Hommage à Pierre KALDOR, Chevalier de la Légion d’Honneur


Pierre Kaldor a été promu, le 14 juillet 2007, chevalier de la légion d’honneur. Il est décédé le samedi 6 mars 2010.

Un hommage lui a été rendu à Châlons-en-Champagne le 25 novembre 2016 avec la présence de Yves Ambel président de la Section Marne de la Société des Membres de la Légion d’Honneur.

Deux articles, ci-dessous, ont été consacrés à cette cérémonie par le journal "L’union".


Article paru dans le journal L’union du 26 novembre 2016.


Événement : Une évasion célébrée par un ministre



Ému, Victor Kaldor a montré l’échelle, introduite par sa mère, qui a servi à son père pour s’échapper, il y a 73 ans. (1)

“Son engagement, ses convictions et son courage sont à jamais inscrits dans la pierre et dans nos mémoires” Jean-Marc Todeschini

Châlons-en-Champagne Il y a 73 ans, Pierre Kaldor parvenait à fuir la prison. Hier, le secrétaire d’État aux Anciens combattants est venu dévoiler une plaque en son honneur.

C’est un épisode méconnu de la Deuxième Guerre mondiale dans la Marne qui trouve très solennellement sa place dans l’Histoire : Pierre Kaldor, avocat et militant communiste, enfermé pour ses opinions politiques s’était échappé, dans la nuit du 8 au 9 novembre 1943, de la prison de Châlons-sur-Marne. Une plaque, dévoilée hier vient graver dans le marbre cet épisode.

C’est Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la mémoire, qui a présidé cette inauguration en présence de Julien Lauprêtre, ancien déporté résistant et actuel président du Secours populaire (que Pierre Kaldor a contribué à fonder).

(1) Victor Kaldor, fils de Pierre, était également présent pour saluer la mémoire de son père, « très ému de voir ce mur de la prison » mais aussi l’échelle de cordes, introduite par sa propre mère et exceptionnellement présentée (elle est habituellement au musée national de la Résistance de Champigny-sur-Marne [Val-de-Marne]).

« On lui a demandé de renier ses convictions contre sa liberté… C’était mal le connaître », a souligné ce dernier. Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, n’a pas manqué de noter que Pierre Kaldor n’a « jamais roulé pour lui » , soulignant les nombreux combats portés, tout au long de sa vie qui s’est achevée à 98 ans, en 2010.

Un monde qui ne tourne pas rond

« Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde », a cité Julien Lauprêtre, mettant en garde contre les idées nauséabondes qui tracassent encore notre société « qui ne tourne pas rond.

L’engagement de Pierre Kaldor mais aussi « ses convictions et son courage, sont à jamais inscrits dans la pierre et dans nos mémoires », a souligné Jean-Marc Todeschini.

Justin Daniel Freeman @JustinDFreeman


LES FAITS

 

Dans la nuit du 8 au 9 novembre 1943, le communiste Pierre Kaldor s’échappait, avec quatre autres détenus, de la prison de Châlons-sur-Marne.

En 1944, l’homme a participé à la prise du ministère de la justice avec d’autres résistants.
À la Libération, Pierre Kaldor participe à la création du Secours populaire.

Décédé en 2010, il a reçu un dernier hommage hier, avec le dévoilement d’une plaque par le secrétaire d’État aux Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini.


(1) Rectificatif paru dans le journal L’union du 29 novembre 2016.


Grossière erreur de la Défense


Lors des hommages à Pierre Kaldor, vendredi, le fils du résistant est venu raconter l’histoire de son père. Il s’agissait de François Kaldor et non pas Victor comme l’avait écrit le ministère de la Défense dans le communiqué transmis. Victor, en revanche était un ami du communiste, l’un des premiers à l’avoir rencontré après son évasion de la prison de Châlons !


Article paru dans le journal L’union du 25 novembre 2016.


L’hommage à Pierre Kaldor


 


Pierre Kaldor a pu s’échapper de la maison d’arrêt de Châlons grâce à des complicités de l’intérieur. Despatin & Gobeli

Châlons Ce militant communiste s’était échappé de la prison de la ville préfecture en 1943. Aujourd’hui, l’État dévoile une plaque en son honneur.

Avocat, communiste, secrétaire du Secours populaire mais aussi éminent résistant, Pierre Kaldor, décédé le 5 mars 2010, à l’âge de 98 ans, fait partie de ceux qui ont libéré, « revolver au poing », le ministère de la Justice, le 19 août 1944 avec trois autres membres du Front national judiciaire et une quarantaine de FFI. Un haut fait d’armes qui a été rendu possible par son évasion de la prison de Châlons-sur-Marne, le 19 octobre 1943.

Ce vendredi, le secrétaire d’État aux anciens combattants, Jean-Marc Todeschini, vient dévoiler une plaque en hommage au militant, interné pour des raisons politiques à la prison de la Santé en 1939. Transféré ensuite à Clairvaux (Aube) en 1941 et à Châlons à cause de son comportement : il avait, notamment, interpellé le premier surveillant, prenant fait et cause pour ses codétenus.

Ce 19 octobre 1943, donc, son épouse, Charlotte, fait passer avec la complicité d’un gardien de prison, une échelle de corde. Des rapports très détaillés font état de complicités intérieures et extérieures : il n’y a pas eu d’effraction sur les verrous de la cellule 161 où étaient détenus les évadés. Des vêtements civils ont été mis à disposition dans une cellule voisine. Une perche a été préparée à l’intérieur avec des manches à balai, du fil de fer et des clous.

La complicité des gardiens

Des gardiens seront inculpés et sanctionnés mais en novembre 1944, Jean Chabaud, commissaire du noyautage de l’administration publique dans la Résistance, demande au préfet de réintégrer M. Gigogne, le gardien-chef de la prison, déplacé et dégradé au lendemain de l’évasion.

Pierre Kaldor a participé à la création du Secours populaire et s’est investi tout au long de sa vie, notamment dans l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique.

@JustinDFreeman Justin Daniel Freeman


Hommage ce vendredi 25 novembre à 11 heures

 

Une cérémonie est organisée, ce vendredi 25 novembre, devant la maison d’arrêt (boulevard Anatole-France), pour le dévoilement de la plaque en hommage à Pierre Kaldor. Sont notamment attendus Julien Lauprêtre, président national du Secours populaire, Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État aux anciens combattants et à la mémoire ainsi que Victor Kaldor, fils de Pierre, qui fera une allocution.

Le maire, Benoist Apparu, et Rudy Namur, conseiller départemental, seront également présents ainsi que Denis Conus, préfet et Julien Fargettas, directeur départemental de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onac).

À l’issue des allocutions protocolaires, les élèves du collèges Saint-Étienne chanteront La Marseillaise. Immédiatement après le dévoilement de la plaque, à 11 heures, ils entonneront Le Chant des partisans.


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