pause de ses employés. Fin des années 70, un patron estimait que les femmes ne devaient pas porter de pantalon au travail. Je lui ai fait changer d’avis. »

Sa méthode est efficace. Michel Le Dren monte très vite les échelons. Il devient directeur du Travail de la Haute-Saône puis est envoyé à l’autre bout de la terre, en Nouvelle-Calédonie. C’était en 1988. Là-bas, le Marnais a fort à faire. Le pays est au bord de l’implosion. « J’ai veillé à l’application des accords de Matignon. C’est moi qui ai mis au point le code du Travail en Nouvelle-Calédonie. Un droit social digne de ce nom a été mis en place avec les élus du territoire. »

À son retour, le directeur général de la Sécurité intérieure de l’époque, le préfet Claude Silberzahn, lui confie une mission d’audit à Paris. « Une mission difficile » visant à « défendre les valeurs de notre pays ». Michel Le Dren est aussi auditeur de l’Institut des hautes études de la défense nationale et du Centre des hautes études sur l’Afrique et l’Asie modernes. « J’étais très intéressé par le domaine de la défense au sens large. » C’est pourquoi il accepte un autre défi. Entre le 1 er juillet 1991 et le 30 avril 1992, il devient chargé de mission pour les affaires civiles, au rang de sous-chef d’état-major, à Besançon.

Michel Le Dren n’en oublie pas ses premières amours. Il est ensuite nommé directeur du Travail à l’Ile de La Réunion. Comme en Nouvelle-Calédonie, « le contexte social est difficile, avec un taux de chômage à 43 %. »

Amateur de challenge, le Marnais ne compte pas ses heures. Pour parvenir à ses fins, il enfreint les règles que lui-même impose aux autres en travaillant plus de 70 heures par semaine. Le comble. Cette soif de faire respecter le droit social va le mener dans les plus hautes sphères de l’État.

Proche de Michèle Alliot-Marie

De juin 1997 à août 2001, il devient haut fonctionnaire de Défense auprès de Martine Aubry et Élisabeth Guigou, ministres du Travail et des Relations sociales. Ce « travail passionnant, très prenant » consiste à faire appliquer les règles de sécurité du ministère du Travail.

En parallèle, il prend les fonctions de secrétaire général de la délégation interministérielle à la lutte contre le travail illégal. Dans la foulée, en 2001, il arrive à la tête de la direction régionale du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle de Champagne-Ardenne.

L’année suivante, le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie recherche un conseiller social. Elle propose le poste à Michel Le Dren. De juin 2002 à septembre 2004, le Marnais œuvre donc auprès de MAM. « C’est une chance. Elle voulait qu’on l’appelle Madame le ministre. Je suis resté très proche d’elle. » Au sortir de cette expérience, Michel Le Dren rejoint le groupe Snecma en octobre 2004 comme chargé de mission auprès du directeur général adjoint aux affaires sociales et institutionnelles.

Une fois la retraite venue, pas question pour lui de rester inactif. « Je me suis engagé dans le cadre des associations . » Installé avec son épouse à Courtisols, sur les terres marnaises, il prend son rôle de président du comité de Châlons-en-Champagne de la Légion d’honneur et du Souvenir français très à cœur. L’homme aux six médailles (dont la Légion d’honneur remise en 1994 par François Léotard) épingle à son tour ces hommes et ces femmes méritants du territoire. « Quand on a beaucoup reçu, il faut savoir donner pour les autres, sans sectarisme. C’est le sens que j’ai donné à ma vie. »

Une vie qu’il n’aurait pas vécue de façon aussi intense sans son épouse, aujourd’hui décédée. « Tout ce que j’ai fait c’est grâce à ma femme. Elle me suivait partout et m’a beaucoup aidé pour me faciliter les choses. Ma femme me ramenait dans l’axe. » Car Michel Le Dren avoue : « Je fais des choses sérieuses sans me prendre au sérieux. » C’est certainement ce qui lui a permis d’en arriver jusque-là.

Mélanie Choffart

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« l’union » 181210a

REIMS - NATIONALITÉ : Ils sont devenus Français

 

Entouré des élus et des représentants des ordres nationaux, Légion d’honneur et ordre national du Mérite, Jacques Lucbéreilh a présidé sa première cérémonie d’entrée dans la nationalité française.

Le sous-préfet de Reims a remis les documents l’attestant à trente et une personnes au terme d’un discours dans lequel il a rappelé les valeurs de la République et après l’interprétation par tous de la Marseillaise.

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« l’union » 181206a

REIMS – BAZANCOURT – HISTOIRE : Sur les pas de son aïeul

 


Claude Galland et les carnets de guerre de son aïeul.

Claude Galland a présenté les carnets de la Grande Guerre rédigés par son aïeul.

Claude Galland de Saint-Masmes est venu à la médiathèque de La Filature pour présenter les carnets de la Grande Guerre rédigés par un de ses ancêtres. Il est l’arrière-petit-fils du côté maternel d’Henri Chennebenoist né à Paris en 1880.

Les carnets, cartes, médailles, photos et divers objets en la possession d’un soldat ont été retrouvés enfouis dans une malle après avoir vécu plusieurs déménagements successifs sans jamais être endommagés ni révélés à ses descendants jusqu’au 3e rang.

Henri Chennebenoist était un aventurier en plus d’avoir l’âme militaire et une haute idée de la patrie ainsi le découvre-t-on au travers de ses carnets.

A 19 ans, pendant son service militaire d’une durée de 4 ans, il part faire la guerre de Chine en 1901, rentre en 1902. Il exercera diverses professions : d’abord agriculteur à Roissy-en-France, commerçant en grains et fourrages auprès des abattoirs de La Villette à Paris.

Mobilisé à 34 ans

A 34 ans, il est mobilisé d’office le 4 Août 1914 pour accomplir son devoir, il traversera toute la Grande Guerre passant de la Somme à la Marne et Verdun. Il a été démobilisé en 1919 comme sous-lieutenant eu égard à son comportement, a rerçu la Crix de Guerre puis la Légion d’Honneur le 14 juillet 1932.

Pendant toute la guerre il a écrit 11 carnets, tout au crayon à mine ce qui a leur permis de rester intacts à ce jour.

A l’encre, tout ou presque ce serait effacé tant les conditions de vie dans les tranchées étaient épouvantables, les lectures de Claude Galland le prouvent, il fallait être un super homme pour endurer cette vie là dans le froid, la neige, le gel, la boue, la pluie, la vermine, la faim, les bombes et voire tomber à ses côtés ses compagnons de combat. Les photos en noir et blanc prises par Henri Chennebenoist illustrent les écrits.

En 1929 il a repris son métier d’agriculteur, en 1958 il est parti vivre chez son fils professeur d’histoire à Deauville, il est décédé en 1961 à l’âge de 81 ans. C’est à sa petite fille qui a épousé un agriculteur de Saint-Masmes que l’on doit ce témoignage historique.

Toutes les personnes présentes à cette séance de lecture organisée par Claude Galland ont été très émues par les récits retranscrits dans ces carnets.

De notre correspondante Liliane Duhoux

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« l’union » 181201 a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE – HOMMAGE : Deux vies au service des autres

 


« Aimer et respecter l’être humain », un idéal partagé par les époux Hamm.

« La joie, la mélancolie et la fierté. » Une journée où les émotions se mêlent et se confondent, c’est ce qu’a vécu Claude Hamm, hier à Châlons. La douleur de savoir que son époux, le docteur Michel Hamm, aux côtés de qui elle a passé plus de cinquante ans, était inhumé depuis un an, jour pour jour. La douceur, aussi, de voir dévoiler dans le quartier du Verbeau où il a exercé quarante-trois ans durant une plaque en sa mémoire. Plus qu’une plaque, une rue entière, « artère essentielle du quartier », souligne le maire Benoist Apparu. À proximité des écoles dont il avait la charge pendant son mandat d’adjoint aux affaires scolaires. Comme une évidence pour honorer l’homme « unanimement estimé et aimé », rappelle Bruno Bourg-Broc, qui était « attentif à la vie du quartier et à chacun, avec le sens de l’humour qui le caractérisait ». Devant plusieurs dizaines de personnes – élus, amis, voisins, patients… – Claude Hamm, très émue, a remercié la municipalité pour ce choix : « De là-haut, je sais qu’il préférera avoir une rue à son nom qu’une décoration ».

Quelques heures plus tard, la Châlonnaise a, elle, reçu une décoration. Après la Légion d’honneur, l’infatigable militante de la vie associative a été décorée hier soir des insignes d’officier de l’Ordre national du mérite des mains de Michel Le Dren et en présence d’Hervé Chabaud. Une « reconnaissance de la France » faite à une « femme exemplaire d’une rare qualité », ont-ils souligné. Claude Hamm, c’est la création du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de la Marne, le lancement du premier Téléthon et de la première antenne des Restos du cœur à Châlons, la mise en place des téléphones « grave danger » pour les femmes victimes de violences, entre autres preuves de « dépassement de soi au service d’un idéal ». Une vie de bénévolat qui ne se conjugue pas qu’au passé. Tant qu’elle le pourra, Claude Hamm continuera : « La patience, la courtoisie et l’attention aux autres peuvent transformer une vie », a-t-elle conclu.

M.B.

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« l’union » 181130 a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE – HOMMAGE : Claude et Michel Hamm à l’honneur

 


A 16 heures et 18 h 30, deux cérémonies rendront hommage au couple. Archives T.S. et D.Z.

Le couple Hamm est connu de bon nombre de Châlonnais pour son investissement dans la ville. Pour son implication, un hommage en deux temps lui est rendu cet après-midi. À Michel d’abord, décédé il y a près d’un an, le 22 novembre 2017.

À 16 heures, la plaque « Rue du Docteur-Michel-Hamm » sera dévoilée sur les murs de la nouvelle voie créée autour des écoles du Verbeau, où il a été l’emblématique médecin de quartier pendant quarante-trois ans. Tout en siégeant au conseil municipal de Châlons-en-Champagne de 1995 à 2014, puis en étant porte-drapeau pour l’ordre de la Légion d’honneur.

Une rue au nom de Michel, l’Ordre national du mérite pour Claude

Comme un symbole, à 18 h 30, ce sera au tour de son épouse, Claude, de recevoir les insignes d’officier de l’Ordre national du mérite, dans les locaux du conseil départemental rue de Jessaint.

C’est Michel Le Dren qui les lui remettra. Claude Hamm a reçu cette promotion pour toute son œuvre associative. Elle est notamment à l’origine de la création du centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) en 1997. Elle s’est également engagée dans l’humanitaire en Pologne et en Roumanie et a aussi participé au lancement des Restos du Cœur et du Téléthon.

Margaud Déclemy

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« l’union » 181125 a

VITRY-LE-FRANCOIS – CHANGY – ARMEE : Jean-Marie Lemoine Le sens du devoir

 


Le général Lemoine anime de nombreuses sorties liées au patrimoine dans sa commune de Changy. Il a même été maire du village de 1995 à 2008.Philippe Jacquemin

Pays Vitryat (Marne) Auteur d’une carrière remarquable, le général de corps d’armée n’a pas manqué l’occasion de mettre en avant son territoire lors du centenaire de la Grande Guerre.

Sur son insigne figure quatre étoiles. Celles qui désignent son grade de général de corps d’armée obtenu en février 1989. Jean-Marie Lemoine, 87 printemps depuis le mois de mars, a un curriculum vitae long comme le bras. Lui qui a gravi les échelons au fil des années. Sous-lieutenant, lieutenant, capitaine, chef de bataillon, lieutenant-colonel, colonel, général de brigade, général de division puis général de corps d’armée, il a quitté le service actif le 3 mars 1991.

Une carrière dans les troupes de marine et l’infanterie « qui s’est bien déroulée », selon ses propres dires, même s’il n’en tire aucune gloire. « Si je suis fier de ma carrière ? Disons que je ne suis pas honteux de ce que j’ai fait mais je ne veux pas paraître prétentieux . »

Un parcours marqué par ses affectations à l’étranger

Issue d’une famille « qui n’est pas militaire », il débute dans la gendarmerie à Chaumont puis fréquente l’école des sous-officiers de Strasbourg en 1950 ainsi que l’école militaire interarmes comme saint-cyrien en 1952. Il multiplie ensuite les affectations au sein de l’armée. À l’étranger, d’abord au Maroc puis en Algérie où durant quatre ans, il est successivement chef de section, commandant d’unité puis officier de renseignement. Il est rapatrié en mars 1959 après avoir été blessé en opération de maintien de l’ordre. Il est aussi désigné pour servir à la mission militaire française au Cambodge où il devient instructeur à l’académie royale militaire khmère à Phnom Penh pendant deux ans.

L’Allemagne marque sa carrière, lui qui parle la langue de Goethe même si, de son propre aveu, il a plus « de difficultés », aujourd’hui à la pratiquer. Cela lui permet d’endosser le rôle de général major régional des forces françaises en Allemagne au printemps 1987 après avoir servi à Trèves et Offenbourg. « Après Saint-Cyr, j’ai opté pour la coloniale, comme on l’appelait à l’époque. Elle permettait de partir à l’étranger. » En France, il passe par Le Mans, Saint-Malo, Lyon, la Polynésie française et occupe les bancs de l’école militaire de Strasbourg, de l’école supérieure de guerre, de l’école d’application de l’infanterie de Montpellier ainsi que de l’institut des hautes études de la défense nationale. Un parcours qui lui permet d’obtenir de nombreuses décorations puisque le général Lemoine est grand officier de la Légion d’honneur, grand-croix de l’Ordre national du Mérite et titulaire de trois citations à l’Ordre de l’armée dont l’attribution de la croix de la valeur militaire. « J’ai eu de la chance. J’ai fait la guerre, j’ai été blessé mais j’ai fréquenté des écoles de guerre qui m’ont ouvert des portes. » Il est à l’origine de la création du Conseil national pour les droits des anciens combattants militaires d’outre-mer, qui s’occupe des anciens soldats d’outre-mer qui ont servi l’armée française avant de rejoindre leur pays d’origine lors de l’indépendance.

Bénévole pour raconter l’histoire de son territoire

Installé à Changy, commune dont il a été maire durant deux mandats (1995 à 2008), son carnet d’adresses est conséquent. Il n’hésite pas à l’utiliser comme en août dernier quand il a fait le lien entre les autorités et le 5 e régiment de dragons de Mailly-le-Camp (Aube) dans le cadre d’un éventuel parrainage. Il a aussi accompagné le réalisateur du spectacle son et lumière projeté sur l’hôtel de ville vitryat, le 10 novembre dernier.

L’homme est de toutes les commémorations et ne manque pas de transmettre son savoir. « Beaucoup de jeunes qui s’engagent ne connaissent rien de l’histoire de la Grande Guerre. Ils sont souvent étonnés qu’à côté de chez eux, il se soit passé autant de choses. Toute la matière est sur place. Dans tous les villages, au moins une personne s’intéresse au patrimoine. » Il fait ainsi partie des greeters, ces bénévoles qui accompagnent gratuitement les touristes sur leur territoire.

Il retrace aux visiteurs l’histoire de Changy, ancien fief qui comprenait un château ou une maladrerie. Aujourd’hui, le village situé au cœur des coteaux vitryats est largement marqué par l’activité viticole. Jean-Marie Lemoine propose une deuxième balade, qui décrit les combats de la Grande Guerre dans les villages environnant de Vitry-le-François. L’ancien général y mêle des anecdotes personnelles, fruit d’une longue et brillante carrière.

J.-M. Cornuaille

bio express

 

2 mars 1931 : naissance à Joinville en Haute-Marne.
12 octobre 1950 : engagé volontaire au titre de l’école des sous-officiers de Strasbourg.
Septembre 1952 : admis à l’école spéciale militaire interarmes comme saint-cyrien.
Octobre 1956 : il devient lieutenant et grimpe dans la hiérarchie au fil des années.
Février 1989 : il est nommé général de corps d’armée.
3 mars 1991 : il quitte le service actif.

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« l’union » 181119 a

REIMS - ARMEES : La promotion de Saint-Cyr Général Loustaunau-Lacau débaptisée

 


Les Saint-Cyriens avaient organisé une cérémonie de leur parcours mémoriel sur le parvis de Notre-Dame de Reims.

Les jeunes Saint-Cyriens étaient passés par le Chemin des Dames, le parvis de Notre-Dame de Reims et Somme-Suippe lors de leur parcours mémoriel de haute tenue.

La promotion 2016-2019 de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, qui avait pris pour nom « Général Loustaunau-Lacau », héros des deux guerres mondiales du XX e siècle, est débaptisée. La raison invoquée par l’État est que cet officier était notoirement antisémite. « Le chef d’état-major des armées et l’armée de terre, en concertation avec la ministre des Armées, ont décidé de ne plus utiliser ce nom de promotion », a rapporté l’Agence France-Presse (AFP), citant le porte-parole de l’armée de terre, le colonel Benoît Brulon.

L’armée s’explique

« Saint-Cyrien, héros des deux guerres mondiales, résistant, déporté à Mauthausen et député à l’Assemblée nationale dans les années cinquante, Georges Loustaunau-Lacau est une figure militaire dont les faits d’armes avaient alors justifié le choix des différentes autorités, a expliqué l’état-major des armées dans un communiqué. Les éléments récemment portés à la connaissance du chef d’état-major de l’armée de terre, postérieurement à la décision d’attribution du nom, ont mis en lumière l’activité politique de Georges Loustaunau-Lacau dans les années trente, au cours desquelles il a tenu des propos farouchement antisémites. »

L’armée de terre signale aussi que l’officier a lui-même écrit au moins un article en 1938 dans lequel il met en doute la loyauté des juifs de France, et explique encore qu’il a dirigé une maison d’édition aux publications très critiquables. Il s’agit de La Spirale, qui a publié deux revues dans lesquelles ont paru plusieurs séries d’articles anticommunistes, anti-allemands et antisémites.

Le samedi 12 mai 2018, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Reims dans le cadre du relais caritatif « Tranchées de nos mémoires », la promotion « Général Loustaunau-Lacau » avait organisé une impressionnante prise d’armes.

De Craonne à Reims

La veille, les élèves officiers avaient restauré une stèle à Craonne sur le Chemin des Dames. Durant tout le week-end de l’Ascension, ils avaient parcouru, 24 h/24, 670 kilomètres de la ligne de front, leur manière de rendre hommage aux poilus, à leur parrain de promotion qui s’était distingué au feu notamment dans le département de la Marne, et d’attester leur volonté de préserver la connaissance de l’histoire de France via le lien intergénérationnel de la mémoire. Tout en recueillant des fonds pour les blessés de guerre.

Sur le parvis de Notre-Dame de Reims, ils avaient évoqué la cathédrale incendiée le 19 septembre 1914, la cité bombardée presque tous les jours et totalement défigurée durant la Grande Guerre, mais aussi la métropole de la paix en Europe qui est, depuis le 8 juillet 1962, le symbole de la réconciliation franco-allemande, alors qu’y avait été signée, le 7 mai 1945 à 2 h 41, la reddition sans condition des armées nazies.

Un Hymne au général chanté

Après avoir interprété La Marseillaise a cappella, les élèves officiers avaient chanté l’hymne qu’ils avaient composé pour leur parrain. Georges Loustaunau-Lacau avait été un brillant officier du 332 e régiment d’infanterie durant la Grande Guerre, mais aussi un beau combattant en 1940, puis un résistant français, livré à la Gestapo, déporté au camp de concentration nazi de Mauthausen.

Cet officier qualifié souvent d’inclassable est rattrapé après sa mort par ses déclarations des années trente.

Hervé Chabaud

Repères

 

17 avril 1894 : Georges Loustaunau-Lacau naît à Pau.
11 novembre 1918 : il est capitaine, chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre avec quatre citations dont trois à l’ordre de l’armée.
13 janvier 1941 : le général de Gaulle lui écrit à propos de Pétain.
31 mars 1943 : Vichy le livre à la Gestapo. Il subit 54 interrogatoires avant d’être déporté.
11 février 1955 : il meurt le jour de sa nomination au grade de général. Ses obsèques ont lieu aux Invalides.

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« l’union » 181116 a

ÉPERNAY – ASSOCIATION : Renouveau à la Légion d’Honneur

 


Un instant de recueillement à la mémoire des disparus.

Les cinquante membres du Comité d’Épernay de la Légion d’Honneur ou assimilés étaient réunis ce samedi 10 novembre dans les salons du champagne De Castellane, pour leur assemblée générale annuelle.

Le colonel Jean-Pierre Prato, président en exercice, a ouvert les débats en demandant un instant de recueillement à la mémoire des membres de l’association récemment disparus : Liliane Guillepain, Jeanine Ritz, Yvette Brocard et Jacqueline Maudière.

Il a ensuite mis l’accent sur un nécessaire renouvellement et du rajeunissement des cadres au sein du bureau. C’est en premier lieu une préconisation des instances nationales qui souhaitent un renouvellement dans ce sens, en particulier pour les postes clés, de président, secrétaire, trésorier… L’appel à candidatures est lancé.

Le nouveau bureau du comité sparnacien

 

À l’issue des travaux statutaires de l’assemblée générale, deux nouveaux vice-présidents ont été élus, le bureau se compose désormais comme suit : président, Colonel (er) Jean-Pierre Prato, vice-présidents, Bernard Doucet et James Guillepain, trésorier, Jean Menjoz, secrétaire, Yvette Lundy, porte-drapeau, François Mlakar, autre membre, Edmond Maudière. Notons au passage que Jean Menjoz et François Mlakar, ont demandé à être relevés dès que possible de leurs fonctions.

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« l’union » 181115 b

VITRY-LE-FRANCOIS – SONGY - SOUVENIR : Le sacrifice de l’officier n’est pas oublié

 


Le Souvenir français, la gendarmerie de Vitry-le-François et la base aérienne de Saint-Dizier étaient représentés aux côtés du maire et du conseil départemental.

Pour le centenaire de l’armistice de 1918, hommage a été rendu au lieutenant Kientz.

Pour ce centième anniversaire de l’armistice de la Grande Guerre, le village de Songy a rendu hommage à l’un de ses morts : le lieutenant Jean-Marie Alexandre Kientz. En premier lieu, un discours a été lu par une adjointe au maire et des bougies ont été déposées par les enfants à l’énumération des victimes de guerre songenats. Un détachement militaire de la base aérienne 113 était présent pour appuyer l’hommage rendu devant le monument aux morts.

La deuxième partie s’est déroulée dans le cimetière côté sud de l’église Saint-Maurice. Jean-Marie Alexandre Kientz est né le 3 juillet 1892 à Châlons-sur-Marne. Il est le fils de Marie-Magdeleine Jolly et de Edmond Pierre Kientz, professeur au collège de Châlons-sur-Marne. Jean-Marie Alexandre Kientz à 22 ans et en étude à l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr près de Versailles en 1914. Avec sa promotion nommée « Monmirail » il partira le 31 juillet sur le front sans finir ses études. Il choisit de servir au 106 e régiment d’infanterie de Châlons-sur-Marne. Sur les 469 élèves de la promotion Montmirail, 241 tomberont au champ d’honneur, dont 225 lors de Première Guerre mondiale. Le lieutenant Kientz sera blessé le 6 septembre 1914, lors de la Vaux Marie, du nom d’une ferme située sur le territoire de Rembercourt-Sommaisne, dans la Meuse. Il est évacué et soigné à l’hôpital du Creusot en Saône et Loire.

Il décédera le 30 septembre de ses blessures. Il est fait Chevalier de la Légion d’honneur et cité à l’ordre de son régiment. La tombe du lieutenant Kientz fut restaurée avec le financement du Souvenir Français et la municipalité.

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« l’union » 181115 a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE – AMENAGEMENT : La nouvelle rue prend le nom du Dr Hamm

 


Michel Hamm, figure du Verbeau, s’est engagé en politique auprès de Bruno Bourg-Broc dès 1995. Archives David Zanga

La nouvelle voie prolonge le mail Lapie, à côté des écoles du quartier.

Un an après son décès, la voie créée autour des écoles du Verbeau rendra hommage au médecin du quartier.

Pendant quarante-trois ans, il a été l’emblématique médecin du Verbeau. C’est donc en toute logique que la Ville a décidé de lui rendre un hommage particulier, un an après son décès. D’ici la fin du mois, une plaque sera posée sur les murs de la nouvelle voie créée autour des écoles : « Rue du Docteur Michel-Hamm » .

Apprécié pour son franc-parler et son oreille attentive, le Châlonnais a marqué ses patients, tout comme le quartier dans lequel il a tenu un poste majeur jusqu’en août 2017, date à laquelle il a cessé d’exercer. « Cela a été un déchirement. Quitter sa patientèle qu’il connaît depuis tant d’années pour certains, ça a été un moment terrible » , soulignait dans nos colonnes, sa fille Sophie, au lendemain de son décès.

Michel Hamm était aussi engagé en politique locale. De 1995 à 2014 aux côtés de Bruno Bourg-Broc, lequel remarquait « la qualité » de son travail. Le médecin, adjoint aux affaires scolaires et en lien avec la santé, a marqué par son charisme, ses interventions sans langue de bois, mais aussi sa bonté. « Il était toujours tourné vers les autres. » Il avait accepté de devenir porte-drapeau pour l’ordre de la Légion d’honneur et a accompli son rôle « par tous les temps, même courbé » , se remémorait Bruno Bourg-Broc il y a près d’un an. Autant de qualités soulignées, qui justifie le témoignage de reconnaissance de la ville à son ancien élu, par l’inscription de son nom sur une plaque. Une annonce bienvenue. « C’est une belle décision, il a beaucoup fait pour le quartier , note Marie, habitante du Verbeau depuis plus de trente ans. C’était une figure ici. »

La dénomination de la rue sera entérinée par les élus lors du conseil municipal qui a lieu, ce jeudi soir, à 19 h 15 à l’hôtel de ville.

La nouvelle voie inaugurée fin novembre

 

Les véhicules peuvent déjà y circuler, mais il reste quelques finitions à opérer, la pose de la signalétique verticale et horizontale notamment pour avertir les conducteurs, proximité des écoles oblige, que la vitesse y est limitée à 30 km/h. La nouvelle voie aménagée entre l’avenue du 29-Août-1944 et la rue d’Alsace est accessible depuis le début de la semaine. Elle permet de mettre un coup d’arrêt au stationnement anarchique des automobilistes venant récupérer leurs enfants autour du rond-point Bagatelle et de l’église Sainte-Thérèse. Une dizaine de places dépose minute ont été créées pour les parents d’élèves dans sa partie située entre les établissements privé et public. Dans son prolongement vers la rue d’Alsace, du stationnement longue durée, gratuit, est proposé. Une inauguration officielle est prévue le 30 novembre, en présence des élus et des habitants du quartier, pas mécontents que les accès aux écoles soient sécurisés.

Margaud Déclemy

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« l’union » 181111 b

REIMS - CENTENAIRE : Une cité dévastée à deux pas de Berlin-sur-Meuse

 

À Reims, la Grande Guerre est synonyme de destructions, de bombardements implacables et de vie en sous-sol. Pendant ce temps, Charleville est la capitale militaire du Reich, occupée pendant quatre années.

1 L’ENNEMI PREND DE LA HAUTEUR

Le 4 septembre 1914, l’armée allemande envahit Reims au son des tambours et des clairons avec 20 000 fantassins et 3 000 cavaliers. Les troupes ennemies s’installent sur la place de l’Hôtel-de-Ville et sur le parvis de la cathédrale. Pendant que les Allemands se reposent de leur longue marche, des civils, curieux, viennent les contempler. La Kommandantur s’installe au Lion d’or, un hôtel situé face à la cathédrale. L’intendant général Zimmer exige des quantités colossales de nourriture : 50 tonnes de viande, 25 de légumes, 100 de pain, 50 d’avoine, 60 000 litres d’essence, de la paille, du foin, et réclame une caution d’un million de francs-or en garantie des réquisitions. Soldats et blessés allemands continuent d’affluer.

Le 5 septembre, le prince Auguste- Guillaume de Prusse arrive à Reims.
Le Konprinz et le prince Henri de Prusse, cousin de l’empereur, seront présents jusqu’au 11 septembre. Le 12, les troupes se retirent sous une pluie battante emmenant avec elles, à pied, 100 otages afin de garantir la sécurité de leur retraite. Ils seront libérés à environ 1 km après le passage à niveau de Witry, sur la route de Rethel, au lieu-dit le Linguet. L’occupation de Reims a été brève. Les troupes allemandes s’installent dans les forts autour de la ville : à Brimont, Berru, Nogent-l’Abbesse et Cernay. Une position stratégique pour dominer et pilonner la ville pendant quatre ans.

2 LA VIE SOUS TERRE S’ORGANISE

En septembre 1914, un tiers des 120 000 habitants quittent Reims. En février 1915, ils sont encore 35 000. 25 000 en mars et 20 000 en juin 1916. À chaque alerte, ils se réfugient dans les caves et notamment dans les nombreux sous-sols des maisons de cham- Sources : « Reims dans la Grande Guerre », de Michel Thibault et « Reims 1900-2000 – Un siècle d’événements » de Daniel Pellus. pagne, où plusieurs écoles finissent par s’établir.

Les usines ferment une à une, les hommes partent au front… La municipalité, présidée par le docteur Langlet, et la Bourse du travail décident la création des soupes populaires. Les hommes âgés non mobilisables et handicapés sont très nombreux à fréquenter les réfectoires. Les femmes âgées et sans ressources viennent également se ravitailler auprès du service de « vente à emporter ». Seul le pain est rationné.

3 DES BOMBARDEMENTS IMPLACABLES

Reims et sa population ont été bombardées quotidiennement pendant toute la durée de l’occupation allemande du nord de la France, du 3septembre 1914 au 5octobre 1918, soit 1 500 jours presque sans discontinuer. Touchée par des centaines d’obus ennemis, la cathédrale est ravagée par un incendie le 19 septembre 1914. Les journaux français et étrangers dénoncent « le crime de Reims ». Elle devient un symbole pour dénoncer les actions de l’armée allemande. Les bombardements sont incessants. À titre d’exemple, du 1er au 9 avril 1917, il tombe sur la ville 37 000 obus. Sur 14 150 maisons recensées en 1914, seules 13 n’ont pas été touchées au sortir de la guerre. On n’en compte qu’une soixantaine habitables immédiatement en 1918. Les dégâts sont colossaux. Les ouvrages de restauration et de reconstruction sont confiés à 400 architectes et vont durer plus de dix ans. Les premiers habitants reviennent à partir de 1919. Ils sont logés dans des baraquements provisoires type « Bessonneau », installés dans les espaces libres. Les commerces, en attente de leur reconstruction, s’installent rue Buirette, sur le parvis de la cathédrale, dans les hautes et basses promenades.

Sources : « Reims dans la Grande Guerre », de Michel Thibault et « Reims 1900-2000 – Un siècle d’événements » de Daniel Pellus.

Tourisme d’après-guerre

 

Au lendemain de la guerre, de nombreuses visites des ruines sont organisées à Reims pour les familles de militaires, les journalistes et tous ces anonymes qui viennent se rendre compte du « martyr de la ville » et du « crime allemand ». Des personnalités font aussi le déplacement comme la reine de Roumanie, le prince de Grèce, le prince et le roi du Danemark, le shah de Perse Ahmed Mirza, l’impératrice Eugénie, Alexandre Millerand… et même Thomas Woodrow Wilson, président des États-Unis.

Reims honorée de la Légion d’honneur

 

Le 6 juillet 1919, au pied d’une estrade dressée sur le perron de l’hôtel de ville incendié, devant les poilus des 138 e et 107 e régiments d’infanterie, les présidents et délégués des sociétés, les enfants des écoles, la foule très nombreuse, le président Poincaré remet la Légion d’honneur et la croix de guerre à Reims, meurtrie. La Légion d’honneur est également attribuée à la compagnie des sapeurs-pompiers de Reims, distingués pour leur bravoure.

Vingt-cinq autres villes françaises ont reçu la Légion d’honneur après la Première Guerre mondiale.

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« l’union » 181111 a

REIMS – CENTENAIRE : Le 11-Novembre, c’est aussi la renaissance

 


Arnaud Robinet : « J’invite la population à venir en nombre rendre hommage aux combattants. »

Reims Bombardée 1 051 jours, la ville a pu, tel le phénix, renaître. Aujourd’hui ce sera aussi le moment de se le remémorer.

Placée à quelques kilomètres de la ligne de front, Reims fut bombardée pendant pratiquement quatre ans. Au cours du conflit, la cité devient un symbole, celui de la France meurtrie (avec l’incendie de sa cathédrale), d’une population qui fait corps aux côtés des poilus et, enfin, après l’Armistice, elle devint aussi le symbole des villes à reconstruire.

Arnaud Robinet, le maire de Reims a souhaité que « les enfants soient au cœur de ces commémorations ».

Ce matin, une cérémonie intergénérationnelle d’ampleur débutera à 11 heures avec « plus de 500 participants hors public, du jamais vu depuis le début des commémorations du centenaire » , explique Arnaud Robinet. En plus des élus, des représentants de l’État et des membres d’associations patriotiques. « Il y aura ainsi 100 militaires du 132 e BCAT (Bataillon cynophile de l’armée de Terre). La Ville signera ce jour-là une convention pour leur présence aux cérémonies de commémorations à venir et on dévoilera un véhicule blindé au nom de Reims. Seront aussi présents à la cérémonie, vingt pompiers du SDIS puisque le drapeau de la compagnie des sapeurs-pompiers de Reims a reçu en juillet 1919, la croix de chevalier de la Légion d’honneur. » Le maire évoque la participation des 70 choristes de Nicolas de Grigny et des 50 musiciens de l’harmonie municipale. « Il y a aura 170 scolaires : trois classes venant des écoles Charpentier, Thillois, Charles-Arnould chanteront la chanson Le soldat de Florent Pagny. Une centaine d’élèves de trois écoles du quartier Croix-Rouge ont confectionné des bleuets à partir de bouteilles en plastique pour orner le site du monument aux morts. Enfin, 60 lycéens de la préparation Marine et Terre seront là. J’ai souhaité aussi que l’ensemble des porte-drapeaux (vingt) participe à la cérémonie. »

L’édile lance un appel : « J’invite la population à venir en nombre pour accomplir le devoir de mémoire et rendre hommage aux combattants. »

Prise de conscience

« J’ai voulu que le programme du 11-Novembre permette aussi de prendre conscience de l’effervescence dans laquelle Reims a pu renaître. La victoire marquait la fin de souffrances. La reconstruction fut longue et s’est étalée sur les années vingt et trente. C’est tout le sens des festivités organisées aux halles du Boulingrin, un édifice emblématique de cette renaissance de la ville » , poursuit Arnaud Robinet.

Parmi les temps forts : « Cent enfants du chœur du Conservatoire à rayonnement régional de Reims vont chanter dans l’après-midi. Nous aurons aussi une cinquantaine de figurants en tenue d’époque, des véhicules de collection seront visibles et la caisse des écoles va préparer de la soupe. » 600 bols et une recette authentique : crème de potimarron et croûtons.

Aurélie Beaussart

Le temps des cérémonies

 

10 h : dépôt de gerbe au monument des 132 e et 332 e Régiments d’infanterie ainsi que du 46 e Régiment territorial d’Infanterie (place Léon-Bourgeois)

10 h 30 : dépôt de gerbe à la tombe de la Légion d’honneur et des médaillés militaires (cimetière du Nord).

11 h : dépôt de gerbe, cérémonie militaire (monument aux Morts).

12 h : baptême d’un véhicule blindé du 132 e Bataillon cynophile de l’armée de terre au nom de la ville de Reims et signature du jumelage entre la Ville et le 13 e Bataillon cynophile de l’armée de terre.

16 h : au monument aux morts, rassemblement des enfants et des seniors, dépôt des bleuets et interprétation de la Marseillaise, distribution des lampions, déambulation vers les halles. En parallèle, dépôt de gerbe au monument aux morts de La Neuvillette, suivi à 16 h 30 d’un dépôt de bouquets sur les sépultures militaires.

Des animations dans le quartier Boulingrin

 

Dès 8 h 30 à 18 heures : marché aux livres sur la thématique de 14-18 (dans les halles). De 9 h 30 à 19 heures : exposition de véhicules. Prévue aussi, une reconstitution historique sous forme de petites scènes de rue avec une 50 e de figurants de l’association Voix et Lumière de Jehanne (autour des halles). 12 heures : soupe du poilu, via la cuisine roulante de l’association Le Miroir, et réalisée par la Caisse des écoles. Elle sera servie par des figurants costumés (rue du Temple). À 14, 15, 16 et 17 heures : spectacle de chansons Nénette et Rintintin (durée : 30 min), à l’intérieur des halles. Dès 14 heures : dans les halles, découverte des chansons de la Grande Guerre, carnets de « timbres » anonymes, écrits au front ou à l’arrière, colportés par les chanteurs de rues (harmonica et orgue de Barbarie). De 14 h 15 à 14 h 50 : chœur des enfants du conservatoire, (scène couverte, près de la rue Andrieux). De 14 h 30 à 17 heures : déambulation musicale avec la fanfare Nous, on attend Paulette, rue de Mars, des halles au Cellier. De 15 heures à 15 h 30 : installation artistique éphémère Fétiches de paix, à l’intérieur des halles (côté rue de Mars). De 15 h 30 à 16 h 15 : concert De Harlem à l’Argonne, lecture en miroir de deux histoires musicales qui se sont enfin rencontrées en 1917 , proposé par l’Union musicale de Suippes sous la direction du Jazzus Cotton Band. (scène couverte, près de la rue Andrieux). Sur la même scène, de 17 heures à 18 h 20 : concert 1918, quand le jazz débarque en Europe ! , avec le Spirit of Chicago Orchestra et la formation jazz de la musique de l’air, proposé par l’association le Hot Club Jazz’Iroise. À 18 h 30 : animation musicale par le Jazz Cotton band.

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« l’union » 181110 b

CHALONS – SUIPPES – HISTOIRE : Ce que le soldat inconnu doit à Suippes

 


Un militaire suippas a choisi le corps enterré sous l’Arc de Triomphe depuis 1920.

Ce dimanche, devant l’Arc de Triomphe, à 11 heures, le président Emmanuel Macron et l’ensemble des participants à la commémoration de l’Armistice se demanderont-ils d’où vient ce soldat inconnu à qui ils rendent hommage ? Pourquoi ce corps-là est-il enterré, avec une flamme comme symbole, et pas un autre ? La réponse tient en une ville : Suippes. Explications.

Nous sommes le 10 novembre 1920. Auguste Thin, un jeune soldat de 21 ans appartement au 132 e Régiment suippas, fait partie de ces militaires chargés de garder la citadelle de Verdun. Son père est mort au combat et lui-même a combattu durant l’année 1918, alors qu’il n’avait que 19 ans, et a été gazé.

Dans la citadelle de Verdun, huit cercueils de soldats non identifiés ont été apportés. Ces derniers ont été exhumés sur différents champs de bataille : Flandres, Artois, Somme, Verdun, Chemin des Dames, Île-de-France, Champagne et Lorraine. Le lendemain, un de ces corps doit être inhumé au pied de l’Arc de Triomphe lors d’une cérémonie commémorative.

Un soldat est désigné pour choisir lequel de ces corps sera acheminé jusque Paris, mais il tombe gravement malade quelques heures avant de devoir effectuer ce choix en présence du ministre des Pensions, André Maginot. Auguste Thin est alors sélectionné pour accomplir cette tâche car il est pupille de la nation et c’est le plus jeune engagé volontaire de son régiment.

Auguste Thin se retrouve face aux huit cercueils et doit poser un bouquet d’œillets sur l’un d’eux, celui qui ira à Paris le lendemain. Il fait le tour une première fois, puis une seconde avant de sélectionner le sixième cercueil. Pourquoi celui-ci ? Auguste Thin l’a expliqué bien des années plus tard : « Il me vint une pensée simple. J’appartiens au sixième corps. En additionnant les chiffres de mon régiment, le 132, c’est également le chiffre 6 que je retiens. Ma décision est prise : ce sera le sixième cercueil. »

C’est donc un soldat de Suippes qui a choisi le soldat inconnu et c’est parce qu’il appartenait à ce régiment, et pas un autre, qu’il a désigné ce corps, et pas un autre. Auguste Thin, quant à lui, vécut jusqu’en 1982. Peu de temps avant sa mort, il avait été décoré de la Légion d’honneur par François Mitterrand. Devant l’Arc de Triomphe, évidemment.
Le soldat inconnu a un visage

Ce vendredi, le visage du soldat inconnu a été dévoilé au président Emmanuel Macron, lors de sa visite à l’Historial de la Grande Guerre, à Péronne. Ce visage a été obtenu grâce à l’intelligence artificielle, un algorithme ayant analysé 30 000 photos de soldats français, américains ou russe pour en sortir un portrait-robot universel du combattant de 1914-1918.

Celui-ci est donc un jeune homme brun et moustachu, aux yeux foncés.

Loïc Bécart

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« l’union » 181110 a

CHALONS - FAUX-VÉSIGNEUL – HISTOIRE :Camille, l’homme aux deux guerres

 


« Un enfant de la Marne (…) qui mérite à la fois notre estime et nos remerciements. » C’est ainsi que Camille Chevalier reçoit la Légion d’honneur.

Le père de Janine Husson, Camille Chevalier, a vécu les deux conflits mondiaux. Sa fille raconte son histoire et veille sur ses souvenirs.

À la veille du centenaire de l’armistice de la Grande Guerre, Janine Husson, née Chevalier et âgée de 94 ans, se remémore les années passées auprès de son père et son histoire douloureuse. Camille Chevalier a en effet subi de plein fouet les conflits du siècle dernier.

Né le 20 février 1896 à Coole de parents agriculteurs, il passe sa jeunesse dans la ferme. Mais en 1915, à quelques semaines de sa vingtième année, il est mobilisé au 154e régiment d’infanterie et affecté en première ligne.

L’EXODE PLUTÔT QUE LES ARMES

Le jeune homme vit alors la galère et l’horreur dans les tranchées remplies d’eau au son des tirs de l’ennemi. Il participe à la bataille de la Somme où il est blessé gravement par sept éclats d’obus. Rapatrié dans un état désespéré sur Paris, il supporta des interventions chirurgicales violentes comme une trépanation pariétale et l’ablation d’un testicule, auxquels s’ajoutent des plaies pénétrantes au postérieur et sur le bras gauche, comme l’indique son livret militaire. Après une longue convalescence, la commission de réforme en date du 26 mars 1918 le déclare inapte à faire campagne. Il est réformé définitivement le 28 mars 1918.

Après avoir repris l’exploitation à Saint-Ouen-Domprot, Camille Chevalier se marie en 1919 avec Léa Royer avec laquelle il a cinq enfants, avant de s’installer à Faux-sur-Coole. Veuf en 1935, il élève seul ses jeunes enfants âgés de quatre à cinq ans. Quand arrive la Seconde Guerre mondiale, l’ancien soldat refuse de revivre les années passées. Il décide de partir en exode avec toute sa famille. Avec un cheval attelé à une charrette bondée, les Chevalier sillonnent les routes pour fuir les soldats allemands. Mais ils sont rattrapés dans l’Yonne à Châtillon-sur- Seine et contraints de revenir. Le fils de Camille, Guy, est enrôlé au service de travail obligatoire (STO). Une fois la paix retrouvée, il reprend son activité au sein de l’exploitation à Faux-Vésigneul. En 1995, le 11 novembre, Camille Chevalier est décoré de la Croix de chevalier de la Légion d’honneur des mains du préfet, à Châlons-sur- Marne. Il s’éteindra à la veille du XXIe siècle, à l’âge de 102 ans. En possession de son carnet militaire, de coupures de journaux et d’un reportage vidéo réalisé et diffusé par TF1, sa fille Janine les conserve précieusement. Une forme de devoir de mémoire, afin que ses 78 descendants se souviennent de Camille Chevalier, qui aura été meurtri par les deux conflits mondiaux.

De notre correspondant MARC DEFORGE

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« l’union » 181109 a

EPERNAY – RENDEZ-VOUS : Assemblée générale

 
L’AG du comité de la Légion d’Honneur d’Épernay se tiendra samedi 10 novembre à 10 heures dans les salons de la maison de Champagne De Castellane à Épernay.

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« l’union » 181108 a

EPERNAY – RENDEZ-VOUS : Assemblée générale

 

Assemblée générale du comité de la Légion d’Honneur d’Épernay se tiendra samedi 10 novembre à 10 heures dans les salons de la maison de Champagne De Castellane à Épernay.

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« l’union » 181101 a

EPERNAY – RENDEZ-VOUS : Assemblée générale

 
L’AG du comité de la Légion d’Honneur d’Épernay se tiendra samedi 10 novembre à 10 heures dans les salons de la maison de Champagne De Castellane à Épernay.

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« l’union » 181029 a

EPERNAY – RENDEZ-VOUS : Assemblée générale

 
L’AG du comité de la Légion d’Honneur d’Épernay se tiendra samedi 10 novembre à 10 heures dans les salons de la maison de Champagne De Castellane à Épernay.

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« l’union » 181028 a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE - LIVRES - HISTOIRE GRANDE GUERRE : Ces trésors pudiques et sacrés des familles

 


La présentation de cet ouvrage est aérée, les documents publiés sont puissants et de toute beauté. Joris Bolomey

« La Grande Guerre des Français », 512 pages, 11,90 €.

Alors que l’on célébrera dans moins d’un mois le centenaire de l’Armistice, un ouvrage épais, riche de contributions exceptionnelles, restitue la Grande Guerre des Français.

Ce livre remarquable a été réalisé à partir des archives familiales recueillies pendant la grande collecte. Il est diffusé par L’Union et L’Ardennais. Comme le relève Joseph Zimet, directeur général de la Mission du centenaire dans la préface : « La mémoire de la Grande Guerre se niche dans le souvenir familial. Elle est une affaire de filiation, de transmission, de correspondances et de silences ». Les Français possédaient dans leurs greniers, leurs bibliothèques ou encore dans ces boîtes où l’on range avec soins les souvenirs de ses aïeux, des trésors d’informations constitués de lettres, d’images, de témoignages, de citations. S’ils ont accepté de les confier aux archives, d’en donner une copie, c’est aussi parce qu’ils se sont inscrits dans une pulsion généalogique qui les a conduits à s’approprier ce conflit effroyable où le sang de leurs aînés qui est aussi le leur a été versé.

Un patrimoine documentaire

Coordonné par Clémentine Vidal-Naquet, ce livre confirme la richesse des archives détenues par les familles et qui constituent un vrai patrimoine documentaire. Pour diffuser ce titre, la Mission du Centenaire peut compter sur plusieurs titres de la presse quotidienne régionale comme ceux du groupe Rossel. Cette grande collecte a comme le résume le professeur Antoine Prost, président du conseil scientifique de la Mission du centenaire : « fait affleurer une mémoire plus profonde, inscrite dans l’intimité des familles, et d’abord des lettres et des photos pieusement gardées depuis cent ans. Pour que ces documents survivent aux déménagements et aux partages après décès, il fallait qu’ils fussent perçus comme un dépôt précieux, presque sacré ». La force de l’écrit est considérable tout au long de la Grande Guerre. Les journaux en sont les témoins mais ce sont surtout les correspondances entre les soldats et leurs familles, d’une belle densité qui se révèlent des sources précieuses pour comprendre le contexte, les angoisses, le besoin de se motiver pour tenir et être digne de la France. Les adultes, les enfants tous participent et écrivent.

Il y a onze étapes qui peuvent être parcourues pendant autant de jours pour se construire son propre pèlerinage de lecture.

Une mine d’informations

Chaque région de France y est représentée : mobilisation et séparations, sur le front, à l’arrière, les couples dans la guerre, le cercle des proches, les prisonniers, vivre sous l’occupation, depuis les territoires annexés, les blessures, se retrouver, mort et deuil de masse. La présentation est aérée, les documents publiés, puissants et de toute beauté. Qu’il s’agisse des mots, des photos, des dessins, des caricatures, de cartes postales rares et des toiles. Sur une carte de visite qu’il adresse à son épouse le 2 août 194 avant son départ pour le grand jour, le capitaine Py de Laon, du 45 e régiment d’infanterie écrit : « Mille baisers à ma chère femme adorée, la meilleure des épouses, adieu à la mère aux parents et amis ». Il y a une mine d’informations comme dans le recueil de Paul Charuel, de Châlons-sur-Marne, dont le père est médecin dans un asile d’aliénés et rédige un recueil des incidents survenus à Châlons, pendant la campagne de 1916 depuis le mois de février jusqu’au 14 mars où il rejoint le 1 er régiment de génie. Ses dessins restituent bien aussi l’ambiance du front. Il obtiendra la Légion d’honneur en 1981.

On suit aussi le parcours des mutilés, le soutien qu’ils reçoivent ou qui tarde quelquefois. On découvre aussi ce texte fascinant de 1915 sur le poilu, celui dont personne à l’arrière ne connaît la vraie vie. Et puis vient le deuil si terriblement décrit, illustré et résumé. On referme ce livre ébranlé.

Hervé Chabaud

La Grande Guerre des Français à travers les archives de la grande collecte

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« l’union » 181025 a

EPERNAY – RENDEZ-VOUS : Légion d’Honneur

 

Assemblée générale du comité de la Légion d’Honneur d’Épernay le samedi 10 novembre, à 10 heures, dans les salons de la maison de champagne De Castellane

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« l’union » 181024 a

EPERNAY – RENDEZ-VOUS : Légion d’Honneur

 

Assemblée générale du comité de la Légion d’Honneur d’Épernay le samedi 10 novembre, à 10 heures, dans les salons de la maison de champagne De Castellane

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« l’union » 181023 a

EPERNAY – RENDEZ-VOUS : Légion d’Honneur

 

Assemblée générale du comité de la Légion d’Honneur d’Épernay le samedi 10 novembre, à 10 heures, dans les salons de la maison de champagne De Castellane.

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« l’union » 181020 a

EPERNAY - RENDEZ-VOUS : Légion d’Honneur

 

L’assemblée générale du Comité de la Légion d’Honneur d’Épernay se tiendra le samedi 10 novembre, à 10 heures, dans les salons de la maison de champagne De Castellane.

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« l’union » 181018 a

EPERNAY - RENDEZ-VOUS : Assemblée générale

 

L’assemblée générale du Comité de la Légion d’Honneur d’Épernay se tiendra samedi 10 novembre à 10 heures dans les salons de la maison de Champagne De Castellane à Épernay.

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« l’union » 181017 a

ÉPERNAY : Assemblée générale du Comité de la Légion d’honneur

 

 

 

L’assemblée générale annuelle du Comité de la Légion d’honneur d’Épernay aura lieu le samedi 10 novembre à 10 heures et non pas le samedi 3 novembre comme indiqué précédemment, dans les salons de la maison de champagne De Castellane à Épernay.

 

 

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« l’union » 181016 a

EPERNAY : Assemblée générale

 

L’AG du comité de la Légion d’Honneur d’Épernay se tiendra samedi 3 novembre à 10 heures dans les salons de la maison de Champagne De Castellane à Epernay.

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« l’union » 181001 b

REIMS – L’HOMME DU JOUR : Sur la route de l’Histoire

 


Général Jean-Marie Lemoine Ancien inspecteur des troupes de Marine

 

Marnais, passionné par l’histoire des troupes coloniales, le général de corps d’armée Jean-Marie Lemoine prononcera, à l’invitation de la Société des membres de la Légion d’honneur de la Marne, une conférence le mardi 17 octobre à 18 heures dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Reims intitulée : « La Force Noire, de la colonisation de l’Afrique subsaharienne à la francophonie ».

Au cours de son itinérance mémorielle du centenaire de la Grande Guerre, le président de la République doit inaugurer à Reims, le 6 novembre, le monument aux armées noires.

Lisez notre article

 

 

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« l’union » 181001 a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Une Légion d’honneur pour Gérard Lebas

 

Deux adjoints de la Ville de Châlons, Jean-Louis Devaux et Gérard Lebas, se trouvaient parmi la promotion de la Légion d’honneur du 1 er janvier, parmi 336 personnalités. Samedi, c’est le second qui a été médaillé lors d’une cérémonie à l’hôtel de ville.

Premier adjoint au maire, ce Châlonnais (divers droite) est un ancien professeur agrégé d’économie-gestion.

Gérard Lebas a été nommé chevalier de la Légion d’honneur pour ses 41 ans de service dans le quota du ministère de l’Action et des comptes publics de Gérald Darmanin.

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« l’union » 180926 a

REIMS - HOMMAGE : Le Real Madrid donne 30 000 € pour la statue de Kopa

 


À Delaune (ici juste après sa disparition, en mars 2017) comme à Bernabeu, le souvenir de Raymond Kopa reste vivace. Archives Christian Lantenois

Le club espagnol répond présent pour cofinancer la statue de Raymond Kopa, qui sera installée près du stade Auguste-Delaune. Le Stade de Reims ouvre aussi le portefeuille.

Un don de 30 000 €, sur un mon- tant global de 200 000 €, pose comprise. Le Real Madrid vient d’envoyer un chèque à cinq chiffres, pour participer au finance- ment de la statue en bronze de la légende du foot rémois et madrilène, Raymond Kopa. Elle devait être ins- tallée ce mois-ci aux abords du stade, mais devrait finalement être inaugurée à la fin de l’année.

L’annonce du beau geste espagnol a constitué la surprise du conseil municipal, lundi soir. Jean-Marc Roze, adjoint aux finances, présentait l’ap- pel aux dons pour ériger, près de la tribune Germain, cette « statue monumentale, à taille réelle » (1,68 m, ndlr). Un projet destiné à « renforcer l’adhésion des Rémois et plus large- ment des fans de Raymond Kopa », commentait M. Roze, avant de conclure : « À l’heure actuelle, nous avons obtenu déjà 70 000 € de mécénat ! » Une bonne surprise, puisque la Ville tablait sur 20 000 €.

Comment expliquer ce mystère ? Ar- naud Robinet a vendu la mèche : « Le mécénat continue d’arriver. Nous avons eu l’occasion de remercier le Real de Madrid, qui a participé à hau- teur de 30 000 €. » Une annonce qui a réjoui bien des Rémois, à commencer par le président du Stade de Reims.
« La générosité des gens du Real, qui n’oublient pas leurs anciens joueurs, n’est plus à démontrer », réagit Jean- Pierre Caillot.

Il cite plusieurs exemples : « Pour les 60 ans de la finale de la coupe d’Europe de 1956, on a fêté ça ensemble (match de gala remporté 5 à 3 par le Real contre le Stade, le 16 août 2016, ndlr). Quand on a inauguré le centre de vie Raymond-Kopa (le 30 août 2017), Emilio Butragueño représentait le Real. » Le président du club merengue, Florentino Perez, était aussi présent à l’Élysée, « lorsque Nicolas Sarkozy a remis la légion d’honneur à Raymond Kopa », ainsi qu’aux obsèques du joueur, l’an passé à Angers. Une fidélité à toute épreuve, pour un joueur qui a porté les couleurs du Real entre 1956 et 1959, après cinq années à Reims, et avant huit autres saisons en Rouge et blanc.

Les liens entre Reims et le « Napoléon du football » valaient bien cette statue, pense aussi Jean-Pierre Caillot.

« Raymond Kopa marquera à jamais l’histoire du club et de la ville. C’est un hommage logique et légitime. Le mettre à proximité du stade où il a fait rêver tant de Rémois, c’est un symbole très fort. » Jean-Pierre Caillot annonce dans la foulée que le Stade de Reims a aussi « décidé de faire un don pour la statue ». On ignore le montant.

UN CÉLÈBRE SCULPTEUR ANGLAIS RETENU

L’œuvre en question est réalisée par un célèbre artiste britannique, Carl Payne. Lors du match de clôture à Delaune, la saison dernière, son projet a été validé par Christiane Kopa, la veuve de Raymond Kopa. Le sculp- teur est connu notamment pour avoir réalisé la statue d’une autre légende du foot, l’attaquant anglais Stanley Matthews, qu’on peut voir devant le stade de Stoke City. Pour la petite histoire, le « Sorcier du dribble » remporta le premier Ballon d’or, en 1956. Deux ans avant un certain… Raymond Kopa.

GUILLAUME LÉVY

Un Trophée Kopa pour le meilleur jeune

 

France Football vient d’annoncer la création du Trophée Kopa, « un nouveau prix de la famille Ballon d’Or, qui récompensera le meilleur jeune de moins de 21 ans ». Il voit le jour à côté d’un nouveau Ballon d’Or féminin. Le trophée Kopa sera décerné par un impressionnant jury, composé par tous les anciens Ballons d’Or.


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